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HAL : Dernières publications See the Unread | oldest first[tel-05687273] Fabriquer et transformer des « espaces publics » dans les barrios de Caracas : conflits et hybridations entre savoirs de l’architecture et de l’autoproduction
HAL-TEL - Architecture, aménagement de … the 07.09.2026 at 04:48:00 PM - Favorize || Read/Unread
Cette thèse interroge la nature et les modalités d’action d’architectes dans des quartiers autoproduits (barrios) à Caracas. Cette forme d’urbanisation où les habitants prennent en charge la presque totalité de la fabrication des logements et des infrastructures, domine au Venezuela comme dans de nombreux autres pays d’Amérique latine. Depuis 1960, des acteurs exogènes, dont des architectes vénézuéliens et étrangers, contribuent à différents degrés à la transformation de ces barrios, notamment pour réduire leur vulnérabilité face à plusieurs risques urbains. Si, à partir des années 1960, ils y intervenaient avec les pouvoirs publics, depuis une vingtaine d’années à Caracas, plusieurs s’autonomisent dans leurs actions pour explorer une nouvelle situation de projet. Ils revendiquent le besoin d’une autre forme de collaboration avec des habitants et s’engagent sur la transformation des lieux et des objets à usage collectif en les qualifiant d’« espace public ». Pourquoi privilégient-ils ce type d’espace dans leurs interventions ? Qu’espèrent-ils produire avec ces actions ? Comment se positionnent-ils et travaillent-ils avec ces habitants ? Quelle est la nature et la portée de ces collaborations ? La thèse s’organise en quatre parties. La première expose une double généalogie critique : d’une part, sur l’intervention des architectes dans les barrios vénézuéliens et, d’autre part, sur la constitution d’une nouvelle catégorie d’action professionnelle pour ces derniers, en faveur de ce type de territoire. La deuxième s’appuie sur des études de cas et analyse la « mise à l’épreuve » du travail des architectes et de l’« espace public » dans la ville autoproduite. La troisième, analyse les controverses que soulèvent ces collaborations en matière de savoirs, de représentations socio-spatiales et de stratégies de projet. Enfin, la quatrième partie étudie comment les habitants-faiseurs de ville et les architectes dépassent les controverses et font évoluer leurs répertoires de réflexion et d’action, voire leurs systèmes de savoirs et leurs valeurs. En définitive, la thèse examine et interprète les mécanismes d’apprentissage individuel et collectif dans la frugalité contrainte des barrios de Caracas.
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[tel-05687273] Fabriquer et transformer des « espaces publics » dans les barrios de Caracas : conflits et hybridations entre savoirs de l’architecture et de l’autoproduction
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Cette thèse interroge la nature et les modalités d’action d’architectes dans des quartiers autoproduits (barrios) à Caracas. Cette forme d’urbanisation où les habitants prennent en charge la presque totalité de la fabrication des logements et des infrastructures, domine au Venezuela comme dans de nombreux autres pays d’Amérique latine. Depuis 1960, des acteurs exogènes, dont des architectes vénézuéliens et étrangers, contribuent à différents degrés à la transformation de ces barrios, notamment pour réduire leur vulnérabilité face à plusieurs risques urbains. Si, à partir des années 1960, ils y intervenaient avec les pouvoirs publics, depuis une vingtaine d’années à Caracas, plusieurs s’autonomisent dans leurs actions pour explorer une nouvelle situation de projet. Ils revendiquent le besoin d’une autre forme de collaboration avec des habitants et s’engagent sur la transformation des lieux et des objets à usage collectif en les qualifiant d’« espace public ». Pourquoi privilégient-ils ce type d’espace dans leurs interventions ? Qu’espèrent-ils produire avec ces actions ? Comment se positionnent-ils et travaillent-ils avec ces habitants ? Quelle est la nature et la portée de ces collaborations ? La thèse s’organise en quatre parties. La première expose une double généalogie critique : d’une part, sur l’intervention des architectes dans les barrios vénézuéliens et, d’autre part, sur la constitution d’une nouvelle catégorie d’action professionnelle pour ces derniers, en faveur de ce type de territoire. La deuxième s’appuie sur des études de cas et analyse la « mise à l’épreuve » du travail des architectes et de l’« espace public » dans la ville autoproduite. La troisième, analyse les controverses que soulèvent ces collaborations en matière de savoirs, de représentations socio-spatiales et de stratégies de projet. Enfin, la quatrième partie étudie comment les habitants-faiseurs de ville et les architectes dépassent les controverses et font évoluer leurs répertoires de réflexion et d’action, voire leurs systèmes de savoirs et leurs valeurs. En définitive, la thèse examine et interprète les mécanismes d’apprentissage individuel et collectif dans la frugalité contrainte des barrios de Caracas.
