Conseil National de l'Ordre des Architectes :
Voir les Non lu | Plus vieux en premierProjection du film "Out of the Picture" à l’Omnia de Rouen
Conseil National de l'Ordre des Architectes par Maxence NORMANDIE le 05/02/2026 à 10:25:00 - Favoriser || Lu/Non lu
Le film Out of the Picture sera projeté le 8 février 2026 à 10h30 au cinéma Omnia (28 rue de la République, Rouen), dans le cadre de la douzième édition du festival rouennais « Elles font leur cinéma ».
Cette projection bénéficie du partenariat de la Maison de l’architecture de Normandie – le Forum.
Réalisé par Anne Smolar, ce documentaire interroge une question essentielle : où sont passées les femmes architectes ? Depuis des siècles, des femmes créent, dessinent et bâtissent avec talent au sein d’une profession historiquement dominée par les hommes. Pourtant, l’histoire semble les avoir invisibilisées ou délibérément effacées.
Le film part à la recherche de ces figures oubliées et questionne les mécanismes qui ont conduit à leur mise à l’écart :
- Comment et pourquoi ont-elles été exclues des récits et des enjeux de l’architecture ?
- Quelles solidarités et quels moyens déploient-elles aujourd’hui pour reconquérir une place visible dans la discipline ?
- En quoi cette reconnaissance est-elle essentielle pour comprendre et enrichir l’architecture contemporaine ?
La séance se déroulera en présence de la réalisatrice, offrant au public l’opportunité d’échanger autour du film et de ses enjeux.
Cette projection s’inscrit dans une démarche de valorisation des parcours, des histoires et des contributions souvent méconnues des femmes dans l’architecture. Elle constitue un rendez-vous important pour celles et ceux qui souhaitent nourrir leur réflexion sur la transmission, la diversité et la représentation dans la profession.
Informations pratiques
- 8 février 2026 – 10h30
- Cinéma Omnia - 28 rue de la République, Rouen
- Tarifs : 6,50 € / 4,90 € (-26 ans)
Affiche du film "Out of the picture", projeté à l'Omnia de Rouen le 8 février 2026.
La Maison de l’architecture de Normandie – le Forum s’associe à la projection du film Out of the Picture dans le cadre du festival « Elles font leur cinéma », organisé à l’Omnia de Rouen du 5 au 8 février 2026.
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Marchés publics : ce qui change depuis décembre 2025
Conseil National de l'Ordre des Architectes par Sophie Dedrie le 04/02/2026 à 12:27:00 - Favoriser || Lu/Non lu
Décrets marchés publics
Deux décrets relatifs aux marchés publics ont été publiés au Journal officiel du 30 décembre 2025. Le premier décret concerne la modification du seuil de dispense de publicité et de mise en concurrence, tandis que le second vise l’instauration de mesures de simplification.
Décret n° 2025-1386 du 29 décembre 2025 modifiant certains seuils relatifs aux marchés publics
Ce décret relatif aux seuils de dispense de publicité et de mise en concurrence modifie en deux points les dispositions du code de la commande publique :
- D’une part, il rehausse le seuil de dispense de publicité et de mise en concurrence préalables pour les marchés de fournitures et de services : à compter du 1er avril 2026, ce seuil sera porté à 60 000 euros hors taxes, contre 40 000 euros hors taxes auparavant ;
- D’autre part, il pérennise, depuis le 1er janvier 2026, ce même seuil pour les marchés de travaux, passant définitivement à un seuil de dispense de 100 000 euros ;
Par coordination, le décret modifie également l’article R.2132-2 du code de la commande publique afin d’aligner le seuil de mise à disposition des documents de la consultation pour les opérateurs économiques, sur le seuil des 60 000 euros hors taxes énoncé ci-dessus.
Décret n° 2025-1383 du 29 décembre 2025 portant diverses mesures de simplification du droit de la commande publique
Ce décret modifie le code de la commande publique dans l’objectif de « simplifier l'accès des entreprises à la commande publique et de clarifier les règles existantes », et intègre trois mesures :
- La diminution du plafond du chiffre d'affaires minimal exigible des entreprises candidates à un marché public (article R.2142-7 du code de la commande publique) : désormais l’acheteur ne peut exiger, au stade des candidatures, un chiffre d’affaires minimum supérieur à une fois et demie le montant estimé du marché ou des lots concernés, contre deux fois ce montant auparavant ;
Pour rappel, au titre de l’article R2142-6 du CPP, l’acheteur peut exiger au stade des candidatures, que les opérateurs économiques réalisent un chiffre d’affaires annuel minimal, afin de s’assurer de la capacité économique et financière du candidat.
