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HAL-TEL - Architecture, aménagement de … :

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[tel-05647292] Fabriquer et transformer des « espaces publics » dans les barrios de Caracas. Conflits et hybridations entre savoirs de l’architecture et de l’autoproduction

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 06/06/2026 à 15:03:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Cette thèse interroge la nature et les modalités d’action d’architectes dans des quartiers autoproduits (barrios) à Caracas. Cette forme d’urbanisation où les habitants prennent en charge la presque totalité de la fabrication des logements et des infrastructures, domine au Venezuela comme dans de nombreux autres pays d’Amérique latine. Depuis 1960, des acteurs exogènes, dont des architectes vénézuéliens et étrangers, contribuent à différents degrés à la transformation de ces barrios, notamment pour réduire leur vulnérabilité face à plusieurs risques urbains. Si, à partir des années 1960, ils y intervenaient avec les pouvoirs publics, depuis une vingtaine d’années à Caracas, plusieurs s’autonomisent dans leurs actions pour explorer une nouvelle situation de projet. Ils revendiquent le besoin d’une autre forme de collaboration avec des habitants et s’engagent sur la transformation des lieux et des objets à usage collectif en les qualifiant d’«espace public». Pourquoi privilégient-ils ce type d’espace dans leurs interventions ? Qu’espèrent-ils produire avec ces actions ? Comment se positionnent-ils et travaillent-ils avec ces habitants ? Quelle est la nature et la portée de ces collaborations ? La thèse s’organise en quatre parties. La première expose une double généalogie critique : d’une part, sur l’intervention des architectes dans les barrios vénézuéliens, et d’autre part, sur la constitution d’une nouvelle catégorie d’action professionnelle pour ces derniers, en faveur de ce type de territoire. La deuxième s’appuie sur des études de cas et analyse la « mise à l’épreuve » du travail des architectes et de l’« espace public » dans la ville autoproduite. La troisième, analyse les controverses que soulèvent ces collaborations en matière de savoirs, de représentations socio-spatiales et de stratégies de projet. Enfin, la quatrième partie étudie comment les habitants-faiseurs de ville et les architectes dépassent les controverses et font évoluer leurs répertoires de réflexion et d’action, voire leurs systèmes de savoirs et leurs valeurs. En définitive, la thèse examine et interprète les mécanismes d’apprentissage individuel et collectif dans la frugalité contrainte des barrios de Caracas.

[tel-05626132] Vieillir dans les espaces ruraux de faible densité en France métropolitaine. Analyse multiscalaire des recompositions démographiques, des inégalités territoriales et des réponses locales

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 19/05/2026 à 12:29:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Comme au Japon et en Italie, le vieillissement de la population constitue en France un enjeu de société. Ce processus est particulièrement marqué dans les espaces ruraux, où il résulte de déséquilibres migratoires anciens, d’une faible natalité et de migrations résidentielles sélectives. De récents travaux montrent que le vieillissement des campagnes de faibles densités engendre de profonds bouleversements spatiaux et sociaux et peut, dans certains cas, constituer une ressource territoriale. En revanche, la progression de la dépendance soulève de nombreuses interrogations, notamment quant aux réponses apportées aux aidants et aux professionnels du soin. Partant de l’hypothèse que ces tensions révèlent les limites de l’action publique, la recherche adopte un parti pris empirique assumé, fondé sur une méthodologie qui combine analyses statistiques multiscalaires, enquêtes et travail de terrain. Les résultats mettent en évidence le caractère descendant des politiques du grand âge, la fragmentation de la filière médico-sociale et le rôle central d’acteurs locaux contraints de « bricoler » pour assurer la continuité du système. En conclusion, la thèse plaide pour une action publique plus expérimentale et territorialisée, fondée sur la différenciation des réponses, l’anticipation des trajectoires résidentielles et une meilleure articulation entre solidarité publique et investissement privé.

