OpenEdition Books - Architecture :
Web platform for books in the humanities and social sciences. Part of OpenEdition, an international portal for electronic publishing and academic communication. Voir les Non lu | Plus vieux en premierPeter Singer et La libération animale
OpenEdition Books - Architecture par Émilie Dardenne, Valéry Giroux et Enrique Utria il y a 15 h et 54 min - Favoriser || Lu/Non lu
Dans son ouvrage La libération animale, Peter Singer développe trois grandes idées : le principe d’égale considération des intérêts, le rejet du spécisme et la nécessité de mettre un terme à certains types d’exploitation des animaux, notamment ceux qui ont trait à la recherche et à l’élevage industriel. Cette œuvre phare a connu un retentissement immense, à tel point que sa publication, en 1975, a été présentée comme le moment clef dans l’émergence du mouvement éponyme. Cependant, le mouvement de libération animale ne saurait se réduire à la seule pensée singerienne. Ce mouvement extrêmement protéiforme a fait l’objet de débats intenses à l’interne, entre les défenseurs des animaux eux-mêmes qui privilégient des approches diverses, comme à l’externe, entre ceux qui défendent le statu quo ou contestent les arguments animalistes.L’objet de ce recueil est de revenir sur le lien entre le mouvement de libération animale et les théories de Peter Singer qui, à tort ou à raison, en est perçu comme le père fondateur. Comment l’éthique animale de l’auteur a-telle été accueillie depuis la publication de La libération animale, et comment a-t-elle évolué ? Quelle place la doctrine utilitariste occupe-t-elle dans le travail de Singer et dans les débats qu’il a engendrés ? C’est en effet dans cette doctrine parente que résident les écueils auxquels s’est heurté le travail de l’auteur. C’est aussi là que son système a trouvé sa force et sa simplicité caractéristiques. C’est aussi, semble-t-il, ce qui fait la fécondité de ses idées.
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La représentation dans la recherche en langues et cultures étrangères
OpenEdition Books - Architecture par Chrystelle Fortineau-Brémond il y a 15 h et 54 min - Favoriser || Lu/Non lu
La représentation a parfois été qualifiée de « concept flou ». Sa supposée faillite dans le champ politique est vigoureusement dénoncée et elle est régulièrement déclarée en crise depuis Platon. Elle n’en reste pas moins une notion dynamique et complexe. Les usages actuels de ce terme indiquent bien l’importance de ce mode spécifique de rapport au réel.Se représenter, c’est « regarder autrement » (Guenancia, 2009). Face à l’expérience immédiate, la représentation instaure un type de relation alternatif, reposant sur la mise à distance du monde, qui permet de s’en dégager et de le rendre intelligible. Cette distance fait écho à la position singulière des chercheurs en langues et cultures étrangères : eux qui conjuguent l’expérience intime des langues et cultures qu’ils étudient avec le point de vue de l’étranger ou de l’exilé ; eux qui font du « penser ailleurs » (Lapierre, 2006) le cœur de leur activité.L’ouvrage met en avant la diversité des aires linguistico-culturelles (aires hispanophone, lusophone et arabophone, mondes germanique et chinois) et des disciplines (littérature, histoire, science politique, analyse du discours, linguistique, arts de l’image). Mais il écarte la logique de structuration par discipline ou par aire géographique en procédant par glissements thématiques pour mieux faire apparaître le dense réseau d’échanges, de correspondances et de mises en contraste qui s’établit entre les études ici rassemblées.
