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Conseil National de l'Ordre des Architectes :

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Découvrez le deuxième épisode du podcast « Entre les murs »

Conseil National de l'Ordre des Architectes par Maxence NORMANDIE il y a 13 h et 58 min - Favoriser ||  Lu/Non lu

Découvrez le deuxième épisode du podcast « Entre les murs » Maxence NORMANDIE

Le Conseil Régional de l’Ordre des Architectes de Normandie met en ligne le deuxième épisode de son podcast « Entre les murs ». Cette nouvelle série audio offre chaque semaine un éclairage sur les pratiques, les enjeux et les réflexions qui influencent le quotidien des architectes.

Pour ce nouvel épisode, Léa Credidio, conseillère du CROA Normandie, reçoit Pascal Lenormand, ingénieur et spécialiste reconnu de la sobriété énergétique des bâtiments, qui propose une approche renouvelée de la performance énergétique, souvent perçue à travers le prisme strict des réglementations.

 

Chaque mercredi, un nouvel épisode est mis en ligne !

 

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"Entre les murs", le nouveau podcast du CROA Normandie

"Entre les murs", le nouveau podcast du CROA Normandie

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Le CROA Normandie publie le deuxième épisode de son podcast « Entre les murs », consacré à une exploration innovante de la sobriété énergétique des bâtiments avec Pascal Lenormand.

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Prix Régional de la Construction Bois et Biosourcés : candidatez dès maintenant !

Conseil National de l'Ordre des Architectes par Maxence NORMANDIE le 13/01/2026 à 11:09:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Prix Régional de la Construction Bois et Biosourcés : candidatez dès maintenant ! Maxence NORMANDIE

Le Prix Régional de la Construction Bois et Biosourcés Normandie revient pour une nouvelle édition, en lien avec le Prix National de la Construction Bois.

Ce concours met en lumière les réalisations exemplaires qui intègrent le bois et les matériaux biosourcés dans une démarche durable et innovante.

 

Nouveauté 2026

La Normandie introduit une mention spéciale « Réemploi », pour distinguer les projets qui associent performance environnementale, créativité et économie circulaire.

 

Pourquoi participer ?

  • Valorisez votre savoir-faire et votre engagement pour une construction durable.
  • Gagnez en visibilité auprès des professionnels et du grand public.
  • Contribuez à promouvoir l’excellence de la filière bois en Normandie.

 

Calendrier à retenir :

  • Ouverture des candidatures : dès maintenant
  • Date limite de dépôt : 13 mars 2026

 

Retrouvez toutes les informations et le formulaire de candidature

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Prix régional de la construction bois, biosourcée et du réemploi 2026

Prix régional de la construction bois, biosourcée et du réemploi 2026

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Valorisez vos projets en bois et matériaux biosourcés en participant au Prix Régional de la Construction Bois et Biosourcés Normandie !

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 13 mars 2026.

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Prix Régional de la Construction Bois et Biosourcés Normandie 2026

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Nouvelle fiche-conseil : La mission diagnostic de l’architecte

Conseil National de l'Ordre des Architectes par Maxence NORMANDIE le 12/01/2026 à 09:37:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Nouvelle fiche-conseil : La mission diagnostic de l’architecte Maxence NORMANDIE

Avant toute intervention sur un bâtiment, la mission diagnostic permet de poser les bases d’un projet fiable et conforme aux exigences réglementaires. Cette démarche est essentielle pour évaluer la faisabilité, prévenir les risques et garantir la qualité des travaux.

Pour en savoir plus sur les objectifs, le cadre réglementaire et les bonnes pratiques à adopter, consultez dès maintenant notre fiche-conseil complète. Elle vous apportera des repères utiles pour intégrer cette mission dans vos contrats et vos études.

 

Retrouvez également l’ensemble des fiches-conseil sur notre site pour accompagner vos projets à chaque étape.

 

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Retrouver l'ensemble des fiches-conseils

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La mission diagnostic de l'architecte

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Le CROA Normandie publie une nouvelle fiche-conseil dédiée à la mission diagnostic, une étape clé pour sécuriser vos projets et anticiper les contraintes liées au bâti existant.