[tel-05618765] Démοcratie de l'architecture. Ρratiques d'engagement pοlitique des architectes et cοnditiοns d'une théοrie pοlitique de la discipline

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 11/05/2026 à 16:31:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Cette thèse examine l’engagement politique des architectes dans leurs pratiques et analyse la manière dont cet engagement permet d’interroger, voire de redéfinir, le rôle de l’architecte dans la société contemporaine. Le travail cherche à montrer les potentialités et les limites de l’architecture — en tant que discipline, pratique sociale et processus de transformation du milieu — à s’emparer du politique et à faire émerger des formes nouvelles, alternatives ou expérimentales de démocratie. L’étude se concentre sur différentes trajectoires d’engagement d’architectes et sur leur inscription dans des espaces et des territoires, en mettant en tension une pensée de l’autonomie, de l’émancipation et de la participation avec celle de l’environnement, des ressources et du non-humain. La thèse interroge ainsi de manière critique la capacité de l’architecture — ainsi que sa potentielle singularité — à articuler la pensée de la démocratie avec celle de l’écologie.Prenant pour point de départ méthodologique la « crise de la démocratie », le travail analyse l’écart entre l’idéal démocratique et l’ensemble de ses pratiques, expressions et performances quotidiennes. Inscrit dans le champ de la recherche en architecture, il aborde la démocratie non comme un idéal philosophico-politique dont on dériverait des principes applicables au bâti, mais comme un objet théorique qui émergeant depuis la pensée architecturale elle-même : depuis ses méthodes, son épistémologie et sa capacité à formaliser les dimensions spatiales, matérielles et organisationnelles de la vie collective. La thèse élabore ainsi un cadre conceptuel permettant d’envisager une « démocratie de l’architecture » et le met en dialogue avec la philosophie politique et la sociologie.Après l’établissement d’une grammaire définitionnelle de l’engagement politique fondée sur la théorie analytique de l’action d’Elizabeth Anscombe, la recherche s’appuie sur deux études de cas : l’Atelier Bow-Wow (Tokyo) et Raumlabor (Berlin). Le travail analyse leurs discours — structurés par l’usage de références philosophiques et politiques telles que Henri Lefebvre, Bruno Latour, Guy Debord ou les Situationnistes — ainsi que deux expériences architecturales particulières : la reconstruction du village de Momonoura et le projet de la Floating University. En reliant ces pratiques à leurs contextes singuliers tout en identifiant leurs convergences, la thèse propose une réflexion sur la transversalité d’une « démocraticité » propre à la pratique architecturale.

[tel-05606860] Semer les possibles : l'écologie territoriale comme grille de lecture de la transition agroécologique en territoire rural. Étude de cas en vallée de Quint (Drôme, France)

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 29/04/2026 à 17:08:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Cette thèse questionne les conditions et les leviers de la transition agroécologique à l’échelle des territoires ruraux, en croisant trois cadres théoriques et analytiques : l’écologie territoriale, l’agroécologie et l’approche par les capabilités. Elle propose l’étude approfondie d’un micro-territoire singulier, la vallée de Quint (Drôme, France). Ce territoire de moyenne-montagne, situé au sud du Vercors, est marqué par une trajectoire agricole particulière, caractérisée par une faible intensification, un important tissu associatif et de nombreuses initiatives collectives. L’écologie territoriale constitue le cadre principal de l’analyse, permettant de saisir tant les flux matériels qu’immatériels qui structurent le métabolisme du territoire, les interdépendances écologiques et les dynamiques sociales. L’agroécologie apporte une lecture et une compréhension des pratiques agricoles et de leur contribution à la soutenabilité globale du territoire, tandis que l’approche par les capabilités permet de réfléchir aux marges de manœuvre réelles des individus, des collectifs et du territoire face aux transformations en cours. Au croisement de ces trois approches, cette thèse propose un cadre analytique qui vise à mettre en évidence comment les trajectoires territoriales se construisent sur le temps long, entre contraintes liées aux ressources, choix politiques et initiatives locales, et comment elles façonnent les conditions de possibilité d’une transition agroécologique. Cela permet alors de penser la transition non pas comme un modèle universel mais comme un processus ancré et situé, dépendant à la fois des caractéristiques biophysiques d’un territoire et de la capacité de ses acteurs et actrices à agir collectivement. Plus largement, cette thèse contribue à nourrir la réflexion sur la soutenabilité des systèmes agri-alimentaires et sur le rôle des territoires dans la construction d’alternatives face aux crises écologiques et sociales actuelles.

