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HAL-SHS - Urbanisme

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[halshs-00740811] Le fait urbain médiéval

HAL-SHS - Urbanisme il y a 4 h et 53 min - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Le thème " du fait urbain médiéval " échappe largement à la programmation scientifique. Entre 1995 et 2005, très peu de recherches archéologiques ont été programmées en ville, du fait principalement de l'inaccessibilité de ce milieu. La recherche sur le sujet a cependant progressé avec les résultats d'opérations d'archéologie préventive menées dans une douzaine de villes languedociennes, en particulier Montpellier, Perpignan et Béziers.
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[hal-02374317] Nantes (Loire-Atlantique), Neptune-Bouffay : Evolution du front sud de la ville historique, entre Loire et espace urbain

HAL-SHS - Urbanisme il y a 5 h et 33 min - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

En 2010 les réaménagements réalisés dans le centre historique de la ville de Nantes ont été accompagnés par une série d’opérations archéologiques préventives menées par l’Inrap et la Dparc. Deux fouilles, plusieurs diagnostics, suivi de réseau et sondages géotechniques se sont concentrés au niveau de l’espace public (allées Flesselles, Maillard et place du Bouffay) et sur l’emprise du futur immeuble carré Feydeau. Plusieurs fenêtres sur l’espace urbanisé ancien ont pu être ouvertes entre l’ancien cours de l’Erdre (actuel cours des 50 otages) et le Château des Ducs de Bretagne). Le tracé de la muraille romaine peut désormais être restitué avec précision au sud de la place du Bouffay. Différents éléments de la fortification médiévale ont été mis au jour en divers points de la fouille (élément de la porte Poissonnière, mur de gorge de la tour Saint-Jacques, tronçon de courtine...). Ces observations renseignent notamment les modes de construction et états de conservation de cette fortification. Les vestiges dégagés à l’emplacement du Château du Bouffay et de l’Hôtel de la Monnaie apportent des informations sur la topographie urbaine du coeur de la cité. De la même manière, les recherches menées sur la place du Bouffay livrent un regard neuf sur cet espace public, lieu central de la cité, mais revêtu de structures semble-t-il relativement modestes. Des aménagements antérieurs aux comblements de la Loire ont pu être observés en plusieurs endroits (quais, cales, pont de l’Aiguillon). Les éléments de culture matérielle des époques médiévale et moderne ont également été étudiés. L’étude céramique, bien que de faible ampleur quantitative, reste primordiale tant ce type d’étude est rare à l’échelle de l’agglomération. Des études des éléments de construction ont également été menées ainsi qu’une approche des différents lots monétaires. Cette dernière ayant surtout vocation a affiner les différentes fourchettes chronologiques. Les études paléo-métallurgiques, rares en contexte urbain, contribuent également à la synthèse de cette opération. En effet, des niveaux de forge attribués au Moyen Âge ont été partiellement fouillés et des artefacts liés au fonctionnement de l’Hôtel de la Monnaie ont été mis au jour. Ces découvertes définissent un axe de recherche principalement orienté vers la relation entre la ville et son fleuve et l’évolution du paysage urbain. Une esquisse de l’urbanisme des époques médiévale et moderne, de la genèse de la place du Bouffay, de l’évolution des enceintes urbaines (romaine et médiévale), du réseau viaire et des différents pôles politiques et économiques du coeur de la cité est ainsi rendu possible grâce à la lecture détaillée des archives du sol. Les différents éléments mis au jour éclairent également sous un jour nouveau un dossier documentaire conséquent.
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[halshs-00545709] Marseille, 165 rue Sainte, 5-7 rue du Commandant Lamy

HAL-SHS - Urbanisme il y a 5 h et 34 min - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

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[halshs-02307006] Archéologie urbaine : les vestiges du passé encombrent-ils nos villes ?

