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HAL-TEL - Architecture, aménagement de … :

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[tel-04962073] Architecture et projet (de l')urbain à l'aune de trois concepts opératoires dans la fabrique récente de la ville : la densité, la mobilité, le logement

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … the 03.05.2025 at 11:33:00 AM - Favorize ||  Read/Unread

La reconstruction de la relation entre l'objet architectural et l'espace urbain a été l'un des enjeux majeurs de la recomposition post-moderne de l'urbanisme. Dans le contexte de généralisation de l'urbanisation et d'interrogation de la condition urbaine des dernières décennies du XXe siècle, cette question a fait l'objet d'un travail d'invention et de conceptualisation, associé à un nouvel instrument, le projet urbain. Puis, alors que s'est progressivement développé un urbanisme de projet, cette articulation, clé de l'élaboration des formes urbaines et d'une approche transcalaire permettant d'aborder les problématiques socio-environnementales écosystémiques, a évolué à travers des pratiques peu écrites, en marge des réflexions théoriques et critiques. Cette thèse sur travaux interroge la façon dont ces relations entre architecture et projet urbain ont été envisagées en France et plus généralement en Europe depuis les années 1980, en actualisant des recherches portant sur trois thématiques déterminantes de cette interface et des cadres programmatiques et opérationnels de l'urbanisation contemporaine : la densité, la mobilité et le logement. Leur reexamen met à jour le rôle discret d'un "projet urbano-architectural" - concept emprunté à Europan pour définir une échelle de conception entre le projet urbain large et l'objet, et désigner toute architecture qui se fait part intrinsèque d'un projet d’urbanisation, en se saisissant des problématiques de conception d’espace public, de paysage, de territoires et des infrastructures -, qui renvoie à un espace de réflexion essentiel, versé dans une culture commune. Ce travail permet d'en identifier des conditions et des ressorts, et montre en particulier combien cet espace de jeu urbano-architectural est façonné et délimité par certaines "fictions" qui, opérant à partir de catégorisations réductrices, souvent binaires, coincident peu avec les réalités multiples et complexes des situations de projet. La recherche contribue à forger ces fictions, mais elle permet aussi leur dévoilement. Cette relecture montre ainsi comment la fabrique des formes urbaines est normalisée par le dogme récurrent de la densification, mobilisé hier au titre de la modernisation des modes de vie, aujourd'hui dans la perspective de la ville durable, à travers une instrumentalisation de l'architecture. Elle éclaire aussi les effets sur la morphologie de l'espace urbain de la primauté donnée aux flux dans le cadre de la métropolisation des territoires, tout en soulignant les potentialités de (re)négociation de la nature et du statut des espaces ouverts offerts par les nouveaux paradigmes de la mobilité. Elle donne enfin à voir la place des normes et du jugement de goût dans le projet de logement et celui de l'urbain qui lui est associé, ainsi que dans leur réception critique, questionnant plus largement les enjeux et la place de l'expérimentation dans la fabrique urbaine. Partant du constat que le caractère diffus du projet urbano-architectural, et la difficulté à le saisir, le mettre en oeuvre et le transmettre, ont conduit à refermer certains champs d'exploration, cette thèse suggère que le concept de projet urbano-architectural gagnerait à être mieux visibilisé et défini pour devenir un réel outil critique, avec des fondements théoriques et pratiques susceptibles d’être débattus et transmis

[tel-04978120] Néolibéralisation des politiques publiques de logement au Cameroun

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … the 03.05.2025 at 03:44:00 PM - Favorize ||  Read/Unread

À partir des cas de Yaoundé et de Douala, cette thèse de doctorat en géographie urbaine étudie les modalités de la reconfiguration de la production de logement au Cameroun en faisant dialoguer des données de terrains recueillies à partir d’entretiens, de stages au sein des administrations municipales et d’observations des programmes immobiliers avec la littérature théorique sur le néolibéralisme urbain et la néolibéralisation des politiques urbaines. La première partie analyse la place croissante accordée depuis une vingtaine d’années aux acteurs privés et aux logiques marchandes dans le champ de l’immobilier résidentiel. Elle fait tout d’abord la généalogie des politiques publiques de logement au Cameroun pour identifier les temps et les formes du redéploiement de l’action publique dans le domaine du logement urbain. Elle étudie comment ce redéploiement s’inscrit dans la dynamique mondiale de néolibéralisation et participe à la construction continue de l’État camerounais. La seconde partie expose la modulation de la néolibéralisation dans le contexte politique, économique et social camerounais. Elle discute certaines de ses caractéristiques, le réétalonnage scalaire de l’action publique puis la financiarisation, et conclut sur les effets proprement spatiaux de la recomposition de la gouvernance et des nouveaux modes de production de l’immobilier résidentiel dans les deux villes camerounaises étudiées. Cette thèse souhaite ainsi contribuer à la réflexion sur les nouvelles dynamiques de production de logement et d’espaces urbains dans les villes d’Afrique subsaharienne et aux études sur la néolibéralisation des politiques publiques en contexte autoritaire.