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AJAP 2025 : « une génération qui transforme les territoires », entretien avec trois membres du jury

Conseil National de l'Ordre des Architectes par Sophie Dedrie le 11/01/2026 à 12:10:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

AJAP 2025 : « une génération qui transforme les territoires », entretien avec trois membres du jury Sophie Dedrie

Tous les deux ans, le palmarès des Albums des jeunes architectes et paysagistes et autres voies de l’architecture (AJAP), créés en 1980, met en lumière une nouvelle génération d’architectes et de paysagistes, mais aussi des diplômés en architecture qui explorent d’autres voies professionnelles dans le domaine de l’architecture. Il s’adresse à des professionnels de moins de 37 ans et récompense la pertinence de leurs propositions ainsi que l’originalité de leur approche, leur engagement et leur inventivité pour répondre aux grands défis actuels du secteur : frugalité dans l’emploi des ressources, place du vivant, réparation des territoires...

Ce palmarès a pour objectif de soutenir les jeunes professionnels. Il s'inscrit dans la politique conduite par le ministère de la Culture et la Stratégie nationale pour l’architecture, dévoilée par la ministre de la Culture, en 2025. « Ce palmarès doit permettre d’accélérer la transformation du secteur de l’architecture, identifiée dans le cadre de la nouvelle stratégie nationale, sur les enjeux de réhabilitation, résume Hélène Fernandez, directrice, adjointe à la directrice générale des patrimoines et de l’architecture, chargée de l’architecture et présidente du jury. Il doit éclairer la puissance publique pour reconstruire les liens entre architecture et territoires, démocratiser ce secteur culturel et questionner les modes d’intervention des concepteurs. » . Cette stratégie a pour ambition de promouvoir un cadre de vie de qualité pour tous dans tous les territoires ainsi que de soutenir la jeunesse créative, porteuse des transformations et des innovations qui façonneront le monde de demain, y compris à l’international. Les lauréats bénéficieront à ce titre pendant deux ans d’un programme de valorisation et d’accompagnement, mis en œuvre par le ministère de la Culture en partenariat avec la Cité de l’architecture et du patrimoine et l’Institut français. « Accompagner ces jeunes talents et écouter ce qu’ils ont à nous dire nous oblige en effet à repenser notre action, en invitant les acteurs de l’écosystème à s’adapter aux nouveaux contextes climatiques, sociaux et environnementaux », souligne Hélène Fernandez.

La session 2025 récompense 23 lauréats dans les trois catégories, annoncés mercredi 10 décembre. « En 2025, au regard des mutations de plus en plus prégnantes de notre société, nous avions besoin de retenir des professionnels qui explorent et innovent, en croisant les disciplines, quitte à nous bousculer dans nos certitudes et nos modes de faire, poursuit Hélène Fernandez. J’ai été moi-même très attentive à la fabrication d’un consensus parmi les membres du jury pour aboutir collectivement à une sélection qui soit représentative des territoires, de la diversité des approches et de l’égalité femmes / hommes. »

Un jury réunissant une vingtaine d’experts institutionnels, d’architectes, de paysagistes, de journalistes et de maîtres d’ouvrage a désigné ces 23 lauréats. Parmi eux, Yolaine Paufichet, vice-présidente du CNOA, Sophie Thollot, directrice du CAUE 92, et Antoine Quenardel, paysagiste et cofondateur de l’agence Tout se transforme, livrent leur réflexion sur ces nouveaux lauréats et sur leur réponse aux grands enjeux de l’architecture et du paysagisme.

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Ajap 2025

RIEGER Bertrand 

hemis.fr / Hemis via AFP
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Mercredi 10 décembre à l'occasion du palmarès 2025 des Albums des jeunes architectes et paysagistes et autres voies de l’architecture (AJAP), trois membres du jury partagent leur regard sur cette nouvelle génération : Yolaine Paufichet, vice-présidente du CNOA, Sophie Thollot, directrice du CAUE des Hauts-de-Seine et Antoine Quenardel, paysagiste et cofondateur de l’agence Tout se transforme.

