Leed
1.9.1 dev

Se souvenir de moi

Raccourcis clavier

  • m marque l’élément sélectionné comme lu / non lu
  • l marque l’élément précédent comme non lu
  • s marque l’élément sélectionné comme favori / non favori
  • n élément suivant (sans l’ouvrir)
  • v ouvre l’URL de l’élément sélectionné
  • p élément précédent (sans l’ouvrir)
  • espace élément suivant (et l’ouvrir)
  • k élément précédent (et l’ouvrir)
  • o ou enter ouvrir l’élément sélectionné
  • j change le mode d'affichage de l'article (titre, réduit, complet)
  • h afficher/masquer le panneau d’aide

OpenEdition Books - Architecture :

Web platform for books in the humanities and social sciences. Part of OpenEdition, an international portal for electronic publishing and academic communication.
Voir les Non lu | Plus vieux en premier

Agrobiodiversité et connaissances traditionnelles en Amazonie brésilienne

OpenEdition Books - Architecture par Laure Emperaire, Mauro Almeida, Laurent Laplaze, Ghislaine Thirion et le 03/04/2026 à 00:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

L’image la plus apparente de l’Amazonie est celle d’une immense étendue forestière parcourue par un dense réseau hydrographique. Environ 170 peuples amérindiens vivent en Amazonie brésilienne. Chacun a élaboré au cours de son histoire des formes uniques de production, de conservation et d’échange des ressources phytogénétiques. Néanmoins les rapports aux plantes dépassent la seule notion de ressource. L’agrobiodiversité, soit la diversité des plantes cultivées, s’ancre dans des rapports sociaux. Elle est associée à une culture matérielle, des choix alimentaires, des savoirs, des façons de gérer l’espace, etc., d’où la notion de système agricole traditionnel (SAT) au cœur du projet de recherche mené dans le Rio Negro entre 2005 et 2019. Celui-ci a été construit en partenariat entre l'IRD et l’université d'État de Campinas et en étroite articulation avec les associations amérindiennes du Rio Negro. La reconnaissance nationale de cette agriculture amérindienne en tant que patrimoine culturel a contribué à renforcer la visibilité des agricultures amérindiennes, des ressources phytogénétiques sur lesquelles elle repose et de l’expertise des peuples amérindiens dans ce domaine. La recherche est ainsi passée d'une problématique de conservation de ressources biologiques à la reconnaissance d'un patrimoine, c’est-à-dire des formes de penser les systèmes agricoles traditionnels en tant que mémoires, territoires, savoirs et atouts pour le futur.

Agrobiodiversidade e Conhecimentos Tradicionais na Amazônia brasileira

OpenEdition Books - Architecture par Laure Emperaire, Mauro Almeida, Laurent Laplaze, Ghislaine Thirion et le 03/04/2026 à 00:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

A imagem mais difundida da Amazônia é a de uma imensa extensão florestal percorrida por uma densa rede hidrográfica. Cerca de 170 povos indígenas vivem na Amazônia brasileira. Cada um deles desenvolveu, ao longo de sua história, formas únicas de produção, conservação e troca de recursos fitogenéticos. No entanto, a relação com as plantas vai além da simples noção de recurso. A agrobiodiversidade, ou seja, a diversidade das plantas cultivadas, está enraizada em relações sociais. Ela está associada a uma cultura material, a escolhas alimentares, a conhecimentos, a formas de gerenciar o espaço, etc., complexo do qual decorre a noção de sistema agrícola tradicional (SAT) que está no âmago da pesquisa realizado no Rio Negro entre 2005 e 2019. Esta foi realizada em parceria entre a Universidade Estadual de Campinas e o IRD e em estreita articulação com as associações ameríndias do Rio Negro. O reconhecimento nacional desta agricultura ameríndia como patrimônio cultural contribuiu para reforçar a visibilidade das agriculturas ameríndias, dos recursos fitogenéticos associados e da extensa competência dos povos ameríndios neste área. A pesquisa deslocou-se assim de uma questão inicial de conservação de recursos biológicos para a do reconhecimento de um patrimônio, ou seja, das formas de pensar os sistemas agrícolas tradicionais como memórias, territórios e conhecimentos, elementos cruciais para o futuro.