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Le tissage du vivant
OpenEdition Books - Architecture par Davide Vago il y a 15 h et 54 min - Favoriser || Lu/Non lu
Face au dérèglement climatique et environnemental qui menace notre quotidien, les études littéraires peuvent contribuer au basculement de perspective invoqué de toutes parts. Bien avant la crise contemporaine qui invite à repenser la place de l’anthropos au sein du vivant, trois romanciers et une romancière se sont montrés sensibles aux liens qui se tissent entre l’humain et les règnes du vivant : Louis Pergaud, Colette, Maurice Genevoix et Jean Giono. Ils surent, dans leurs récits, intégrer l’altérité animale au sein de l’une des plus hautes activités de l’esprit humain : l’invention littéraire.Fondé sur une définition de l’empathie fournie par la psychologie, les neurosciences et les sciences humaines, inspiré par l’écopoétique et la zoopoétique, cet essai analyse les modes de représentation stylistiques d’une conscience non-humaine, notamment animale, chez quatre auteurs dont l’habileté poïétique nous reconnecte avec la vie et son élan.
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Imposer l’ordre
OpenEdition Books - Architecture par Eugénie Rébillard il y a 15 h et 54 min - Favoriser || Lu/Non lu
La police abbasside était sans conteste un outil indispensable à la gouvernance du territoire iraqien et de ses populations urbaines comme rurales. Cette institution joua un rôle singulier, mais peu connu, dans la mise en place d’un ordre social, politique, fiscal et moral aussi bien dans les villes que les campagnes de l’Iraq abbasside (132-334/750-945). Cet ouvrage se propose de jeter la lumière sur cette institution à partir d’un corpus édité varié et de sources manuscrites inédites. En partant de « ceux qui font la police », cette enquête se penche sur le fonctionnement de l’institution et ses pratiques en accordant une attention particulière aux interactions entre les différents acteurs de la police et les populations. Elle permet d’éclairer, à travers le prisme sécuritaire, les rapports entre l’État prémoderne et les peuples qu’il gouverne. L’ouvrage envisage l’action de la police comme un processus en recomposition permanente et retrace l’histoire d’un « mode de légitimation de la force ». Il étudie la manière dont l’État abbasside s’empare de la coercition physique et légitime l’usage qu’il en fait, tout en composant avec des acteurs non étatiques qui revendiquent l’exercice de missions de police.
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Jacques Cambry (1749-1807). Un Breton des Lumières au service de la construction nationale
OpenEdition Books - Architecture par Anne de Mathan il y a 15 h et 54 min - Favoriser || Lu/Non lu
Né à Lorient en 1749 d’un père constructeur de navires à la Compagnie des Indes, Cambry voyage en Europe et à Saint-Domingue, publie ses premiers écrits, se fait précepteur des enfants de la famille Dodun, puis embrasse la cause de la Révolution comme assesseur du juge de paix de Lorient, puis procureur de la Commune de Lorient en 1792. Installé à Quimperlé en 1793, il s’implique dans la révolte « fédéraliste », mais entre sous la Terreur au comité de surveillance de Quimperlé, puis est nommé président du district. Administrateur du département, il dresse le Catalogue des objets échappés au vandalisme (1795) puis le Voyage dans le Finistère (1799). Préfet de l’Oise en 1800-1802, Cambry participe en 1805 à la fondation de l’Académie Celtique et meurt en 1807 à Paris.Esprit curieux, grand voyageur et polygraphe éclectique, auteur de contes licencieux, d’essais d’histoire de l’art, de récits de voyages et de divers rapports administratifs, Cambry fut indubitablement un homme des Lumières. De la monarchie constitutionnelle à la République et au Consulat, la carrière politique de ce girondin de goût, montagnard sans conviction, puis bonapartiste par raison, illustre un cheminement assez classique qui doit être analysé moins par le biais du jugement de valeur condamnant les retournements d’une girouette, que sous l’angle de la plasticité d’une culture politique cohérente. Le Voyage et la fondation de l’Académie Celtique témoignent enfin du désir de rendre compte des réalités spatiales et culturelles du territoire national dans sa diversité, et constituent un premier pas dans la création des conditions de possibilité de l’émergence de l’ethnologie de la France. Le parcours biographique de cet homme, Breton et Français, au tournant des Lumières et du xixe siècle, d’une curiosité et d’une activité panoramiques, méritait assurément que des regards croisés en restituent la complexité et la richesse.