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Livraisons de l'histoire de l'…

LHA publie les travaux inédits de jeunes chercheurs, organisés sous forme de numéros thématiques, avec actualités et comptes rendus bibliographiques // News on the research on the history of architecture, bibliographical reviews and authors bibilographies can also be found Voir les Non lu | Plus vieux en premier
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L’architecte diocésain : travaux à la basilique Saint-Apollinaire de Valence

Livraisons de l'histoire de l'… par Anne Richard-Bazire le 21/04/2020 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

En 1875, Jean-Louis Pascal est nommé architecte diocésain de Valence, en charge de la basilique Saint-Apollinaire, du séminaire et de l’évêché. À Saint-Apollinaire de Valence, Pascal adopte une politique de restauration très respectueuse des apports des siècles passés ; c’est une nouveauté. Magnifique monument roman, presqu’entièrement détruit au XVIe siècle, l’église est restaurée au début du XVIIe siècle et remaniée au début du XVIIIe siècle par Alexandre Milon de Mesmes, évêque de Valence, à la mode de l’époque. Avec les années 1840 débute son désenclavement des constructions qui la cernaient de toutes parts. Lorsque Pascal arrive à Valence, la restauration de la cathédrale a été interrompue par la guerre ; il est donc confronté à des problèmes classiques d’entretien des églises : les dallages sont en mauvais état, il faut remanier la couverture en tuiles creuses, réparer les grilles en fer, les ferrures des portes et fenêtres, la charpente, le beffroi, et quelques vitraux. L’arc...

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Les expositions universelles, Jean-Louis Pascal, critique et constructeur

Livraisons de l'histoire de l'… par Anne Richard-Bazire le 21/04/2020 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Les expositions universelles sont des évènements majeurs du XIXe siècle, vitrines des progrès techniques et des réalisations industrielles de nations voulant témoigner de leur dynamisme économique. L’architecte Jean-Louis Pascal, grand prix de Rome en 1866 et personnage important du monde de l’architecture du XIXe siècle en sera à la fois l’acteur, en reconstituant pour le Portugal à l’exposition universelle de 1878 à Paris, une partie du monastère des Hiéronymites de Belem, mais aussi le critique, en étant le rapporteur des expositions universelles de Vienne en 1873 et de Paris en 1900. Ce sera l’occasion pour lui d’écrire de très intéressants articles, dans la Revue générale de l’architecture et des travaux publics mais aussi dans la Gazette des beaux-arts sur l’éclectisme architectural et l’internationalisation des styles qu’il voit poindre au tournant du siècle.

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L’architecture funéraire

Livraisons de l'histoire de l'… par Anne Richard-Bazire le 21/04/2020 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Pascal a réalisé de nombreux tombeaux dans les cimetières en province, à Fécamp, à Chamarande dans l’Essonne, mais aussi dans les cimetières parisiens de Montparnasse et de Montmartre. Pour l’historien Jules Michelet, Jean-Louis Pascal réalise au début des années quatre-vingt, une très belle tombe au cimetière du Père-Lachaise, avec l’aide du sculpteur Antonin Mercié. Pour Charles Degeorge, son ami de toujours, c’est une tombe plus sobre qu’il élève au Père-Lachaise, tombe inspirée de celle de Georges Bizet par Charles Garnier. Pascal élève au tournant du siècle, dans l’église Notre-Dame-de-la-Consolation, rue Jean Goujon à Paris, un petit monument funéraire aux demoiselles Hatte de Chevilly, mortes dans l’incendie du Bazar de la Charité. C’est ici la pureté et la jeunesse des deux jeunes filles qu’il choisit de mettre en avant dans ce petit monument supporté symboliquement par un terme aux ailes déployées dont le visage incarne toute la tristesse du monde.