L’abaissement de ce plafond permet ainsi d’éviter aux acheteurs d’exiger des capacités financières disproportionnées.
- L’extension de la marge de manœuvre des acheteurs face à un attributaire en incapacité d’exécuter le marché (article R.2181-7 du code de la commande publique) : désormais l’acheteur peut, en cas de défaillance de l’attributaire du marché, contracter directement avec le candidat classé en deuxième position. Le législateur pose deux limites à cette nouvelle possibilité :
- La défaillance de l’attributaire doit survenir après la décision d’attribution et avant la notification du marché ;
- Le désengagement de l’attributaire ne peut résulter que « d’un cas fortuit ou d’un cas de force majeure », c’est-à-dire seulement d’une cause indépendante de sa volonté ;
L’article précise par la suite qu’en cas de refus du deuxième candidat à reprendre le marché, la procédure pourra être poursuivie en sollicitant les candidats suivants, en fonction de l’ordre de classement établi ;
- La clarification sur les modalités de remboursement de l’avance (article R.2191-11 du code de la commande publique) : pour rappel, dans le cadre d’une sous-traitance avec droit au paiement direct, l’acheteur peut accorder une avance au titulaire d’un marché. Ledit article prévoit que le remboursement de cette avance s’impute sur les sommes dues au titulaire, et débute soit quand le montant des prestations exécutées par le titulaire atteint 65% du montant TTC du marché (dans le cas des avances inférieures ou égales à 30% du montant TTC du marché) soit à la première demande de paiement (dans le cas des avances supérieures à 30% du montant TTC du marché). Cette rédaction pouvait soulever des interrogations en pratique, puisque comme le précise la DAJ (Direction des affaires juridiques)[1] « il n’est pas précisé si sont concernées les prestations exécutées par le titulaire et le sous-traitant admis au paiement direct, ou uniquement les prestations exécutées par le titulaire ». Le décret est ainsi venu préciser que cette limite des 65% s’applique exclusivement aux prestations exécutées par le titulaire.
Enfin, par son article 3, le décret étend certaines dispositions du décret n°2022-767 du 2 mai 2022 portant diverses modifications du code de la commande publique aux collectivités d’outre-mer : Wallis et Futuna ; Polynésie Française ; Nouvelle-Calédonie ; Terres australes et antarctiques françaises.
[1]
Sources Direction des affaires juridiques :
En résumé :
Le décret n° 2025-1383 du 29 décembre 2025 :
- abaisse le chiffre d’affaires annuel minimal pouvant être exigé des candidats à 1,5 fois le montant estimé du marché, contre 2 fois auparavant.
- permet à l'acheteur de contracter directement avec le candidat classé second si l’attributaire est défaillant entre la décision d’attribution et la notification du marché, en cas de force majeure ou de cas fortuit (en cas de refus du second candidat, la procédure peut se poursuivre avec les candidats suivants selon l’ordre de classement).
- précise que le seuil de 65 % déclenchant le remboursement de l’avance ne concerne que les prestations exécutées par le titulaire, à l’exclusion de celles réalisées par le sous-traitant bénéficiant du paiement direct.
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Retrait-gonflement des argiles : la carte des zones exposées actualisée
Conseil National de l'Ordre des Architectes par Sophie Dedrie le 04/02/2026 à 10:58:00 - Favoriser || Lu/Non lu
Le ministère de la Transition écologique a publié un nouvel arrêté actualisant la carte des zones exposées au phénomène de retrait-gonflement des sols argileux (RGA). Ce phénomène, lié aux alternances de sécheresse et de réhydratation des sols, est à l’origine de nombreux désordres structurels sur les bâtiments, en particulier les maisons individuelles.
Cette nouvelle cartographie, issue d’un travail de croisement entre données géotechniques et sinistralité (près de 446 000 sinistres recensés entre 1989 et 2022), marque une évolution notable : les zones d’exposition moyenne à forte représentent désormais 55 % du territoire métropolitain, contre 48 % en 2020. Elles concernent aujourd’hui plus de 12 millions de maisons individuelles existantes, soit près de deux tiers du parc concerné.