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[hal-02050562] Maison des Podestats : Corse, Corse-du-Sud (2A), Bonifacio

HAL-SHS - Urbanisme il y a 5 h et 59 min - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Cette maison génoise de Bonifacio, déjà rénovée dans les années 1970/1980, possède une belle façade médiévale dont certains traits sortent de l’ordinaire. De plus, elle est implantée à un endroit stratégique, face à la loggia de l’église Sainte-Marie-Majeure et à côté du Palais des Podestats (ou palais public), qui explique qu’elle ait été qualifiée de « Maison des Podestats », et ce en dépit de l’absence de toute preuve textuelle. La rénovation des trois façades fournissait la première opportunité de se concentrer sur cette maison. L’opération a pris la forme d’un diagnostic archéologique de bâti, dont le but était plus précisément de compléter les données historiques en termes de chronologie et de fonctionnement mais aussi de déterminer le type de mesures de conservation dont la maison doit faire l’objet. Les informations archéologiques sont directement accessibles uniquement sur les deux premiers niveaux de la façade orientale. Son étage supérieur et les autres façades, masqués par les enduits, ont été observés au moyen de sondages ouverts en bandeau d’environ 1 m de hauteur. La corrélation entre ces éléments permet de proposer un phasage qui peut être simplifié en quatre périodes principales. Un état médiéval : Le bâtiment médiéval correspondrait au volume principal se développant sur un plan quadrangulaire de 100 m². Cet état est documenté par les élévations orientale, méridionale et occidentale. L’élévation orientale correspond à la façade en appareil régulier, dressée face à l’église. Elle fait l’objet d’un soin particulier car elle a vocation d’afficher le statut de son propriétaire. Le diagnostic a mis en évidence que la façade septentrionale est un placage édifié autour du XIXe siècle. Une hypothèse vraisemblable est donc que cette maçonnerie masque une élévation médiévale. Une dernière hypothèse est que la parcelle longue et étroite, à l’ouest, qui sert actuellement de cage d’escalier, est initialement une ruelle qui a été bâtie avant le XIXe siècle lors d’une pression démographique. Le fait qu’elle se singularise par sa forme étroite et traversante, sa largeur étant de l’ordre de 2 m, forme un argument cohérent. La maison des Podestats disposerait donc de trois élévations ouvertes sur rues. La quatrième élévation, au sud, est un mur latéral partagé avec des petites maisons qui se sont effondrées. Néanmoins, seules les élévations orientale et méridionale peuvent être caractérisées. Bien que contemporaines, elles font l’objet de mises en œuvre bien distinctes reflétant sans doute un statut différent : le mur mitoyen est en appareil irrégulier, tandis que la façade orientale est réalisée en moellons dressés dans du calcaire bonifacien. Sur cette façade, seuls les deux premiers niveaux documentent cet état médiéval. Pour le rez-de-chaussée, il demeure la baie en plein cintre à l’extrémité septentrionale, initialement associée à une seconde qualifiée de porte, car plus étroite, dont il ne reste qu’un piédroit coiffé par un départ en léger arc de cercle. Le second niveau correspond à l’étage noble. Il était éclairé par trois grandes fenêtres dont les éléments étaient inscrits dans l’embrasure d’une grande arcature au tracé très légèrement brisé. Les parties constitutives de ces fenêtres, hormis les grandes arcatures, ont disparu. Seules les deux assises supérieures du tympan de la fenêtre centrale, avec le bloc orné des deux blasons, appartiennent au dispositif d’origine. Enfin, les deux niveaux sont séparés par un cordon régnant sous appui associé à une frise d’arceaux dont les retombées sont en grande partie reconstituées lors de la campagne de restauration des années 1970/1980. Des interventions postérieures sur cette façade : entre le XIIIe et le milieu du XIXe siècle : Deux, voire trois portes étroites et rectangulaires, couvertes par un linteau plat surmonté d’un bloc de granite, sont le fruit d’une première intervention au rez-de-chaussée. Ces ouvertures très étroites sont potentiellement de l’extrême fin du Moyen Âge ou du début de la période moderne, ce qui reste à être précisé. Ce modèle se trouve un peu partout dans la ville haute, souvent en association avec des escaliers très raides, aménagés contre un des murs latéraux, desservant les étages d’habitation. Il faudrait donc peut-être corréler ces ouvertures bien particulières avec une réorganisation interne du bâtiment. Toujours au rez-de-chaussée, deux baies en arc segmentaire extradossé détruisent et remplacent ces portes. Elles sont de factures modernes, selon les arguments stylistiques autour du XVIIIe siècle. Les deux baies sont utilisées conjointement à la grande baie médiévale maintenue en usage. Ces créations s’accompagnent avec certitude d’une réorganisation interne : les cloisons de briques épaisses, séparant les trois espaces toujours en usage et que les baies desservent, s’adossent en effet aux maçonneries qui condamnent les portes étroites de l’état antérieur. Construction de la façade septentrionale et annexion de la parcelle mitoyenne à l’ouest : Cet état correspond à une modification importante de la maison. La façade septentrionale est édifiée après la première moitié du XIXe siècle, puisque cette édification englobe une petite parcelle étroite adossée à l’ouest de la maison. La superficie de la maison est ainsi majorée à 140 m², à laquelle doit s’ajouter l’emprise d’une des petites maisons au sud effondrées depuis. Au deuxième étage, la maçonnerie est chaînée avec le retour sur la façade orientale, attestant que ces travaux sur la façade septentrionale s’accompagnent de la surélévation de la maison. Cet étage documente soit un agrandissement d’une maison médiévale dès l’origine à deux niveaux soit le fruit d’un remplacement d’un étage déjà existant, par conséquent modifié ou détruit. La façade septentrionale et l’étage sont ajourés de fenêtres rectangulaires. Elles sont toutes de facture assez similaire, en dépit de nombreuses interventions destinées d’abord à les agrandir, puis à les rétrécir. Au premier étage, les fenêtres médiévales ont probablement fait l’objet d’un premier remplacement puisque les cartes-postales antérieures à la rénovation témoignent de l’existence de trois fenêtres rectangulaires (à vitraux selon les témoignages) dont l’architecte de la rénovation des années 1970/1980 a dû s’inspirer. Cependant, il est difficile de corréler cette étape d’aménagement à l’une de celles qui ont été évoquées. Raisonnablement, il est possible d’imaginer que ce remplacement est assez tardif. Les dernières interventions : Les maisons qui se trouvaient contre l’élévation méridionale se sont effondrées apparemment dans les années 1950/1960. Elles peuvent aussi être à l’origine de la campagne de rénovation des années 1970/1980. Leur disparition a permis d’ouvrir plusieurs fenêtres dans l’élévation méridionale. La rénovation des années 70/80 correspond à une dernière étape majeure d’intervention. Les façades sont enduites d’un ciment de couleur saumon, qui permet d’identifier aisément les points où se sont déroulées les opérations. Les fenêtres qui se trouvent actuellement dans les arcatures médiévales sont le fruit de cette campagne. Elles reprennent le modèle rectangulaire déjà en remplacement des baies initiales mais flanquées chacune par deux niches étroites d’inspiration gothique. L’usage d’IPN, de béton, de briques mécaniques, de dalles de pierre reconstituées découpées à la scie ou à la meuleuse confortent leur appartenance à la période contemporaine, ce qui fut la grande surprise de cette opération.
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[hal-02378466] Antipolis, la ville romaine

