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HAL : Dernières publications Voir les Non lu | Plus vieux en premier[tel-05606860] Semer les possibles : l'écologie territoriale comme grille de lecture de la transition agroécologique en territoire rural. Étude de cas en vallée de Quint (Drôme, France)
HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 29/04/2026 à 17:08:00 - Favoriser || Lu/Non lu
Cette thèse questionne les conditions et les leviers de la transition agroécologique à l’échelle des territoires ruraux, en croisant trois cadres théoriques et analytiques : l’écologie territoriale, l’agroécologie et l’approche par les capabilités. Elle propose l’étude approfondie d’un micro-territoire singulier, la vallée de Quint (Drôme, France). Ce territoire de moyenne-montagne, situé au sud du Vercors, est marqué par une trajectoire agricole particulière, caractérisée par une faible intensification, un important tissu associatif et de nombreuses initiatives collectives. L’écologie territoriale constitue le cadre principal de l’analyse, permettant de saisir tant les flux matériels qu’immatériels qui structurent le métabolisme du territoire, les interdépendances écologiques et les dynamiques sociales. L’agroécologie apporte une lecture et une compréhension des pratiques agricoles et de leur contribution à la soutenabilité globale du territoire, tandis que l’approche par les capabilités permet de réfléchir aux marges de manœuvre réelles des individus, des collectifs et du territoire face aux transformations en cours. Au croisement de ces trois approches, cette thèse propose un cadre analytique qui vise à mettre en évidence comment les trajectoires territoriales se construisent sur le temps long, entre contraintes liées aux ressources, choix politiques et initiatives locales, et comment elles façonnent les conditions de possibilité d’une transition agroécologique. Cela permet alors de penser la transition non pas comme un modèle universel mais comme un processus ancré et situé, dépendant à la fois des caractéristiques biophysiques d’un territoire et de la capacité de ses acteurs et actrices à agir collectivement. Plus largement, cette thèse contribue à nourrir la réflexion sur la soutenabilité des systèmes agri-alimentaires et sur le rôle des territoires dans la construction d’alternatives face aux crises écologiques et sociales actuelles.
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[tel-05601441] Chambres à soi : figures d’architectes-autobiographes (1925-2025)
HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 24/04/2026 à 13:30:00 - Favoriser || Lu/Non lu
Frank Lloyd Wright, Charlotte Perriand, Denise Scott Brown, Peter Zumthor, Rem Koolhaas et Valerio Olgiati composent un corpus hétéroclite de six figures d’architectes-autobiographes.Six arbres qui cachent une forêt. Dans l’ombre de cette forêt, des tierces-figures. Au croisement de l'architecture et de la littérature, cette thèse traverse les chambres à soi d’architectes-autobiographes pour comprendre les singularités de cette pratique. Alternant des approches par figure et par communautés, elle analyse un siècle (1925-2025) d’écritures foisonnantes au sein de l’histoire culturelle de la discipline architecturale. Depuis le champ du contemporain, où l’expérience se transmet plus que jamais par des récits de soi partagés plutôt que par des connaissances instaurées, elle interroge la réception de ces sources, entre fascination et défiance. Alors que, sur fond de storytelling, semble proclamée la fin des grands récits et des figures unipersonnelles dominantes. Des architectes-autobiographes… Mais qu’est-ce donc que cette étrange catégorie ? Dans quels contextes et sous quelles conditions un architecte se fait autobiographe ? Quelles représentations accompagnent cette forme d’être écrivain ? Ni un métier, ni une profession, ni un statut, ni un titre… Ce nom composé laisse croire, si ce n’est à un équilibre fragile, du moins à une coexistence temporaire. Car l’exercice peut s’avérer exceptionnel ou récurrent, précoce ou tardif, traduisant un rapport au temps singulier. De cette réalité découle des formes conventionnelles comme inventives, des œuvres complètes comme fragmentaires. Cette recherche commence donc en regardant, comme par-dessus les épaules des six figures. Par cette proximité, leurs textes comme leurs postures littéraires sont décryptés. Il s’agit dès lors de contextualiser la place des écrits autobiographiques dans leurs productions et trajectoires, de relever comment ils racontent et sont commentés dans ce passage à l’acte littéraire et d’identifier par quelles manières ils organisent ce moment. Cette approche, s’attachant, non pas aux textes comme objets autonomes, mais aux représentations des pratiques des écrivains, retraduit, pour la discipline architecturale, des démarches empruntées à la recherche en littérature, notamment les travaux d'Alexandre Gefen et de Julia Kerninon. Chaque figure devient prétexte à générer des chambres d’échos avec des tierces-figures, révélant cultures communes et filiations intellectuelles. Aussi, progressivement, émergent des communautés d’architectes-autobiographes, faisant monter la recherche en généralité.L’exploration prend alors une tournure spatiale, par la traversée de différentes chambres à soi. La formule, empruntée à l’écrivaine Virginia Woolf, est entendue dans sa dimension matérielle (une pièce), comme symbolique (un espace d’émancipation). Ce