Certaines régions sont particulièrement impactées par cette révision, notamment le Centre-Val de Loire, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Auvergne-Rhône-Alpes ou encore le Grand Est, où la part du territoire classée en exposition moyenne à forte progresse fortement.
Carte nationale des zones exposées au phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA)
Un arrêté publié le 9 janvier 2026 met à jour la cartographie nationale des zones exposées au phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA) datant de 2020. La carte ainsi actualisée élargit significativement les territoires concernés et entraîne de nouvelles obligations constructives à compter du 1er juillet 2026.
Des conséquences concrètes pour les projets de construction
Dans les zones concernées, des prescriptions constructives spécifiques doivent être respectées, conformément aux articles L.132-4 et suivants du Code de la construction et de l’habitation. Ces obligations visent à limiter les risques de désordres liés aux mouvements différentiels de terrain, notamment à travers des études géotechniques adaptées et des dispositions constructives renforcées.
La nouvelle carte s’appliquera aux promesses de vente (ou actes authentiques à défaut de promesse) de terrains non bâtis constructibles, ainsi qu’aux contrats de travaux ou de maîtrise d’œuvre portant sur des maisons individuelles conclus à compter du 1er juillet 2026.
Afin d’améliorer l’accessibilité de l’information, la cartographie est désormais consultable directement sur le site Géorisques, permettant à chacun de visualiser le zonage à l’échelle de son adresse.
Une cartographie également mobilisée pour la prévention
Cette carte est également utilisée dans le cadre d’un dispositif expérimental d’aide à la prévention déployé depuis fin 2025 dans plusieurs départements. Il permet, sous conditions de ressources, de financer des diagnostics de vulnérabilité et des travaux préventifs pour les logements situés en zone d’exposition forte.
Textes de référence :
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En Hauts-de-France, une rencontre territoriale pour la rénovation énergétique des bâtiments publics
Conseil National de l'Ordre des Architectes par Sophie Dedrie le 03/02/2026 à 16:35:00 - Favoriser || Lu/Non lu
À l’occasion de la Rencontre territoriale pour la rénovation énergétique des bâtiments publics qui s'est tenue à Guise (dans l'Aisne), Jérôme Berranger, conseiller national, s’est exprimé jeudi 29 janvier. Il a réaffirmé l’engagement de l’Ordre des architectes en faveur de la réhabilitation pour répondre aux enjeux énergétiques, climatiques et sociaux.
L’événement s’est tenu à l’école de musique intercommunale de Guise, équipement public livré en 2023 par l’agence d’architecture SGA, basée à Amiens. Le projet a consisté en la réhabilitation et l’extension d’un bâtiment traditionnel en briques, laissé à l’abandon depuis plus de vingt ans.
Grâce à une analyse fine de l’existant et à une volonté affirmée de mise en valeur du patrimoine, l’intervention portée par Samuel Gloess, architecte de l’agence SGA, a permis de redonner vie à ce bâtiment délabré. Olivier Ancelet, directeur de l’école de musique, souligne que les effectifs ont doublé depuis l’installation dans ces nouveaux locaux, offrant désormais des conditions d’accueil et de travail nettement améliorées aux élèves et aux musiciens.
Rappelant l’engagement constant de l’Ordre en faveur de la réhabilitation de l’existant, Jérôme Berranger, conseiller national, a souligné que ces interventions apportent des réponses adaptées aux enjeux énergétiques, climatiques et sociaux, tout en améliorant l’usage des bâtiments publics et en préservant l’identité des territoires par la valorisation du patrimoine local.
La journée s’est conclue par une table ronde réunissant plusieurs acteurs du département de l’Aisne, venus partager leurs démarches et retours d’expérience en matière de réhabilitation de bâtiments existants.
Rencontre territoriale pour la rénovation énergétique des bâtiments publics, à Guise dans l'Aisne,
Jérôme Berranger, conseiller national
Après Montpellier puis Grenoble en 2025, l’Ordre des architectes, ACTEE (Action des collectivités territoriales pour l'efficacité énergétique) et le Réseau des Maisons de l’architecture ont choisi les Hauts-de-France pour poursuivre cette dynamique nationale. Ces journées ont pour objectif de valoriser des opérations exemplaires de rénovation de bâtiments publics et de sensibiliser les acteurs locaux à une approche globale de la réhabilitation.