Paragraphes

 

À titre personnel et professionnel, à quoi avez-vous été particulièrement attentif(ve) pour opérer votre sélection ?

Yolaine Paufichet : En tant qu’architecte et représentante de l’Ordre, j'ai voulu mettre à l’honneur des architectes qui produisent une architecture destinée à toutes et tous. Quel que soit le territoire, quelle que soit l'échelle d'intervention, ces architectes et ces diplômés en architecture mettent leurs compétences au service de l'intérêt public et de la sensibilisation à l'architecture.

J’ai défendu les candidatures qui promeuvent le lien social grâce à un espace public partagé, qui investissent la ruralité jusqu'à la moindre pierre, qui prennent en main la mutation des usages, qui transmettent les savoir-faire, transforment l'héritage architectural, et qui élargissent les enjeux architecturaux au confort d'été, au vivant et au cadre de vie. Je suis aussi particulièrement attachée à la qualité des liens développés avec la maîtrise d’ouvrage et avec les usagers. Ils les ont tissés de la conception, par la représentation du projet, jusqu’à la réalisation, par la finesse des détails exécutés.

Sophie Thollot : J’ai été très attentive aux documents permettant de percevoir une réelle qualité architecturale des projets livrés, des choix de matérialités, d’écritures, de filières économiques revendiquées, y compris parfois sur des commandes que l’on pourrait qualifier de modestes. J’ai été impressionnée par certains portfolios montrant une intelligence et une modestie pour appréhender la petite échelle, avec un impact indéniable sur nos patrimoines, nos paysages et sur la valeur d’exemple et de réplicabilité potentielle.

J’ai vu également dans certaines candidatures, une capacité de jeunes professionnels à faire émerger des commandes très variées et des programmes hybrides. En tant qu’architecte exerçant dans un CAUE, j’ai été sensible à la catégorie « Autres voies », celle de diplômés en architecture qui, par leur indéniable compréhension de leur environnement, arrivent à faire émerger des sujets en proie à leurs propres questionnements et des réponses parfois très sensibles.

Antoine Quenardel : La cohérence du discours jusqu'à sa concrétisation, y compris dans les détails, a contribué à orienter ma sélection. Malheureusement beaucoup de projets n'étaient illustrés que par des images virtuelles, et nous ne savons pas ce que leur mise en œuvre a donné - ou pourrait donner - dans le monde réel !

En tant que paysagiste, j'ai bien entendu été particulièrement sensible à la prise en compte du territoire dans les projets avancés par les candidats, l'attention au contexte physique mais aussi à l'histoire (sous ses diverses formes) d'un lieu. Enfin, la recherche de parité femmes/hommes mais aussi de représentativité géographique afin de couvrir au maximum le territoire national a aussi été un critère de sélection pour l'ensemble du jury.


En quoi les lauréats sont-ils représentatifs selon vous d’une nouvelle génération qui répond aux grands défis professionnels et sociétaux de l’architecture et du paysagisme ?

Yolaine Paufichet : Les défis professionnels et sociétaux d’aujourd’hui n’épargnent personne et cette sélection démontre que la résilience est intrinsèque à notre métier. La nouvelle génération montre comment l’architecture apporte des solutions à nos habitats, nos villes et nos territoires en abordant les questions de biodiversité, de vulnérabilité et des risques majeurs. La qualité architecturale inclut alors la société et l'environnement dans un tout cohérent et dynamique. Voilà notre enjeu : comment redonner l’envie d’architecture au grand public, comment impliquer, comment transmettre, comment engager l'architecte pour le bien-être de toutes et tous ?

Sophie Thollot : Il me semble que c’est une génération d’architectes et de paysagistes ancrée dans les territoires dans lesquels ils se sont installés. C’est la connaissance des « milieux » dans lesquels ils exercent qui leur permet de leur porter une très grande attention et de répondre singulièrement à la commande.

Un des grands défis c’est d’adapter nos villes, nos villages, nos territoires aux enjeux environnementaux présents et futurs en changeant la façon de regarder, d’exercer, et en interrogeant la maîtrise d’œuvre dans sa pluridisciplinarité, dans les temps d’exercice, dans un format traditionnel d’agence qui doit lui aussi évoluer. Ce sont des professionnels qui doivent se situer aux côtés des maîtrises d’ouvrage et d’usage très en amont des réalisations et revendiquer un accompagnement dans le temps long, du projet à la livraison.