HAL-SHS - Urbanisme il y a 5 h et 59 min - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Etablissement indigène, agglomération hellénistique puis ville romaine, Antibes peut s’enorgueillir d’un riche passé. Une importante quantité de données nouvelles dues à l’essor de l’Archéologie préventive à la fin des années 1990, permettent aujourd’hui d’éclairer de manière significative la ville romaine. Toutefois, plusieurs domaines étaient déjà documentés, et parfois depuis longtemps. En témoignent la stèle de l’enfant Septentrion connue dès le XVIe siècle et, de manière moins spectaculaire, les nombreux vestiges découverts fortuitement, et que l’inventaire égrène en fin d’ouvrage, rappelant au passage que le sous-sol antibois a beaucoup souffert du développement de l’urbanisation dans les années 70. Dans le cadre d’un Projet Collectif de Recherches « Antipolis, des origines au royaume des Francs » mené entre 2011 et 2013, l’objectif a été de rassembler cette documentation ancienne et récente, éparse et inégale. Le présent ouvrage ne concerne que la période romaine, au cours de laquelle Antibes était chef-lieu de cité et la première ville de Gaule et de la Province de Narbonnaise… pour qui venait d’Italie. Le retour aux sources écrites et au terrain, ainsi que la découverte de documents nouveaux, ont permis de conforter, par une démarche rigoureuse que l’on pourra suivre ici, la présence des deux édifices de spectacle et celle d’un vaste monument conservé sous le château. L’habitat privé s’est enrichi de la découverte d ‘une nouvelle maison, témoignage du cadre de vie des élites, de l’étude de plusieurs pavements et de celle de deux ensembles de peintures murales, de grande qualité, qui étaient conservés dans les réserves du musée. Avec la grande opération préventive du Pré-des-Pêcheurs, en 2012, on en sait désormais davantage sur le port. Depuis les travaux des années 70 seules avaient été consignées quelques observations rapides et donc sujettes à caution. Parallèlement, un important travail a été mené sur le mobilier des découvertes anciennes conservé au musée. L’étude de la céramique, dont la présentation dépasserait le cadre de cet ouvrage, a permis d’assoir quelques chronologies, ponctuellement précisées par des datations par archéomagnétisme et luminescence entreprises sur l’édifice sous le château. Les résultats de ces efforts conjugués apparaissent à la lecture de la synthèse. L’aspect des différents quartiers a été précisé ainsi que le cadre de vie des habitants. Les auteurs ont pu mettre en évidence les orientations de la (ou des ?) trame urbaine et tenter une approche des principales phases d’évolution d’Antipolis, une ville romaine restée modeste mais empreinte encore d’un dynamisme certain à la fin de l’Antiquité. L’exposé des nouvelles connaissances résultant de ce travail montre les multiples directions dans lesquelles la réflexion peut désormais s’engager. Cependant, beaucoup reste à faire. Le puzzle ne comporte que quelques pièces et cette publication doit être considérée comme un état des connaissances ouvert à de nouvelles fouilles à venir.
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[hal-02010974] Lescar (64), 7 rue du Parvis : Rapport de diagnostic

