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[hal-03792667] Pour une vision collective de la transformation des grands ensembles " Ancely 2050 " - L'habitant au cœur du projet Recherche en vidéo concertation

HAL - MC-BRAUP the 10.19.2022 at 07:28:00 PM - Favorize ||  Read/Unread

La recherche conduite dans le cadre du programme "Architecture du XXe siècle, matière à projet de la ville durable du XXIe siècle" et rapportée à la métropole toulousaine « Toulouse, du grand ensemble à la ville durable. Prospectives et Action » a conduit à une série de constat qui interrogent leur processus de transformation. Ces constatations, au nombre de cinq, semblent appeler une réflexion dans le cadre une réponse opérationnelle. Le défaut de prise en compte du « sens originel du projet » dans la conception de nouvelles interventions. La notion d’identité patrimoniale pour faire consensus. La nécessité d’outils plus ouverts au service d’une transformation mesurée. La co-construction plutôt que la concertation. Le besoin d’un enseignement de la réhabilitation. La réhabilitation de masse du logement conduite par les gouvernements successifs interroge dans sa fabrication le processus de projet ainsi que la place offerte aux habitants, premiers concernés. Cette recherche propose la mise au point d’un outil de co-construit sur la résidence Ancely à Toulouse. Ancely (1963-1973), réalisé par l’architecte Henri Brunerie pour la Société coopérative HLM de la Haute Garonne, et composé de 766 logements collectifs et de 90 maisons individuelles, de deux écoles maternelle et élémentaire, d’une piscine, de locaux associatifs, de commerces, de terrains de jeux et de sport. Le travail sur les jeux d’acteurs objet de la thèse de Cedric Dupuis, la recherche constante de valorisation de la place des habitants dans les différentes étapes de la recherche, l’exigence d’un ancrage des orientations générales et des politiques, en terme de réhabilitation, à un contexte local situé nous ont conduit à ré-évaluer la place de chacun dans la définition du projet de réhabilitation d’un grand ensemble. En parallèle, nos constats sur l’impuissance des outils de diagnostics et de concertation existants à pouvoir construire un récit collectif nous ont poussés à interroger le médium même de ce récit. Pour cela nous proposons la vidéo autour de la problématique suivante : comment peut-on par la vidéo concertative, repenser l’ordre et la place des habitants, collectivités, gestionnaires et même de l’enseignant chercheur dans le but de la co-construction du projet de réhabilitation du grand ensemble ? Cette expérimentation vise à enrichir le processus de transformation du quartier au moyen du recours au savoir de la maitrise d’usage et en écoutant ses besoins réels et projections. Permettre une implication citoyenne dans la transformation du cadre de vie et favoriser le respect des aménagements dans un temps long. Mieux identifier le rôle de chacun et l’ordre des décisions dans la transformation des grands ensembles. Cette expérimentation a été conduite en partenariat avec le Bureau de la Recherche Architecturale, Urbaine et Paysagère du Ministère de la Culture et de la Communication, l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Toulouse et son Laboratoire de Recherche en Architecture.

[hal-03760978] Individuel dess(e)in. Quel avenir pour le parc des maisons individuelles en première couronne des agglomérations françaises face à la transition énergétique ?