Antoine Quenardel : Ce qui m'a animé, c'est la recherche d'une diversité de postures et d'approches permettant de dresser un panorama le plus représentatif possible des préoccupations de la jeune génération d'architectes et de paysagistes, reflets des enjeux notamment environnementaux et sociétaux de 2025 : être attentif, prendre soin, construire moins, construire mieux, de manière vertueuse et située, réparer, transformer, construire avec celles et ceux pour qui on construit...

J’ai été sensible à la dimension innovante et exploratoire des projets proposés, pas seulement dans leur matérialisation concrète mais aussi à travers les démarches et les méthodes de travail envisagées, le caractère pluridisciplinaire des équipes et la dimension « sur mesure » du propos et de la réponse vis-à-vis du programme et du contexte.

Les lauréats dans la catégorie Architectes et Sociétés d'architecture

  • Atelier du Ralliement – François Massin Castan ;
  • Atelier Lorio – Marion Calmettes et Rémi Crampagne ;
  • Bako Studio - Olivia Andriantsimalia ;
  • Carmen Maurice Architecture – Carmen Maurice ;
  • Exercice – Edouard Danais et Gwendal Le Bihan ;
  • Formalocal – Patxi Gardera et Nicolas Matranga ;
  • Germain Brunet Architecte – Germain Brunet ;
  • Granite Architectes – Matthieu Fares et Skander Mokni ;
  • Lao Ludique Architecture et objet – Clément Aquilina, Hélène Bucher, Boris Juillard, Sarah Malnoury, Lise Marche et Jérôme Vatère ;
  • Nas Architecture – Hadrien Balalud De Saint Jean, Guillaume Giraud et Johan Laure ;
  • Pría – Antoine Gouachon, Elsa Molinard et Giacomo Monari ;
  • Remake – Antoine Barjon ;
  • Studio Pia – Céline Filippi et Pierre-Louis Filippi ;
  • Tout va bien Architecture – Camille Chapin et Stéphane Herpin ;
  • 127 AF – Déborah Feldman et Baptiste Potier.

Les lauréats dans la catégorie Paysagistes concepteurs et Sociétés de paysage

  • Acmé Paysage – Hugo Deloncle, Sacha Lenzini et Eleonora Schiavi ;
  • La Talvera – Ivanne Gribé ;
  • Studio Mathieu Lucas – Mathieu Lucas.

Les lauréats dans la catégorie Autres voies de l'architecture

  • Atelier Géminé – Antoine Basile et Ulysse Rousselet ;
  • École Commune – Louise Priam, Louisiane Vitte, Thimothé Girard et Louis Fournié ;
  • Association éditrice de la revue topophile - Sarah Ador, Nolwenn Auneau, Chloé Cattan, Alexis Desplats, Florent Paoli, Martin Paquot, Raphael Pauschitz, Anne Rumin et Alissa Wolf
    Marion Verdière ;
  • Zerm – Romain Brière, Théophile Flécheux, Simon Givelet.