École de musique intercommunale de Guise - Agence d'architecture SGA, Samuel Gloess
Ont pris part à la table ronde « La rénovation énergétique du patrimoine architectural de l’Aisne : la recherche de la sobriété et de la frugalité à toutes échelles » :
- Philippe Avice, architecte-urbaniste au CAUE de l’Aisne
- Isabelle Bardy, baubiologue, biologiste du bâtiment, associée de Vivarchi, présidente de
- l'association Globe21
- Clément Mangot, chef de projet Action Cœur de Ville de Laon
- Laurent Pradoux, architecte urbaniste en chef de l’état, architecte des bâtiments de France
- Frédéric Panni, conservateur au Familistère
- Nicolas Guézel, référent technique bâtiment durable au CD2E
- Samuel Gloess, architecte, en charge du projet de l'école de musique de Guise
La modération était assurée par Richard Kaszynski, chef de projet ANCT (Agence Nationale de la Cohésion des Territoires) à la Direction Départementale des Territoires de l’Aisne.
L'événement a également été l’occasion de visiter le familistère de Guise, expérimentation sociale et architecturale majeure imaginée par l’industriel Jean-Baptiste André Godin à partir de 1859.

Familistère de Guise (Aisne)
S’inspirant du phalanstère de Charles Fourier, Godin conçoit un « palais social » pour loger collectivement les ouvriers de son usine et leurs familles, afin d’améliorer leurs conditions de vie par l’accès à des logements spacieux, des services (crèche, écoles, théâtre, buanderie, piscine, magasins) et une gestion participative au sein de « l’Association coopérative du capital et du travail ».
Cette expérimentation durera jusqu’en 1968, année de dissolution de l’association. Depuis, les différents bâtiments de cette utopie sociale ont été progressivement réhabilités grâce au programme « Utopia », porté par le département de l’Aisne et la ville de Guise.
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Dix propositions aux candidats pour les municipales 2026
Conseil National de l'Ordre des Architectes par Sophie Dedrie le 02/02/2026 à 17:00:00 - Favoriser || Lu/Non lu
Chaque semaine, L’Hebdo des architectes détaille l’une de ces propositions pour nourrir le dialogue local.
10 propositions pour les élections municipales
À l’approche des élections municipales de 2026, les échanges entre architectes et élus font émerger, partout en France, des constats et des attentes communes sur le cadre de vie. L’Ordre des architectes a choisi de les relayer sous la forme de dix propositions, conçues comme des repères et des éléments de langage à partager avec les élus en place comme avec les candidats.
Proposition n°4 : Faire avec un climat en mouvement
Anticiper les risques et dessiner des territoires résilients, sûrs et attractifs
Le dérèglement climatique n’est plus une projection lointaine : il transforme déjà les territoires. Canicules, inondations, sécheresses, recul du trait de côte impactent directement la vie locale. Pour les élus municipaux, il ne s’agit plus seulement de réagir aux crises, mais d’anticiper durablement les risques.
Faire avec un climat en mouvement, c’est changer de regard sur la fabrique de la ville. Cela suppose de concevoir des projets capables d’absorber les chocs climatiques, de limiter leur impact sur les habitants et de préserver la qualité du cadre de vie. La résilience territoriale ne se résume pas à des normes techniques. Elle se construit par des choix d’implantation, de formes urbaines, de matériaux, de gestion des sols, de végétalisation et d’usages.
Les architectes jouent un rôle clé dans cette transition. Par leur approche globale, ils articulent enjeux climatiques, contraintes locales, usages et qualité architecturale. Ils accompagnent les collectivités dans la conception de projets sobres, adaptés aux spécificités du territoire, capables de répondre à la fois aux impératifs de sécurité, de confort et d’attractivité.
Anticiper plutôt que subir, c’est aussi une stratégie politique responsable. Investir aujourd’hui dans des projets résilients permet d’éviter demain des coûts de réparation, de relocalisation ou de gestion de crise bien plus lourds. C’est un levier pour renforcer la confiance des habitants, sécuriser l’investissement public et construire des territoires désirables malgré les bouleversements climatiques.
Avec le dispositif « 1 maire, 1 architecte », l’Ordre des architectes propose aux élus un accompagnement concret pour intégrer ces enjeux dès l’amont des projets.
Proposition n°3 - Réparer plutôt que démolir
Privilégier la réhabilitation, l’intensification des usages et la réversibilité des équipements pour économiser foncier et ressources, tout en valorisant l’existant.