HAL-SHS - Urbanisme il y a 5 h et 59 min - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Des remblais moderne recouvrent des vestiges de fondations de murs ou des structures de type solin, drain, dont l’observation est difficile voire impossible en raison même de la forte épaisseur de ce remblaiement (jusqu’à 2 m). Le diagnostic est donc positif en ce qui concerne les vestiges : des murs et des murets sont conservés en fondation (et non en élévation), mais négatif en ce qui concerne les niveaux d’occupation qui auraient pu être associés à ces vestiges construits. S’agit-il de murets de terrasses étagées, de bâtiments d’habitation ou à vocation agricole ou artisanale ? Sont-ils tous contemporains ? Seul le mobilier récolté dans les couches de remblai nous donne une chronologie entre les XVe et XVIIIe siècles. Le cadastre napoléonien de 1812 ne nous renseigne pas non plus sur le statut agricole ou urbain de la parcelle. La proximité de la maison-forte voisine suggère cependant une association de dépendances connexes à celle-ci.
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[hal-01654943] Un habitat médiéval sur les allées Jules Guesde à Toulouse

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Le projet de création d’une ligne de tramway “Garonne” au sud du centre historique de Toulouse a suscité la prescription de sondages archéologiques de diagnostic par le Service Régional de l’Archéologie (DRAC de Midi-Pyrénées). La réalisation de cette évaluation a été confiée à l’Institut National de Recherches d’Archéologie Préventive (Inrap) du 7 décembre 2009 au 11 décembre 2009. Le présent article ne présentera qu’une partie des données recueillies à cette occasion, celles en rapport avec l’urbanisme de la fin du Moyen Âge.
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[hal-01498921] La citadelle de Bastia, bastion San Giovanni Battista : Corse, Haute-Corse, Bastia