HAL - MC-BRAUP the 10.18.2022 at 02:11:00 PM - Favorize ||  Read/Unread

Dans un contexte de transition énergétique, l’objet de cette recherche consistait à étudier l’adaptation et la transformation du parc des maisons individuelles existantes en première couronne de plusieurs agglomérations françaises (Paris, Nantes, Orléans, Grenoble) au regard des nouvelles exigences de confort thermique et spatial. Avec environ 57 % des logements, le parc immobilier constitué par les maisons individuelles (MI) est prédominant dans la consommation d'énergie de l'habitat en France. Le renouvellement de ce parc en termes de confort technique et de qualité architecturale est considéré comme l'une des priorités pour faire face aux enjeux climato-énergétiques contemporains. Plusieurs mesures ont été prises ces quinze dernières années en France : suite au Grenelle de l’Environnement en 2007, les lois Grenelle 1 (3 août 2009) et Grenelle 2 (12 juillet 2010) ont été votées. Celles-ci stipulent une rénovation des constructions existantes (art. 5), et fixent une limite de la consommation des bâtiments neufs en énergie primaire à 50 kWh/m²/an (art. 4). Cette dernière exigence a été mise en place avec la RT 2012 (réglementation thermique). La future RT 2020 devrait quant à elle entraîner la construction de bâtiments à énergie positive (BEPOS). La loi ALUR (14 mars 2014) favorise, elle, une densification du pavillonnaire en supprimant les COS (Coefficient d’occupation des sols) et la dimension minimale des surfaces de terrain pour construire. Dans le cadre de cette recherche, nous nous sommes intéressés à la manière de repenser ce patrimoine bâti. en documentant les évolutions de diverses situations du parc des MI à partir de plusieurs terrains, au prisme des trajectoires habitantes de différents types de propriétaires. En effet, la démolition et la construction de nouvelles MI performantes ne peuvent être réalisées à court terme. Une partie importante du parc de MI devra être rénovée dans les prochaines années pour que la consommation d’énergie dans le bâti ait des chances de s'infléchir réellement. Déjà, on peut observer une diversité de situations quant à la forme prise par la rénovation de ces maisons individuelles : mise en place de dispositifs techniques visant à améliorer le confort thermique, modifications morphologiques, extensions, réaménagements… Quatre terrains d’étude ont été choisis dont les parcs de maisons individuelles font l’objet d’enjeux fonciers et économiques importants : Fontenay-aux-Roses pour Paris, Rezé pour l’agglomération nantaise, la commune de Saint Egrève pour Grenoble, et Olivet pour Orléans. Cette recherche sur l’évolution des maisons individuelles existantes suite aux nouvelles exigences thermiques comprend deux volets : • Une étude située de l’évolution du pavillonnaire existant dans les quatre terrains d’études choisis, comprenant : -des analyses géographique, historique, typologique… afin de mettre en évidence les particularités du pavillonnaire et de son parcellaire ; -des entretiens auprès des maires, des services techniques, des agences immobilières, de propriétaires ; -des études multicritères de maisons ayant fait récemment l’objet de travaux, intégrant des typologies différentes. • Une réflexion prospective, correspondant à une recherche par le projet : -à partir des analyses, nous effectuons des suggestions de transformations opérationnelles voire un travail projectuel pour certains des territoires analysés afin de favoriser leur amélioration thermique et spatiale et/ou une restructuration ; -l’étude sur les évolutions possibles privilégie, au-delà de l’échelle individuelle de ces maisons, celle des îlots qui les structurent et permet de sélectionner différents terrains comme autant de cas de figures à tester. Tout au long de l’étude, un état de l’art sur le thème de la transformation du pavillonnaire sera poursuivi afin de prendre en compte les évolutions constantes des recherches et des projets sur le sujet. L’interaction pédagogique est prévue à plusieurs niveaux : - par l’engagement d’étudiants des différents cycles LMD participant à la réalisation des objectifs de recherche ; - par la sensibilisation dans le cadre de module de projet, mais aussi de cours théoriques sur la pathologie des bâtiments, aux questions actuelles essentielles de la rénovation thermique et d’une densification « soutenable » du parc de maisons individuelles existants. Ce projet a engagé des équipes de recherche de cinq écoles l’UR AMP de l’ENSA de Paris la Villette, l’UR CRENAU de l’UMR AAU de l’ENSA de Nantes, l’UR CRESSON de l’UMR AAU de l’ENSA de Nantes, l’UR GRECCAU de l’ENSAP de Bordeaux, mais également des professionnels. Son objectif était double : -produire une synthèse actualisée des connaissances sur le devenir du parc des maisons individuelles en première couronne des agglomérations françaises, questionnant l’obsolescence de ce patrimoine face aux enjeux de la transition énergétique contemporaine, par des enquêtes auprès des différents acteurs (maires, directeurs des services techniques, agences immobilières, propriétaires…) et par des analyses de travaux réalisés ; -réfléchir à des propositions de transformations « frugales » du pavillonnaire, à partir d’une recherche par le projet, en synergie interdisciplinaire entre praticiens, chercheurs et habitants, proposant une réflexion à l’échelle des îlots, appropriables conjointement et transversalement par tous, afin d’élaborer un paysage bâti soutenable.