Face à la pression foncière, à l’urgence climatique et à la raréfaction des ressources, de nombreux projets continuent de privilégier la démolition-reconstruction. Cette logique, héritée d’un modèle d’aménagement fondé sur l’étalement urbain et le renouvellement rapide du bâti, génère des coûts environnementaux, économiques et sociaux élevés, au détriment des équilibres locaux.
Changer de paradigme, c’est faire le choix de la réparation. Réhabiliter l’existant, transformer les usages, réinvestir les bâtiments vacants, rendre les équipements publics évolutifs et réversibles : c'est permettre de répondre aux besoins des habitants tout en limitant l’artificialisation des sols et l’empreinte carbone des projets. Ces approches favorisent également une production plus sobre et mieux ancrée dans les réalités locales.
L’architecte joue un rôle clé dans cette transition. Par son expertise technique et sa capacité à exploiter le potentiel du bâti existant, il accompagne les collectivités et les maîtres d'ouvrage dans la conception de projets durables, qui répondent à l'intensification des usages. Il aide les élus à arbitrer entre conservation, adaptation et renouvellement du bâti, en intégrant les contraintes patrimoniales, énergétiques, sociales et économiques des projets.
Permettre aux élus de bénéficier d’un accompagnement professionnel en amont des décisions, leur permettre d'inscrire les projets dans une logique de sobriété foncière et de transformation durable des territoires, c’est tout l’enjeu du dispositif « 1 maire, 1 architecte ».
Proposition n°2 - Inscrire l'action municipale dans l'héritage de la loi de 1977 sur l'architecture
Reconnaître l’intérêt public de l’architecture comme bien commun et moteur des 50 prochaines années.
La loi sur l’architecture de 1977 a posé un principe fondateur : l’architecture est d’intérêt public. Pourtant, sur le terrain, cette appréciation est parfois reléguée au second plan face aux contraintes budgétaires et aux calendriers politiques. Résultat, la qualité architecturale est trop souvent perçue comme superflue, et non comme un levier structurant des politiques urbaines.
Réaffirmer l’héritage de cette loi, c’est rappeler que l’architecture n’est pas un luxe, mais un bien commun. La qualité architecturale est essentielle au cadre de vie, à la durabilité des équipements publics, à l’attractivité des centres-bourgs et à la cohérence d'ensemble des projets urbains. À l’approche des 50 ans de la loi en 2027, les collectivités ont l’opportunité d’inscrire leur action dans cette continuité en faisant de l’architecture un pilier structurant de leurs projets de mandat.
Le rôle de l’architecte est central dans cette démarche. Par sa capacité d’analyse, de conception et de dialogue avec une diversité d'acteurs (usagers, maîtres d'ouvrage, acteurs privés, etc.), il accompagne les élus pour transformer des ambitions politiques en projets concrets, durables et adaptés aux réalités locales. Il apporte une expertise indépendante, au service de l’intérêt général et d'une vision long-terme des projets.
C’est aussi l’esprit du dispositif « 1 maire, 1 architecte » : créer un espace d’échange simple et direct pour remettre l’architecture au cœur des décisions publiques, en amont des projets, prolongeant concrètement l’héritage de la loi de 1977 dans l’action municipale.
Proposition n°1 - Inventer de nouveaux récits territoriaux
Faire de l’architecture le langage qui redonne du sens et de la cohérence à la transformation des villes et des villages.
Inventer de nouveaux récits territoriaux, c’est partir d’un constat que les élus et les architectes partagent souvent sur le terrain : les transformations ponctuelles et isolées dans les villes et villages s’accumulent parfois sans vision d’ensemble. Zones pavillonnaires, entrées de ville, centres bourgs ou équipements publics évoluent, mais ne dialoguent pas.
L'architecture peut rétablir un équilibre territorial. Elle permet de relier les histoires d’un territoire, ses usages actuels et ses ambitions futures. Grâce à une vision globale et prospective, par l’étude des spécificités locales d’un site – les formes, les matériaux, le paysage, les usages -, l’architecte contribue à donner du sens aux transformations et à renforcer l’identité locale.
C’est précisément le rôle de l’architecte : aider les élus à concrétiser une vision, à articuler les projets entre eux pour inscrire l’action municipale dans le temps long, au-delà des opérations ponctuelles.
(N’hésitez pas à imprimer et à partager ce dépliant afin de le diffuser auprès des élus de votre région)
C'est tout le sens du dispositif « 1 maire, 1 architecte » : favoriser un échange en amont, pour poser les bases d’un projet territorial lisible, partagé et durable au service des habitants.