La composition du jury

  • Hélène Fernandez, directrice, adjointe à la directrice générale des Patrimoines et de l’architecture, chargée de l’architecture : présidente du jury ;
  • Julien Bargeton, président de la Cité de l’architecture et du patrimoine ;
  • Sophie Bertrand, présidente du Réseau des maisons de l’architecture (RMA) ;
  • Céline Bouvier, co-présidente de l’association Architecture et Maîtres d’Ouvrage ;
  • Geoffrey Clamour et Antonin Amiot, co-fondateurs de l’agence Les Marneurs, AJAP 2023 ;
  • Margaux Darrieus, critique d’architecture, AJAP 2023 ;
  • Emmanuelle Déchelette, co-fondatrice de l’agence Déchelette Architecture, AJAP 2023 ;
  • Sophie Gentil, directrice de la Fédération nationale des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement, représentée par Sophie Thollot, directrice du Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Hauts-de-Seine (CAUE 92) ;
  • Christine Leconte, directrice de l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville ;
  • Olivia Marsaud, responsable du pôle Arts visuels, architecture, design et mode de l’Institut français ;
  • Christian Mourougane, président de l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture ;
  • Yolaine Paufichet, vice-présidente du Conseil national de l’Ordre des architectes ;
  • Jean-Manuel Perraudin, associé de l’atelier architecture Perraudin, Grand Prix national de l’architecture 2024 ;
  • Lisa Poletti et Marguerite Wable, co-fondatrices de l’Atelier Powa, AJAP 2023 ;
  • Pauline Polgar, directrice de la rédaction de Batiactu ;
  • Antoine Quenardel, cofondateur de l’agence Tout se transforme ;
  • Pauline Sirot, cheffe du bureau des stratégies territoriales, DGALN, représentant le ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation.
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Christophe Millet : Repenser la rénovation pour protéger le cadre de vie

Conseil National de l'Ordre des Architectes par Sophie Dedrie le 11/01/2026 à 12:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Christophe Millet : Repenser la rénovation pour protéger le cadre de vie Sophie Dedrie

La France fait face à un défi majeur : adapter l'ensemble de son bâti aux bouleversements climatiques et aux évolutions sociales, naturellement liés. Cette transformation est inévitable.
Elle impose d'assumer collectivement une priorité nationale : le chantier de mutation des territoires. Nous avons longtemps considéré la rénovation comme une addition de gestes techniques. C'est une erreur stratégique.
Réhabiliter, c'est transformer en profondeur : repenser les usages, intégrer les nouveaux équipements énergétiques, installer les dispositifs de ventilation, de chauffage, de production d'énergie renouvelable. Or, ces interventions, si elles ne sont pas pensées dans leur cohérence d'ensemble, peuvent fragiliser le bâti, altérer sa performance, voire mettre en danger ses usagers. C'est pourquoi la dimension architecturale, garante de la qualité et de la sécurité des opérations, n'est pas une option : c'est une condition de réussite.

Le système actuel des autorisations d'urbanisme, conçu autour du permis de construire et de la déclaration préalable, n'est plus adapté aux enjeux contemporains. Il est devenu à la fois complexe, illisible et, paradoxalement, insuffisant. Comment justifier qu'une façade entièrement recomposée sur une tour de bureaux de 200 m puisse être réalisée via une simple déclaration de travaux, quand la construction d'une pergola de 21 m2 hors zone PLU nécessite un permis complet ?
Cette incohérence pénalise les collectivités, surcharge les services instructeurs, et conduit à des niveaux de conformité inquiétants. Nous devons changer de paradigme : sortir d'une culture de l'instruction pour entrer résolument dans une culture de la conformité. Cela implique un cadre clair, unifié, lisible, qui sécurise les projets et oriente réellement la qualité architecturale.
L'enjeu n'est pas uniquement technique. Il est culturel, territorial, économique. Standardiser la rénovation sans regard architectural, c'est prendre le risque d'un appauvrissement profond de nos paysages.
Or, l'attractivité d'un territoire - son économie, son rayonnement, sa capacité à accueillir - dépend de la qualité de son cadre bâti. L'accélération indispensable de la rénovation ne doit pas se traduire par la banalisation de nos villes et de nos villages. Les 30 000 architectes répartis en France sont prêts. N'attendons pas. Faisons!

Christophe Millet, président du Conseil national de l'Ordre des architectes
NOVENDI N° 4 - DÉCEMBRE 2025
 

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Christophe Millet, président du Conseil national de l'Ordre des architectes

Christophe Millet, président du Conseil national de l'Ordre des architectes

Julien Falsimagne
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Dans une tribune publiée dans le Magazine des géomètres-experts de décembre 2025, Christophe Millet, président du Conseil national de l’Ordre des architectes, appelle à faire de la rénovation un véritable projet de transformation du bâti et des territoires - au-delà des seuls gestes techniques - afin de garantir la qualité architecturale, la sécurité des usagers et la cohérence de l’ensemble des interventions

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