[tel-04978654] Recettes urbaines pοur être labellisé Capitale Eurοpéenne de la Culture : de la ville sοuhaitée au territοire réinventé

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … the 03.05.2025 at 06:13:00 PM - Favorize ||  Read/Unread

Cette thèse analyse la construction des candidatures des villes françaises au label Capitale Européenne de la Culture pour l'année 2028 jusqu’à la désignation de Bourges au mois de décembre 2023 après une compétition nationale exacerbée. Ces candidatures sont étudiées comme des initiatives capables de construire des récits établissant les lignes directrices de la production urbaine, ce label étant un outil exaltant l’image prospective d’une ville. La recherche interroge sur la manière dont la préparation d’un projet culturel d’envergure internationale permet de réfléchir aux conditions contemporaines du processus de fabrication des villes et de ses espaces, matériellement ou socialement conçus.En complément des études urbaines s’intéressant à l’héritage post-événement et à travers l’analyse à vif de neuf villes candidates, et plus spécifiquement des finalistes Bourges, Clermont-Ferrand, Montpellier et Rouen, nous explorons les stratégies pour élaborer un discours prétendument fédérateur s’adressant néanmoins à des publics variés aux attentes divergentes. À cet égard, ce label est un catalyseur d'analyse édifiant, dans la mesure où nous nous intéressons aussi aux instrumentalisations possibles de ce narratif qui, puisant dans la force symbolique de l'art et de la culture pour asseoir certains agendas politiques, contribuerait à pacifier les tensions sans pour autant dépasser les clivages partisans, territoriaux et sociaux. Notre étude est plus particulièrement orientée vers deux sujets : la construction territoriale et la stratégie urbaine pour pouvoir accueillir l’événement. Dans un contexte marqué par l’imbrication de crises – territoriale, économique et environnementale –, nous questionnons les paradigmes perceptibles dans les dossiers de réponse à l’appel à candidatures et les positionnements des villes candidates face aux enjeux urbains contemporains. Pour ce faire, nous portons notre attention sur les projets imaginés déconnectés ou en lien avec les politiques publiques existantes et les images et références urbaines évoquées, l’objectif étant de vérifier si le concept de « ville réussie », cher au discours européen, se traduit par une unique réponse politique, sociale, économique et urbaine.

[tel-04980841] Concevoir en commun. Communautés d'apprentissage et principes d'émergence des pratiques spatiales collaboratives en architecture : expériences, actions, usages.

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … the 03.06.2025 at 06:46:00 PM - Favorize ||  Read/Unread

Au printemps 2023, les étudiant·es des écoles d’architecture en France sont sorti·es dans la rue pour manifester le manque de moyens des écoles d’architecture. Ensemble, iels remettent en question la capacité des écoles dans leurs formes actuelles de répondre aux enjeux contemporains dictés par l’urgence climatique et énergétique ainsi que la manière dont l’architecture leur est enseignée. Parmi leurs revendications, on peut lire la phrase : « La violence n’est jamais pédagogique. » Face à l’impossibilité de l’ignorance, faire la proposition d’une pédagogie non-violente de l’architecture n’est pas simplement une question rhétorique. C’est une nécessité urgente et absolue. Avec elle, faire la proposition d’une pratique consciente, engagée, empathique et joyeuse de l’architecture est tout aussi essentiel. Ces mouvements sociaux récents rappellent ceux de 1995, desquels ont émergé de nouvelles pratiques de l’architecture, collaboratives et expérimentales, qui se sont depuis disséminées et développées en Europe dès le début des années 2000. Ces pratiques, basées sur les communautés d’apprentissage, en marge des pratiques dominantes de l’architecture, contribuent à la transformation structurelle des situations spatiales dans lesquelles elles s’exercent. Elles proposent des architectures du vivre ensemble et de la réparation, conçues à plusieurs et en continu, sur le temps long. Ondulant entre professionnelles et pédagogiques, les pratiques spatiales collaboratives ouvrent-elles des pistes pour une pratique non-violente de l’architecture, au sein des écoles et au-delà ? En quoi constituent-elles une nouvelle culture contemporaine du travail basé sur l’apprentissage convivial dans une économie post-productive? En outre, comment enseigner et apprendre la conception collective et continue ?En tant que pratique de conception critique, mettant à équivalence observer et agir, penser et faire, observer et transformer, le principe «concevoir en commun» nous invite, par l’expérimentation, à déterminer un cadre de référence pour la conception contemporaine en architecture. Prenant pour point de départ le lien entre observation et transformation, ce travail de recherche propose une exploration théorique et pratique de sept notions – invitation, confiance, hospitalité, habiter, convivialité, transformation, performance – formulées comme principes pour l’émergence d’une pratique commune et conviviale de l’architecture. Ces sept principes sont définis, explicités et explorés à partir de l’analyse de nombreux cas d’étude accumulés pendant des années d’observation et d’expériences en tant que praticienne et enseignante, et plus particulièrement à travers l’interprétation détaillée de l’exemple du jardin de Sainte-Monique, expérimentation artistique et pédagogique autour de la conception-réalisation collective d’un jardin au coeur d’un hôpital en suspens.