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Les immeubles

Livraisons de l'histoire de l'… par Anne Richard-Bazire le 21/04/2020 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Pascal réalise sa première œuvre assez vite après l’obtention de son grand prix : la maison-atelier que son maître et ami William Bouguereau lui demande d’élever au no 75 de la rue Notre-Dame-des-Champs à Paris en 1868. On y note la sobriété du classicisme du jeune architecte. Lorsque douze ans plus tard il élève, un peu plus haut dans la même rue, un immeuble de rapport pour M. Lopineau, la façade est plus animée, les refends et les balcons ouvragés ont désormais envahi celle-ci. Le champ des références stylistiques de Pascal s’est enrichi, ce qu’illustre magnifiquement l’hôtel de la rue de Prony, bâti en 1882 pour le banquier Antoine Königswarter. Selon Louis Hautecœur, la fièvre constructive avait fait disparaître la science des plans derrière la recherche du profit. Il appartiendra à la génération des élèves de Charles Garnier de relever le défi. Charles Garnier avait imaginé pour les appartements une disposition nouvelle qui devait avoir une grande fortune : il créa la galerie ...

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Les monuments commémoratifs

Livraisons de l'histoire de l'… par Anne Richard-Bazire le 21/04/2020 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

En trois décennies, Jean-Louis Pascal a édifié quatre monuments dédiés à des personnalités du XIXe siècle : peintre, écrivain, homme politique ou architecte ; raffinement du petit temple à l’antique du monument au peintre Henri Regnault dans la cour du mûrier de l’École des beaux-arts, effervescence baroque du monument à Victor Hugo, place d’Eylau à Paris, sobriété du monument à Sadi Carnot à Bordeaux et enfin simplicité du buste de Charles Garnier devant l’Opéra de Paris, à chaque fois, Pascal s’est adapté à la personnalité du personnage et aux ressources dont il disposait. L’histoire du monument à Victor Hugo qui s’étale sur vingt ans nous dévoile les atermoiements entre Paul Meurice, exécuteur testamentaire de Victor Hugo et président du comité créé dès la mort de l’écrivain en vue de lui ériger un monument, et le sculpteur Ernest Barrias, chargé de son exécution. Lutte ouverte dont Jean-Louis Pascal, choisi comme architecte du monument, fut l’arbitre à son corps défendant.

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La lutte contre l’uniformité du style

Livraisons de l'histoire de l'… par Anne Richard-Bazire le 21/04/2020 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Pascal, grand prix de Rome, formé à l’École classique, pur produit de l’académisme du XIXe siècle, avait décidé de faire la guerre à la monotonie en architecture, à l’internationalisation des styles, et au manque d’imagination constaté dans les productions françaises. Il en fera son cheval de bataille alors que membre temporaire du conseil des bâtiments civils en 1880-1881, puis inspecteur général à partir de 1889, il luttera pour que soit laissée aux architectes la possibilité de développer ce que Georges Seure appelle « la fantaisie raisonnée, mais créatrice ». Faisant souvent partie entre 1898 et 1912 du jury devant juger le concours des façades des maisons élevées à Paris, Pascal ne privilégiera aucun style, mais militera pour que toutes les tendances architecturales y soient représentées. Et il s’essaiera à une construction régionaliste en style néo-basque, à Billère dans les Pyrénées-Atlantiques.

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Le concours pour la construction du Sacré-Cœur de Montmartre, une désillusion

Livraisons de l'histoire de l'… par Anne Richard-Bazire le 21/04/2020 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Jean-Louis Pascal a participé à de nombreux concours au cours de sa longue carrière d’architecte. Deux furent marquants pour lui : celui mis en place pour la reconstruction de l’Hôtel de ville de Paris en 1872 et celui destiné à la construction de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, en 1874. En janvier 1874, une commission artistique de douze membres définit les conditions et le programme du concours public, destiné à choisir le maître d’œuvre du futur Sacré-Cœur de Montmartre. Dans ce concours, au programme relativement précis, certaines exigences allaient conditionner la question du style, qui fut l’occasion de nombreux débats entre les tenants d’un style « national » et d’un style taxé d’ « étranger » par ses détracteurs, celui « romano-byzantin » qui fut choisi en définitive. Il fallait d’autre part remplir les conditions spéciales d’une église votive et de pèlerinage. Le projet de Pascal se concentra sur la première exigence, en oubliant la seconde. Ce fut la raison de so...