[hal-03760859] Firminy, de la ville moderne à la ville durable ?

HAL - MC-BRAUP the 08.31.2022 at 06:48:00 PM - Favorize ||  Read/Unread

Objet de la proposition Des grands ensembles produits dans le paradigme de la ville moderne peuvent-ils être « saisis » par un autre paradigme, celui de la ville durable ? Est-ce désirable ? Pour qui, pourquoi ? A quelles conditions ? Et comment le faire de manière pragmatique ? La recherche Firminy, de la ville moderne à la ville durable ? traite cette problématique en explorant au moins deux pistes de questionnement et hypothèses : - celle de l’habitabilité des grands ensembles, au regard des modes de vie contemporains et des enjeux de l’habitat (dont la transition énergétique). Cette habitabilité est questionnée et analysée d’un point de vue tant architectural et technique que social et humain ; - celle de la gestion durable des grands ensembles, questionnée à travers deux aspects notamment : celui de l’économie globale du projet architectural et urbain (non réduite à la seule question financière, et dans un contexte très réglementé) et celui, politique, de la place et de l’implication des habitants. Cette problématique, ces questionnements et ces hypothèses sont incarnés, ancrés et testés dans un cas précis : celui du grand ensemble de Firminy-Vert à Firminy (Loire). Cet ensemble présente deux spécificités qui le rendent particulièrement stimulant au regard des questions soulevées. D’une part, avec la Charte d’Athènes pour source d’inspiration revendiquée par ses concepteurs, Firminy-Vert (1957-1961) est emblématique de la ville moderne. Il est de ce fait reconnu dès 1961 par le grand prix d’urbanisme, puis valorisé au titre du patrimoine, avec notamment des dispositifs nombreux : label Patrimoine du xxe siècle, monuments historiques pour les édifices de Le Corbusier et Wogenscky, AVAP, plan de gestion UNESCO. D’autre part, Firminy-Vert présente la particularité d’être situé dans une commune qui connaît une décroissance démographique depuis la fin des années 1960, du fait de la déprise de l’industrie métallurgique. Cette situation entraine, des phénomènes prononcés de précarisation des populations, de vacance du bâti et de rejet des HLM (concurrencées par le parc privé), particulièrement marqués à Firminy-Vert. Cette situation alarmante contraint l’OPH à intervenir sur son parc pour l’adapter, en quantité comme en qualité, afin de lui redonner de l’attractivité. Dans le cas de Firminy-Vert, ces intentions entrent en tension avec la question du patrimoine et de sa conservation. Dans ce contexte, la recherche vise à explorer la mutabilité de Firminy-Vert, de la modernité vers la durabilité, posée avec une grande acuité et comme un défi. Méthodologie Pour atteindre les objectifs, la méthodologie mise en place mobilise les compétences et savoir-faire d’une équipe dont les membres, enseignants-chercheurs, ont des disciplines et expériences variées : architectes, géographes, historiens, politistes, ingénieurs (bâtiment et climatologie urbaine) et BIM. La démarche s’organise en six ateliers : - atelier 1 : état de l’art et corpus de références - atelier 2 : étude historique de Firminy-Vert et des HLM de Firminy (aspects architecturaux, mais aussi sociaux, économiques et politiques) - atelier 3 : enquête sociale, économique et politique (avec une part importante d’entretiens avec des acteurs institutionnels et des habitants) - atelier 4 : diagnostics architectural et technique - atelier 5 : projets et simulations - atelier 6 : expérimentation à l’échelle 1:1 (prototype-démonstrateur – module de façade) Chaque atelier investit la problématique et les hypothèses avec ses propres approches, compétences et objectifs. Un second temps de la recherche met en discussion, avec distanciation, l’ensemble des résultats obtenus par les différents ateliers. In fine, à différentes échelles, la recherche par le projet architectural, urbain et paysager, nourrie des données réunies par les différentes disciplines, démontre la possibilité de transformer les espaces de cet ensemble dans le respect de ses caractéristiques patrimoniales et des règles associées. Ce seront ensuite les conditions de cette transformation qui décideront de l’avenir de ce grand ensemble, particulièrement les volontés politiques des différents acteurs. Le dernier objectif, en cours, est ainsi de sensibiliser différents publics, par une diffusion adaptée (publications, exposition, etc .) de cette recherche et de ses conclusions.