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Ce diagnostic a permis d’expertiser les différentes parties du Bastion Saint Jean-Baptiste de la citadelle de Bastia. L’essentiel de la muraille du bastion (rempart et les contreforts) date de la construction de 1575-1578. Toutes les couches rencontrées sont postérieures au contrefort et rempart. Les contreforts (1er état) sont faits d’une seule pièce sur toute la hauteur. Tous les ressauts sont chainés, jusqu’à l’arase, support des arcs de décharge (2ème état) eux même support du chemin de ronde actuel. Une suite de remblais, antérieure au 2e quart du XVIIIe siècle, a pu être exploré jusqu’à une profondeur de – 3,30 m. Ces remblais comportent des éclats de schiste et de calcaire, des gros fragments de mortier, de nombreux charbons, mais aussi de la céramique et de la faune, dont des huitres, en grande quantité. L’analyse du mobilier est en cours, mais ces remblais sont très certainement liés au terre-plein aménagé en 1625-1626, afin de constituer une esplanade dominante sur laquelle peuvent évoluer des artificiers et des canons. Il faut envisager que 50 ans plutôt, suite à la construction du rempart de 1575-1576, le niveau de circulation interne du bastion Saint Jean-Baptiste, était beaucoup plus bas et donc que les contreforts internes étaient bien apparents. Plus haut dans la stratigraphie, a été ensuite identifié, au centre de la cour, un bâtiment quadrangulaire (avec sols et couches d’occupation) en moellons de schiste liés à la terre et au mortier de chaux. Ce bâtiment pourrait être la poudrière repérée sur le plan de 1738. Contemporain de cette construction, au sud de la cour, un niveau d’occupation, avec activité foyère et déchets culinaires, a été localisé au sein d’un bâtiment (entrepôt léger) caractérisé par des trous de poteau associés à plusieurs sols de mortier de chaux. Notons qu’aux alentours des ces années 1730, le niveau de circulation correspond à l’arase du ressaut inférieur (nommé deuxième ressaut) des contreforts. La stratigraphie est ensuite surélevée par une couche, jaunâtre, hétérogène, comportant, en grande quantité, des détritus de matériaux de construction, éclats de pierre, morceaux d’enduit, et objets du quotidien dont des céramiques vernissées. Cette couche de destruction pourrait être assimilée au projet de réfection de 1755-1756 où l’ensemble des courtines sont surhaussées. Clôturant cette campagne de réfection, de manière générale, des puissants remblais (mélange d’alluvions et d’éclats de schiste), facilement repérables par la couleur brun-orangé, s’entassent suivant une pente allant de l’intérieur de la cour vers le rempart. Un bâtiment (visible sur le plan du bastion de 1773-1774) est ensuite construit (fondation de blocs de schiste liés au mortier de chaux, montée en tranchée étroite) au centre de la cour dans le remblai de nivellement général de la campagne de reconstruction de 1755. Toujours sur ces remblais orangés, sera construit un premier arsenal en 1773-1774. Ce bâtiment peu fondé, sera complètement démonté pour la construction, contre le rempart, d’un nouvel arsenal en 1836. Ce deuxième bâtiment est un hangar constitué de piliers maçonnés et de murs à colombages, crépis à la chaux. Lors de la construction des fondations de cet arsenal,à l’emplacement du plan, le sol a été rabaissé de 1,20 m par rapport au restede la cour ; ceci de façon à pouvoir construire entre chaque mur-pilier (fondation distante de 2,40 m) qui s’enfonce profondément, une voûte de décharge en plein cintre légèrement surbaissée. Tous les autres bâtiments contemporains de ce deuxième arsenal (bâtiments du fond de cour avec citerne et cave (ancienne artillerie), ainsi que la conciergerie (anciens magasins) qui jouxte l’orillon sud récemment démoli, mais dont il reste en surface l’arase des fondations, sont mentionnés dans les plans de 1836 et 1885.
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[hal-01503365] Hôtels de Mailly et de Lazerme : Languedoc-Roussillon, Pyrénées-Orientales (66), Perpignan

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Des sondages au sol et des sondages muraux ont été conduits dans les deux hôtels, avant leur réhabilitation en ensemble muséal. Les bâtisses se situaient à l'intérieur de la deuxième enceinte médiévale de Perpignan. Les recherches ont permis de déterminer quatre grandes phases chronologiques : - des dépôts de type alluvial, actifs jusqu'au début du XIIe s., - une première occupation médiévale datée des XI-XIIIe s., - une seconde, plus structurée, attribuable à la fin du Moyen-Age, - la mise en place des deux hôtels, au XVIIIe s. L'analyse du bâti a permis d'identifier des axes parcellaires médiévaux, et l'étude des modes de construction. La découverte de murs en terre enrichit le corpus perpignanais déjà fourni.