[tel-05601441] Chambres à soi : figures d’architectes-autobiographes (1925-2025)

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 24/04/2026 à 13:30:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Frank Lloyd Wright, Charlotte Perriand, Denise Scott Brown, Peter Zumthor, Rem Koolhaas et Valerio Olgiati composent un corpus hétéroclite de six figures d’architectes-autobiographes.Six arbres qui cachent une forêt. Dans l’ombre de cette forêt, des tierces-figures. Au croisement de l'architecture et de la littérature, cette thèse traverse les chambres à soi d’architectes-autobiographes pour comprendre les singularités de cette pratique. Alternant des approches par figure et par communautés, elle analyse un siècle (1925-2025) d’écritures foisonnantes au sein de l’histoire culturelle de la discipline architecturale. Depuis le champ du contemporain, où l’expérience se transmet plus que jamais par des récits de soi partagés plutôt que par des connaissances instaurées, elle interroge la réception de ces sources, entre fascination et défiance. Alors que, sur fond de storytelling, semble proclamée la fin des grands récits et des figures unipersonnelles dominantes. Des architectes-autobiographes… Mais qu’est-ce donc que cette étrange catégorie ? Dans quels contextes et sous quelles conditions un architecte se fait autobiographe ? Quelles représentations accompagnent cette forme d’être écrivain ? Ni un métier, ni une profession, ni un statut, ni un titre… Ce nom composé laisse croire, si ce n’est à un équilibre fragile, du moins à une coexistence temporaire. Car l’exercice peut s’avérer exceptionnel ou récurrent, précoce ou tardif, traduisant un rapport au temps singulier. De cette réalité découle des formes conventionnelles comme inventives, des œuvres complètes comme fragmentaires. Cette recherche commence donc en regardant, comme par-dessus les épaules des six figures. Par cette proximité, leurs textes comme leurs postures littéraires sont décryptés. Il s’agit dès lors de contextualiser la place des écrits autobiographiques dans leurs productions et trajectoires, de relever comment ils racontent et sont commentés dans ce passage à l’acte littéraire et d’identifier par quelles manières ils organisent ce moment. Cette approche, s’attachant, non pas aux textes comme objets autonomes, mais aux représentations des pratiques des écrivains, retraduit, pour la discipline architecturale, des démarches empruntées à la recherche en littérature, notamment les travaux d'Alexandre Gefen et de Julia Kerninon. Chaque figure devient prétexte à générer des chambres d’échos avec des tierces-figures, révélant cultures communes et filiations intellectuelles. Aussi, progressivement, émergent des communautés d’architectes-autobiographes, faisant monter la recherche en généralité.L’exploration prend alors une tournure spatiale, par la traversée de différentes chambres à soi. La formule, empruntée à l’écrivaine Virginia Woolf, est entendue dans sa dimension matérielle (une pièce), comme symbolique (un espace d’émancipation). Ce cheminement narratif, de chambre en chambre, dessine les contextes récurrents qui entourent les architectes-autobiographes lorsqu’ils opèrent leur reconversion, pour reprendre l’expression du chercheur Philippe Lejeune, spécialiste de l’autobiographie. On passe ainsi successivement par une chambre en huis clos, une chambre médiatique, une chambre au divan, des chambres en enfilade, pour enfin s’autoriser un détour par une chambre fictive. L’antichambre de la recherche se profile alors, d’où est envisagée la réception des écrits autobiographiques par les chercheurs en architecture. Car, de fait, comment le chercheur considérant ces voix à la première personne du singulier s’autorise lui-même à dire je ? Enfin, cette thèse propose une expérience de lecture, ouverte à d’autres formes que la seule écriture académique attendue. Aussi, en des endroits dédiés, elle s’articule aux registres du portrait-fiction et du souvenir. L’écriture de la thèse elle-même explore ainsi les manières dont, de l’invention des formes du texte, dépend les réceptions des savoirs par les lecteurs