[hal-03760836] Ressource culturelle et projet urbain. Les villes moyennes de la reconstruction en Normandie.

HAL - MC-BRAUP the 08.31.2022 at 06:43:00 PM - Favorize ||  Read/Unread

Le bâti de la Reconstruction, largement répandu sur le territoire, est un patrimoine identitaire en Normandie et fait l’objet de manière simultanée, d’une réflexion intense sur son devenir. Considéré comme vieillissant, mal adapté aux conceptions du confort contemporain, il est la cible des politiques publiques actuelles en matière d’habitat et de revitalisation des centres villes, à l’échelle nationale (action cœur de ville) comme à l’échelle régionale (convention-cadre sur les villes reconstruites de la région Basse-Normandie puis Normandie). Cette tension entre patrimonialisation et transformation/adaptation formait le fil conducteur de la recherche. - Connaissance Notre étude s’est d’abord attachée à dérouler le fil du récit historique de la Reconstruction depuis les premières études sociales sur le Havre dans les années 1960 jusqu’aux recherches actuelles, en le mettant en regard des interventions qui avaient lieu au même moment sur le bâti. En Normandie comme ailleurs, les dynamiques institutionnelles visant à valoriser l’architecture de la Reconstruction se sont heurtées au mur de sa perception par le grand public : grise, froide, réalisée dans l’urgence. Pourtant la Reconstruction, qui était avant tout un projet de modernisation, avait une véritable ambition qualitative. Réalisées suivant une réglementation et des conceptions identiques, les villes reconstruites ont chacune une identité bien affirmée. Aujourd’hui les espaces non bâtis sont vastes, souvent très mal entretenus et le plus souvent envahis par un stationnement plus ou moins organisé. Face à cet aspect dégradé très préjudiciable pour l’image des centres reconstruits, la transformation est généralement envisagée de manière inadaptée. Les villes, qui bénéficient de programmes de financement dédiés, réhabilitent l’espace public sans vraiment le relier aux espaces privés collectifs qui en sont le prolongement naturel. Ici comme pour le bâti, on constate donc un décalage entre la réalité d’une forme architecturale et urbaine mal connue, ni complètement moderne, ni vraiment traditionnelle, et des outils d’intervention génériques, applicables partout et qui tendent à banaliser les lieux. - Reconnaissance La dynamique patrimoniale étudiée au cours de la recherche implique la construction préalable d’une connaissance précise des objets qu’elle vise. Elle s’inscrit aussi, dans une stratégie de valorisation et de différenciation. Le patrimoine peut constituer le support d’une politique de transformation adaptée, à condition que la reconnaissance s’appuie sur une connaissance. Nous avons fait une première hypothèse, selon laquelle le processus de patrimonialisation serait un outil d’accompagnement aux actions de revitalisation, faisant ainsi le lien entre production de la valeur et intervention sur le bâti. Nous nous sommes ensuite aperçus que la liaison n'était pas systématique, la recherche de valeurs culturelles étant souvent le fait de villes plutôt dynamiques, aux problèmes urbains moins aigus. Dans le cadre des villes reconstruites que nous avons étudiées, la patrimonialisation conduite par les institutions vise un patrimoine à la fois de moindre intensité et de plus grande proximité. C’est ce que l’économiste Xavier Greffe appelle patrimoine-rhizome ou patrimoine-développement. Alors que la production du « grand » patrimoine était verticale et immuable, le patrimoine second qui nous intéresse implique le citoyen qui y trouve une part de son identité. Celui-ci le reçoit et le construit à la fois, manière de répondre à la puissante demande de participation qui traverse nos sociétés. Ce patrimoine est profondément ancré dans les préoccupations du présent, tout en étant structuré par les notions d’authenticité et de scientificité. Les opportunités