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[tel-05674096] Architecture, critique & compensation idéologique (1968-2008) : Manfredo Tafuri, Fredric Jameson, Pier Vittorio Aureli
HAL-TEL - Architecture, aménagement de … the 06.30.2026 at 12:12:00 PM - Favorize || Read/Unread
La critique de l’idéologie architecturale, telle que développée par Manfredo Tafuri, visait, historiquement, à dévoiler le message codé des formes architecturales, là où la sublimation des contradictions du capitalisme était la plus intense. Il nous appartient désormais d’en redéfinir les contenus épistémologiques, stratégiques, mais aussi sa fonction et son rôle pour l’architecture, corrélativement aux assemblages capitalogéniques du réchauffement climatique. Cette critique nous permet-elle encore de démolir le mythe de la pérennité et de la validité transhistorique des valeurs de l’architecture en tant qu’institution ? De démontrer la fonctionnalité toujours active de la compensation idéologique de l’architecture pour le développement capitaliste ? Ou bien, s’est-elle définitivement installée dans le boudoir des hermétismes et de l’institutionnalisation de la critique et de la théorie ? Dans ce travail, nous (ré)engageons un dialogue entre trois figures masculines : Manfredo Tafuri (1935-1994), Fredric Jameson (1934-2024) et Pier Vittorio Aureli (1973 -). Toutes trois, malgré des conjonctures historiques spécifiques — du capitalisme fordiste au néolibéralisme —, des terrains académiques différents — continentaux et anglo-saxons — et des modalités d’interventions architecturales et politiques distinctes, investissent la critique matérielle des idéologies pour interroger la place de l’architecture dans les rapports de production capitaliste. En termes méthodologiques, plutôt que de construire un cheminement linéaire entre ces pensées, nous proposons leur entrelacement afin d’examiner les impasses et les contradictions des concepts produits, mais aussi, leur adéquation avec des problématiques contemporaines. L’historicisation des pensées analysées, imprégnées de leurs contextes extra-disciplinaires respectifs — opéraïsme, matérialisme culturel — permet aussi de porter un regard critique plus large sur la trajectoire de la théorie en architecture : le déplacement d’une investigation critique de l’objet architectural, de ses conditions de production matérielle et idéologique, vers une théorie architecturale opérationnelle et autovalidante. Le cheminement proposé, au voisinage de l’analyse de certains concepts fondamentaux de la philosophie critique (idéologie, base/superstructure, autonomie), révèle alors une tension dialectique. D’une part, l’architecture, comme institution, réalise bel et bien, par ses formes, ses techniques et sa division sociale du travail, les rapports sociaux de domination. D’autre part, certains types de branchements et de pratiques sociales rendent possible la subversion du statu quo.
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[tel-05647292] Fabriquer et transformer des « espaces publics » dans les barrios de Caracas. Conflits et hybridations entre savoirs de l’architecture et de l’autoproduction
HAL-TEL - Architecture, aménagement de … the 06.06.2026 at 03:03:00 PM - Favorize || Read/Unread
Cette thèse interroge la nature et les modalités d’action d’architectes dans des quartiers autoproduits (barrios) à Caracas. Cette forme d’urbanisation où les habitants prennent en charge la presque totalité de la fabrication des logements et des infrastructures, domine au Venezuela comme dans de nombreux autres pays d’Amérique latine. Depuis 1960, des acteurs exogènes, dont des architectes vénézuéliens et étrangers, contribuent à différents degrés à la transformation de ces barrios, notamment pour réduire leur vulnérabilité face à plusieurs risques urbains. Si, à partir des années 1960, ils y intervenaient avec les pouvoirs publics, depuis une vingtaine d’années à Caracas, plusieurs s’autonomisent dans leurs actions pour explorer une nouvelle situation de projet. Ils revendiquent le besoin d’une autre forme de collaboration avec des habitants et s’engagent sur la transformation des lieux et des objets à usage collectif en les qualifiant d’«espace public». Pourquoi privilégient-ils ce type d’espace dans leurs interventions ? Qu’espèrent-ils produire avec ces actions ? Comment se positionnent-ils et travaillent-ils avec ces habitants ? Quelle est la nature et la portée de ces collaborations ? La thèse s’organise en quatre parties. La première expose une double généalogie critique : d’une part, sur l’intervention des architectes dans les barrios vénézuéliens, et d’autre part, sur la constitution d’une nouvelle catégorie d’action professionnelle pour ces derniers, en faveur de ce type de territoire. La deuxième s’appuie sur des études de cas et analyse la « mise à l’épreuve » du travail des architectes et de l’« espace public » dans la ville autoproduite. La troisième, analyse les controverses que soulèvent ces collaborations en matière de savoirs, de représentations socio-spatiales et de stratégies de projet. Enfin, la quatrième partie étudie comment les habitants-faiseurs de ville et les architectes dépassent les controverses et font évoluer leurs répertoires de réflexion et d’action, voire leurs systèmes de savoirs et leurs valeurs. En définitive, la thèse examine et interprète les mécanismes d’apprentissage individuel et collectif dans la frugalité contrainte des barrios de Caracas.
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[tel-05626132] Vieillir dans les espaces ruraux de faible densité en France métropolitaine. Analyse multiscalaire des recompositions démographiques, des inégalités territoriales et des réponses locales
HAL-TEL - Architecture, aménagement de … the 05.19.2026 at 12:29:00 PM - Favorize || Read/Unread
Comme au Japon et en Italie, le vieillissement de la population constitue en France un enjeu de société. Ce processus est particulièrement marqué dans les espaces ruraux, où il résulte de déséquilibres migratoires anciens, d’une faible natalité et de migrations résidentielles sélectives. De récents travaux montrent que le vieillissement des campagnes de faibles densités engendre de profonds bouleversements spatiaux et sociaux et peut, dans certains cas, constituer une ressource territoriale. En revanche, la progression de la dépendance soulève de nombreuses interrogations, notamment quant aux réponses apportées aux aidants et aux professionnels du soin. Partant de l’hypothèse que ces tensions révèlent les limites de l’action publique, la recherche adopte un parti pris empirique assumé, fondé sur une méthodologie qui combine analyses statistiques multiscalaires, enquêtes et travail de terrain. Les résultats mettent en évidence le caractère descendant des politiques du grand âge, la fragmentation de la filière médico-sociale et le rôle central d’acteurs locaux contraints de « bricoler » pour assurer la continuité du système. En conclusion, la thèse plaide pour une action publique plus expérimentale et territorialisée, fondée sur la différenciation des réponses, l’anticipation des trajectoires résidentielles et une meilleure articulation entre solidarité publique et investissement privé.