[tel-04987007] Beyond the scope of planning : minimalismes dans l'architecture et la musique des U.S.A, 1951-1974

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … the 03.11.2025 at 07:08:00 PM - Favorize ||  Read/Unread

Aux États-Unis, dans les années 1950-1960, il existe de nombreuses corrélations, correspondances, influences, incidences et coïncidences entre l'architecture et la musique, souvent par le truchement des arts plastiques. À partir des années 1950, les compositeurs dits de l'École de New York (Morton Feldman, John Cage) explorent l'indétermination, le hasard contrôlé et la partition graphique, et sont marqués par une esthétique de la dispersion arythmique, tout en restant dans un nuancier atonal hérité du sérialisme européen. Puis, au cours des années 1960, de nombreux musiciens (Moondog, Terry Riley, Steve Reich, Philip Glass, La Monte Young) empruntent un chemin radicalement différent et effectuent un franc retour à des aspects plus « classiques » de la musique : la tonalité, la répétition métronomique et le recours à des processus clairement lisibles à l'écoute ; compositeurs que la critique ne tardera pas à qualifier de « minimalistes ». Ces deux phases de la musique états-unienne semblent faire écho à l'architecture de la ville qui les a vu naître, où des architectes reconnus comme Mies van der Rohe, Gordon Bunshaft ou Eero Saarinen ne font que porter à sa quintessence une architecture banale, anonyme et sans qualités, décrite rétrospectivement par Rem Koolhaas comme « le Plan Typique » : l'indétermination de cette architecture de grands plateaux ouverts et flexibles va de pair avec la sur-détermination de ses éléments constructifs et leur extrême répétitivité. Les différentes disciplines artistiques convergent vers une abstraction des plus totales et les oeuvres tendent, dans certains cas-limite, à une reductio ad absurdum, où le degré zéro rencontre le continuum ad infinitum. Des immeubles qui se résument à un empilement de plateaux vides, des compositions musicales pleines de silence, des maisons de verre, des tableaux blancs ou noirs, des grilles, des cubes, des répétitions, des transparences, des réflexions : oeuvres ouvertes, oeuvres-processus et oeuvres conceptuelles font le procès de la notion même d'oeuvre d'art et remettent en question le rôle et le sens de la composition et de son éventuelle interprétation. Il ne s'agira pas ici de donner une nouvelle définition du minimalisme, mais plutôt d'en tracer de nouvelles généalogies, d'en élargir les contours. Cette révision critique du concept « minimal(-iste/-isme) », prend la forme d'un double mouvement : établir des liens « centripètes » entre l'architecture et la musique au sein du « style » minimaliste historique (tel que défini par l'histoire des arts et de la musique), et en étendre les ramifications de manière « centrifuge », en effectuant des rapprochements avec d'autres époques, d'autres géographies et d'autres disciplines de l'art en pensant la « forme » minimaliste, notion qui n'est pas localisée historiquement et géographiquement, ni assignée à une discipline artistique en particulier. La thèse envisage la posture minimaliste à travers la notion architecturale de l'échelle, et prend donc la forme d'une structure gigogne : univers - paysage - architecture - sujet percevant. Suivant cette approche trans-scalaire, nous verrons que derrière les discours rationalistes et pragmatiques et l'ostension d'un désir de rupture avec l'art du passé, l'attitude minimaliste est en fait empreinte de mysticisme voire de religiosité, prolongeant ainsi, en la renouvelant, la fonction spirituelle de l'art. Les formes minimales tendent à dissoudre l'oeuvre comme objet, et l'oeuvre devient un champ : champ d'une expérience de l'irreprésentable, de l'ineffable, de l'infini, ou ce que Morton Feldman a appelé « l'expérience abstraite ».