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Le restaurateur de la basilique Notre-Dame des Doms à Avignon

Livraisons de l'histoire de l'… par Anne Richard-Bazire le 21/04/2020 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Lorsque le 27 octobre 1888, Jean-Louis Pascal est nommé architecte du diocèse d’Avignon, il hérite d’un édifice en déshérence : la basilique métropolitaine de Notre-Dame des Doms qui jouxte le Palais des Papes, ruinée à la Révolution française, est peu fréquentée à cause de sa position excentrée et ne dispose que de peu de ressources. La majeure partie de l’église appartient au style roman du XIIe siècle. Le chœur a été agrandi au XVIIe siècle et des chapelles latérales ajoutées du XIVe au XVIIe siècle. Surplombant le narthex que précède un porche, un grand clocher carré à trois étages en retrait les uns par rapport aux autres est surmonté d’une vierge monumentale depuis 1859. À l’extérieur, Pascal refait l’escalier du Pater, la plateforme du calvaire et les murs de soutènement de la cathédrale. Il clôt le porche roman d’une belle grille du serrurier avignonnais Antoine Audemard, répare les abat-sons des ouvertures de la tour du campanile et fait refaire les vitraux de la coupole et...

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Noir sur blanc

Livraisons de l'histoire de l'… par Jean-Michel Leniaud le 21/04/2020 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Ma présence en tant que directeur de la thèse, mais qui ne valait pas, on le verra ci-dessous, participation, au jury qui s’est récemment tenu autour de la thèse de Marie-Amélie Tharaud sur l’Art nouveau à l’Exposition universelle de 1900 m’a inspiré diverses réflexions que je livre aux lecteurs de notre revue de jeunes chercheurs puisqu’elles concernent l’un des moment clé de la recherche universitaire. Depuis deux ans, une réforme nouvelle entre discrètement dans les faits.

En effet, l’arrêté du 25 mai 2016 réformant l’organisation des études doctorales n’a suscité ni commentaires ni réactions ni protestations des universitaires. Accord tacite ? Silence de façade ? Résignation ? En nos temps de surréglementation universitaire dont l’efficacité est probablement inversement proportionnelle à la quantité, elle a fait suite à plusieurs réformes, généralement pas tout-à-fait mauvaises à défaut de se révéler utiles : la charte des thèses est venue contractualiser les rapports entre un ma...

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Noir sur blanc

Livraisons de l'histoire de l'… par Jean-Michel Leniaud le 17/06/2019 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

À la Bibliothèque nationale, l’escalier du département des manuscrits n’existe plus. A-t-il vraiment été démonté « selon les règles de l’art » pour rejoindre la longue liste des monuments en caisses ? En ce moment même, les sinistres échafauds qui se dressent à l’assaut des façades de la cour Vivienne anticipent sur la mort annoncée de l’œuvre de Jean-Louis Pascal : la moitié de la façade nord avec ses cinq travées et son ordre colossal sont condamnés à la démolition si le maître d’ouvrage s’en est tenu au projet initial. Motif : créer de la transparence pour le grand hall dont la vacuité résultera de la dépose (!) de l’escalier conduisant naguère au département des manuscrits. La psychorigide destruction de l’œuvre d’un architecte aussi important que Jean-Louis Pascal (la prochaine Livraison sera consacrée à son œuvre) résulte d’un étrange processus décisionnel où se combinent l’indécision des décideurs, la raideur doctrinaire des gestionnaires, le bluff Far West des concepteurs : ...