rencontrées au cours de l’étude nous ont permis d’observer ou de participer pleinement à trois processus de valorisation/patrimonialisation, à divers stades de leur développement. À Saint-Lô, la municipalité s’est engagée à partir de 2004 dans une opération de colorisation des façades de la ville reconstruite. La démarche nous a paru intéressante pour l’originalité de sa méthode et pour son adéquation à une ville moyenne. La Région Normandie a créé un label « villes normandes de la Reconstruction » auquel nous avons participé. Ce projet vise à investir un patrimoine de proximité, abondant et de faible intensité, appelé à se transformer. Le label s’adresse aux institutions locales et les invite à prendre en charge le patrimoine reconstruit. Elles déterminent elles-mêmes les objets de leur reconnaissance et les qualités qu’elles souhaitent préserver. Enfin l’équipe municipale de Lessay (Manche) cherchait un projet fédérateur capable de canaliser des tensions internes, et d’emporter l’adhésion d’une population en attente de culture et d’identité. Suite à la présentation de différents scénarii, l’adhésion au label régional a été décidé, projet de moyen terme, il s’inscrit bien dans le processus culturel et identitaire auquel la municipalité aspire. - Expérimentation Notre recherche portait à l’origine sur quatre villes moyennes réparties sur le territoire normand (Saint-Lô, Coutances, Vire, Lisieux), desquelles nous attendions à la fois une compréhension de la mécanique patrimoniale en cours, une interaction avec les institutions, notamment pour les exercices pédagogiques, et un terrain d’expérimentation. Des actions y ont été menées sur ces trois volets, mais nous avons aussi été amenés à élargir la recherche sur d’autres sites, en fonction des opportunités. Le premier enjeu était de former les étudiants en architecture aux caractéristiques de la Reconstruction, ce que nous avons fait au travers de micro-ateliers sur le système urbain (à Louviers et Saint-Lô), sur la médiation (à Lisieux) ou sur l’espace public (à Caudebec-en-Caux). Mais nous avons aussi pu faire progresser l’enseignement de l’école de manière plus générale dans l’atelier de projet Tranform sur la question du diagnostic qualitatif, plaçant la valeur culturelle comme moteur du projet. Notre proposition de recherche comprenait aussi un prototype numérique. À Vire-Normandie, nous avons pu imaginer un outil de concertation entre les habitants, les usagers et la municipalité. La ville s’est en effet engagée dans une démarche de dématérialisation des services publics grâce aux financements d’Action Cœur de Ville : la problématique patrimoniale trouvait ainsi sa place aux côtés d’un projet plus vaste. Après concertation, nous avons pu mettre en place un site internet qui répond aux trois objectifs de connaissance, partage et information des actions menées. Enfin nous avons commandé à la photographe et journaliste Élisabeth Blanchet une série de portraits sur le modèle de l’enquête qu’elle avait réalisée sur les baraquements d’après-guerre en Grande-Bretagne. Son travail a fait l’objet d’une exposition et d’une présentation numérique comprenant photographies et courtes vidéos . Conclusion Le projet de recherche Ressource culturelle et projet urbain a en grande partie fonctionné comme une recherche-action, qui tout à la fois observe et transforme son objet d’étude. Au sein de l’école, il a permis de favoriser la transdisciplinarité des enseignements. Au sein du réseau local sur l’architecture, l’urbanisme et l’aménagement de son territoire, l’expertise de l’ENSA-Normandie est repérée et reconnue. Des liens formels et informels ont pu être tissés avec plusieurs organismes normands. Ils ont ainsi rendu possible un élargissement du corpus de recherche et permettront la poursuite des réseaux et actions, pédagogiques comme de recherche, au gré des opportunités dans les prochaines années aux échelles régionales, nationales voire internationales.