cheminement narratif, de chambre en chambre, dessine les contextes récurrents qui entourent les architectes-autobiographes lorsqu’ils opèrent leur reconversion, pour reprendre l’expression du chercheur Philippe Lejeune, spécialiste de l’autobiographie. On passe ainsi successivement par une chambre en huis clos, une chambre médiatique, une chambre au divan, des chambres en enfilade, pour enfin s’autoriser un détour par une chambre fictive. L’antichambre de la recherche se profile alors, d’où est envisagée la réception des écrits autobiographiques par les chercheurs en architecture. Car, de fait, comment le chercheur considérant ces voix à la première personne du singulier s’autorise lui-même à dire je ? Enfin, cette thèse propose une expérience de lecture, ouverte à d’autres formes que la seule écriture académique attendue. Aussi, en des endroits dédiés, elle s’articule aux registres du portrait-fiction et du souvenir. L’écriture de la thèse elle-même explore ainsi les manières dont, de l’invention des formes du texte, dépend les réceptions des savoirs par les lecteurs
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[tel-05595018] La notion de projet dans la pensée urbanistique contemporaine : de l’urbanisme de projet aux nouveaux paradigmes du projet comme vecteur d’émancipation sociale et culturelle
HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 17/04/2026 à 15:06:00 - Favoriser || Lu/Non lu
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[tel-05570327] Environnements, capitalisme et urbanisation
HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 27/03/2026 à 16:44:00 - Favoriser || Lu/Non lu
Penser les environnements, depuis le Nord global, invite à prendre en compte des transformations marquées par une forte anthropisation et une artificialisation des milieux, dans un double contexte d’urbanisation et d’essor du capitalisme. Face à la crise écologique et au changement climatique, des acteur·trices semblent tiraillé·es entre une nécessaire prise en compte des fonctionnements des écosystèmes et des représentations ou des actions où les environnements sont toujours plus instrumentalisés et exploités. Cette tension s’exprime également dans un rapport dialectique entre des valeurs d’usage qui répondent aux besoins des êtres humains et des autres-qu’humains d’une part et d’autre part le poids considérable de la valeur d’échange, dans les modes de développement économiques et politiques. Ces deux types de valeur sont modelés et alimentés par des relations de domination qui (re)produisent des inégalités et des injustices. Dans un positionnement marqué par la Political Ecology, l’articulation entre les approches par le haut (au plus proche des personnes en position de pouvoir et souvent bien dotées en capitaux) et par le bas (en interrogeant des marginalisations) permet de cerner la construction de discours dominants et plus alternatifs. Mon propos s’inscrit dans une géohistoire des changements environnementaux et des aménagements au prisme des théories lefebvriennes de la production de l’espace. Il est fondé sur une observation matérielle des espaces, des pratiques et des appropriations qui s’y déploient, tout en analysant des discours, des représentations et des imaginaires. Ma compréhension des changements environnementaux s’appuie sur une démarche abductive, marquée par des allers-retours entre approches théoriques et démarches empiriques, à partir de méthodes mixtes et d’un fort dialogue interdisciplinaire. Je développe alors trois propositions sur le capitalisme urbain, les situations problématiques et les droits aux environnements qui se nourrissent des conceptualisations pour penser la justice environnementale, le care et la santé.
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[tel-05391367] Le numérique au secοurs des mοbilités partagées en Afrique de l'Οuest
HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 15/12/2025 à 13:24:00 - Favoriser || Lu/Non lu
La thèse porte sur les conditions d’émergence et d’appropriation des plateformes numériques de mobilité partagée en Afrique de l’Ouest, une région où la riche tradition du partage se heurte paradoxalement à l’échec massif des modèles d’économie collaborative importés. L’hypothèse principale défend que cet échec ne relève pas d’un « retard » technologique, mais d’une inadé-quation profonde entre le paradigme diffusionniste du « techno-push » et les écosystèmes de mobilité locaux, complexes et résilients. Au cœur de ce travail se trouve une démarche de re-cherche-action conduite principalement au Bénin, dans le cadre d’une thèse Cifre hébergée par l’entreprise Transway. Elle s’appuie également sur la plateforme RMobility, envisagée comme un dispositif expérimental ayant permis de constituer un corpus de données unique (plus de 40 000 trajets et 1 440 enquêtes), pour analyser les pratiques réelles, les freins culturels et les stra-tégies de contournement des usagers. La thèse mobilise la sociologie de la traduction et les théo-ries de l’innovation située pour examiner les processus d’hybridation, de détournement et de réinvention qui caractérisent la rencontre entre technologie et territoire. Elle montre que la viabili-té d’une plateforme dépend moins de sa supériorité technique que de sa capacité à s’articuler aux savoir-faire locaux et à instaurer une confiance qui dépasse la seule perspective techno-rationnelle, pour devenir un véritable projet de justice spatiale et sociale.