De l’expérience artistique partagée

OpenEdition Books - Architecture par Christian Hauer le 02/04/2026 à 00:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Qu’est-ce qui rend possible l’expérience artistique partagée, c’est-à-dire le moment de la rencontre entre une œuvre (performée ou pas) et un individu ou un public ? L’hypothèse avancée, fondée sur le phénomène de la simulation incarnée, est qu’une expérience artistique partagée ne peut se déployer que dans le cadre d’une relation intersubjective définie comme intercorporéité. Nourri en priorité par les travaux en neurosciences et en psychologie du développement, un cadre général d’analyse est ainsi proposé, qui permet d’aborder toutes les formes d’expression artistique sous l’angle adopté ici, tout en respectant les spécificités de chacune d’entre elles. À partir de là, de nombreux cas de figure artistiques sont étudiés (peinture, sculpture, danse, musique, théâtre, cinéma, etc.), sur la base d’exemples précis, en soulignant tout particulièrement la fonction décisive du geste, qu’il soit explicite, c’est-à-dire montré par l’œuvre, ou implicite, c’est-à-dire inscrit dans l’œuvre.

Mariées à tout prix

OpenEdition Books - Architecture par Juliette Cleuziou le 02/04/2026 à 00:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

« Si tu n’es pas mariée, ici, tu n’es rien du tout ! »[Shabnam, Tadjikistan, 2012]Au Tadjikistan, le mariage rythme et détermine le parcours de chaque femme, de l’entrée dans la conjugalité en tant qu’épouse jusqu’au mariage de ses enfants, où elle accède au statut envié de belle-mère – autant dire, de femme accomplie. Le mariage conditionne aussi l’organisation de la vie collective car il est au cœur des innombrables échanges de cadeaux et de services sur lesquels repose la sociabilité féminine.Mais s’il reste absolument central pour les femmes, le mariage souffre de l’absence des hommes. Les conjugalités sont ébranlées par l’ampleur de la migration de travail masculine, principalement vers la Russie, et les situations de « démariage » se multiplient. Or, une séparation ou un divorce met en péril l’inscription d’une femme dans les activités communautaires et risque de la marginaliser.Dans cette société musulmane d’Asie centrale nouvellement plongée dans l’économie mondialisée, où coexistent l’héritage du soviétisme, la pratique de l’islam et le renouveau nationaliste, le mariage se transforme et, avec lui, les relations de genre et de parenté. Comment les femmes « démariées » parviennent-elles à éviter le stigmate et l’isolement associés au célibat ? Que signifie devenir une femme dans ce contexte mouvant ?Mariages, échanges et commérages forment la toile de fond sur laquelle évoluent les femmes que Juliette Cleuziou a rencontrées durant son enquête au long cours en pays tadjik.

La norme

OpenEdition Books - Architecture par Moussa Thioye et Leslie Vandeputte le 02/04/2026 à 00:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Le Vanuatu constitue, incontestablement et à bien des égards, une terre de pluralité(s) et de diversité(s) : pluralité et diversité culturelles, pluralité et diversité de la faune et de la flore, pluralité et diversité linguistiques, pluralité et diversité des croyances, pluralité et diversité des invasions dans le passé, pluralité et diversité des migrations passées et présentes, pluralité et diversité des influences dans tous les domaines et, pour asseoir et couronner le tout, pluralité et diversité notables des normes sociales ou « disciplinaires » (normes morales, normes juridiques, norme religieuses, normes d’éthique, norme de courtoisie, normes sociologiques, normes « scientifiques » diverses comme les normes informatiques, les normes économiques, les normes artistiques, les normes mathématiques, les normes techniques, les normes linguistiques…). Il y a ainsi, de toute évidence, un phénomène de pluralité et de diversité normatives parce que le Vanuatu est – comme toute société et, peut-être, plus que tout autre société contemporaine oscillant entre tradition et modernité – un carrefour atypique de normes diverses et variées en faisant un authentique laboratoire grandeur nature permettant de stimuler les interrogations et réflexions de n’importe quel(le) chercheur(e). Unanimement partis de ce constat, les nombreux acteurs du colloque, organisé à Port-Vila (Vanuatu) les 14 et 15 mai 2025 avec le soutien précieux de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), avaient alors pour ambition d’embrasser le phénomène de « la norme » dans plusieurs de ses pans et dimensions et de mener – de façon inter/transdisciplinaire, internationale et interuniversitaire – une analyse diversifiée du phénomène tout en essayant d’en dépasser les multiples approches strictement sectorielles ou parcellaires. Autrement dit, l’objectif des intervenants et participants était, en partant des ressources offertes par chacune des disciplines scientifiques ou matières spéciales « représentées », de se lancer ensemble à la recherche, à la rencontre et à l’analyse de « la norme ». Qu’il nous soit alors permis, sur la foi de la quantité et de la qualité des contributions dont la plupart ont été publiées dans les présents actes, d’espérer et d’affirmer que cet objectif a été largement atteint !