[hal-03760749] Le réemploi en architecture, de la théorie à la pratique : conception / réalisation d'espaces de démonstration dans la métropole grenobloise

HAL - MC-BRAUP the 08.31.2022 at 06:33:00 PM - Favorize ||  Read/Unread

LE RÉEMPLOI EN ARCHITECTURE, DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE : CONCEPTION/RÉALISATION D’ESPACES DE DÉMONSTRATION DANS LA MÉTROPOLE GRENOBLOISE Notre proposition, portée par l’ENSA de Grenoble en partenariat avec l’UGA (Université de Grenoble-Alpes), la Métro (Grenoble-Alpes Métropole) et Aplomb (entreprise de formation) se situe en prolongement direct, tant sur le plan opérationnel que sur le plan pédagogique, dans la continuité du projet de recherche retenu en 1ère session (automne 2016). Sous le titre initial « Réemploi et conception architecturale : les ressources matérielles, techniques et culturelles d’un territoire comme potentiels de projet soutenable », notre projet de recherche engagé fin 2016 entendait démontrer comment le réemploi d'éléments, de produits, de matériaux de construction de l'architecture du 20ème siècle peut produire des modes de conception et de construction plus locaux et soutenables. Elle a permis de développer 3 axes principaux de réflexion sur la chaîne de production et de réflexion qu’engage le réemploi en architecture : 1/ les enjeux et méthodes des inventaires, diagnostics et études préalables, avant la déconstruction des ouvrages ; 2/ les conditions du rapprochement de l’offre et de la demande avec l’organisation de filières, réseaux et compétences adaptées ; 3/ les méthodes et expériences de conception et réalisation « intégrative », les savoir-faire associant étroitement création et construction. Notre projet initial prévoyait déjà une phase d’expérimentation locale à travers la réalisation de petits édifices à base d’éléments de réemploi, avec comme partenaire la SPL SAGES à Grenoble. Il s’est heurté à des difficultés pratiques, dont certaines sont d’ailleurs inhérentes au domaine spécifique du réemploi : temps nécessaire pour identifier des ressources, faiblesse et manque de disponibilité des « gisements » locaux, difficultés de coordination et de synchronisation des acteurs opérationnels… Le projet de recherche a en revanche permis de développer une coopération de plus en plus poussée avec les services de la Métro (service Prévention, collecte et valorisation des déchets de Grenoble-Alpes Métropole - la Métro). Cette coopération a notamment permis en 2018-2019 l’organisation de 3 journées d’études à l’ENSAG sur le thème « Réemploi et pratiques constructives », qui ont connu un large succès auprès des professionnels du BTP. Cette coopération avec la Métro nous fournit en 2020 l’opportunité qui nous a manqué auparavant pour participer à la réalisation de petits édifices « démonstrateurs », à partir de programmes qui correspondent aux besoins à court terme de la Métro, avec des engagements budgétaires prévus pour 2020. Ces programmes traduisent la volonté de la Métro, au-delà même des évolutions législatives prévisibles pout lutter contre le gaspillage, d’apporter des réponses locales déjà bien structurées. Ils ont été choisis pour leur exemplarité, ils sont tous susceptibles de donner une large visibilité à l’utilisation du réemploi en architecture auprès de différents publics (professionnels du BTP, grand public, acteurs de l’économie circulaire, etc.). L’autre partenaire essentiel de notre proposition, qui rend le projet réaliste et renforce sa relation avec la pédagogie et la formation, est le centre de formation APLOMB, basé à Saint-Marcellin (à 30 km de Grenoble). Celui-ci peut prendre en charge des chantiers expérimentaux, avec des stagiaires en Architecture de l’ENSAG ou en Génie civil à l’UGA. APLOMB existe depuis 2009 et a déjà mis en place depuis quelques années une plateforme locale de distribution d’éléments de construction de récupération (ECOMAT)