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Livraisons de l'histoire de l'…

LHA publie les travaux inédits de jeunes chercheurs, organisés sous forme de numéros thématiques, avec actualités et comptes rendus bibliographiques // News on the research on the history of architecture, bibliographical reviews and authors bibilographies can also be found Voir les Non lu | Plus vieux en premier
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L’ordre des femmes à la renaissance

Livraisons de l'histoire de l'… par Yves Pauwels le 17/06/2019 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Pour justifier l’emploi de l’ordre ionique aux Tuileries, Philibert De l’Orme, dans son traité, explique que cet ordre est par nature féminin et donc particulièrement adapté au palais de la Reine. En cela, il s’appuie sur une longue tradition qui remonte à Vitruve, selon lequel les proportions des ordres ont été inspirées par celles des corps des différents sexes : l’homme pour le dorique, la femme pour l’ionique et la jeune fille pour le corinthien. À partir de là, il est possible de choisir le style d’un temple en fonction de la divinité à laquelle il est consacré. Reprise par Serlio qui l’adapte à l’univers chrétien, cette doctrine inspire de nombreux théoriciens des XVIe et XVIIe siècles, en même temps qu’elle permet d’interpréter le choix de tel ou tel ordre dans plusieurs bâtiments de cette époque commandés ou habités par des femmes.

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La villa Benedetta et la difficile carrière de Plautilla Bricci, femme architecte dans la Rome du XVIIe siècle

Livraisons de l'histoire de l'… par Thierry Verdier le 17/06/2019 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Plautilla Bricci fut l’une des très rares femmes architectes de la Rome baroque, mais sa carrière est loin d’être connue avec précision. Formée à l’architecture et à la peinture par son père, elle côtoya les plus grands artistes romains du XVIIe siècle, et eut d’énormes difficultés pour faire reconnaître son statut de femme architecte. En suivant l’aventure architecturale de la plus grande commande qui marqua le début de sa carrière, la villa Benedetta, se dessine le portrait d’une artiste de talent, brisée dans sa vocation, et obligée d’œuvrer comme décoratrice (chapelle saint Louis de l’église Saint-Louis-des-Français), avant d’abandonner définitivement un métier profondément masculin.

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Les religieuses à l’époque moderne : architectes, gestionnaires de chantier et manouvrières

Livraisons de l'histoire de l'… par Julie Piront le 17/06/2019 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

À partir du XVIe siècle, les ordres religieux féminins se sont implantés massivement dans les villes de l’Europe catholique. Parmi ceux-ci, les ursulines, les carmélites déchaussées, les visitandines, les annonciades célestes et les bénédictines réformées de la Paix Notre-Dame livrent, au travers de leurs écrits (chroniques, annales, récits de fondation, biographies), leur investissement dans la conception et l’édification de leur cadre de vie. Malgré la clôture stricte auxquelles elles sont soumises en vertu des décrets du concile de Trente (1545-1563), elles conçoivent des plans seules ou en groupe, gèrent l’approvisionnement des matériaux, transportent des gravats et sont en relations constantes avec les corps de métier et les professionnels du bâtiment auprès desquels elles tentent d’affirmer leurs compétences et de revendiquer leur place au sein de la société qui les entoure.

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Décoratrice-ensemblière : une étape vers la profession d’architecte dans les années 20 ?

Livraisons de l'histoire de l'… par Élise Koering le 17/06/2019 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Dans les premières décennies du XXe siècle, période où, en France, les hommes disposent des écoles et où l’Ordre des architectes n’existe pas, la femme architecte ne peut être considérée de manière univoque. Semé d’embûches, son ou plutôt ses parcours sont déterminés par sa difficulté à emprunter les chemins institutionnels mais également par l’existence de voies en trompe-l’œil qui, tout à la fois, permettent le passage vers le métier d’architecte ou au contraire l’empêchent. C’est le cas de la profession de décorateur-ensemblier auquel semble idéalement vouée la créatrice de l’entre-deux-guerres et grâce à laquelle quelques femmes, aujourd’hui considérées à tort ou à raison comme architectes, ont pu accéder à ce statut, telles Eileen Gray ou Claude-Lévy. Cet article se propose d’interroger la manière dont, au sein même du champ des arts décoratifs, une hiérarchie sexuée s’est imposée, cantonnant la femme aux activités mineures (reliure, céramique ou dessin de modèles) et l’excluan...

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La place des femmes dans l’évolution de la salle à manger française, XVIIe-début XIXe siècles

Livraisons de l'histoire de l'… par Cécile Lestienne le 17/06/2019 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Cet article propose d’aborder quelques pistes de réflexion au sujet de la place des femmes dans l’évolution du nouvel espace domestique consacré à la table qu’est la salle à manger durant l’époque moderne. Quand et comment s’y inscrivent-elles ? Plus qu’un espace réservé au repas de l’un ou l’autre sexe, la salle à manger ne s’imposerait-elle pas comme une pièce de réception mixte et familiale ? Il s’agira d’abord de comprendre en quoi l’organisation de la demeure des élites modernes reste pendant longtemps sexuellement différenciée, la salle à manger n’y faisant pas exception ; puis, on s’arrêtera sur les sources tant littéraires qu’iconographiques véhiculant l’image de salles à manger fastueuses où hommes et femmes se réunissent pour partager des plaisirs tout aussi gourmands que charnels ; enfin, on verra en quoi la salle à manger s’impose au tournant du siècle des Lumières comme l’une des pièces de réception de la famille.

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L’absence des femmes, les carences de l’histoire

Livraisons de l'histoire de l'… par Anne-Marie Châtelet le 17/06/2019 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Silencieuses les femmes ? — Mais on n’entend qu’elles diront certains de nos contemporains, qui éprouvent jusqu’à l’angoisse l’impression de leur irrésistible ascension et de leur parole envahissante […] Il subsiste pourtant bien des zones muettes et, en ce qui concerne le passé, un océan de silence, lié au partage inégal des traces, de la mémoire et, plus encore, de l’Histoire, ce récit qui, si longtemps, a « oublié » les femmes, comme si vouées à l’obscurité de la reproduction inénarrable, elles étaient hors du temps, du moins hors événement.

Elles furent longtemps absentes de la création architecturale, urbaine ou paysagère. Cette forme d’art particulière, qui exige pour voir le jour la participation de nombreux professionnels, demande d’importants investissements financiers et ne peut être l’œuvre de solitaires. Elle est un acte qui engage l’exercice d’un pouvoir et une action sociale, ce qui explique en partie que les femmes n’y soient venues que tardivement, malgré un intérêt p...

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Comment les femmes sont entrées à l’Ordre des Architectes : portrait des premières inscrites à l’Ordre régional de la Circonscription de Paris

Livraisons de l'histoire de l'… par Stéphanie Bouysse-Mesnage le 17/06/2019 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

L’Ordre des architectes, créé en 1940, n’accueille encore aujourd’hui que 28 % de femmes parmi ses inscrits. Pourtant, l’analyse des tableaux de l’Ordre régional de la circonscription de Paris (CdP), révèle que les femmes intègrent cette institution dès sa création et qu’elles forment un groupe constitué dès 1942-1943.
La première décennie d’existence de l’ordre régional de la CdP, cadre temporel et spatial de cet article, voit l’augmentation de la population des inscrites, mouvement que l’on peut également observer d’une manière générale, pour l’ensemble des inscrits, à l’échelle de la France. Que l’inscription à l’Ordre ait représenté ou non un sésame permettant aux femmes d’accéder à une carrière dans la maîtrise d’œuvre, les premières figures de femmes architectes qui parviennent à exercer en libéral sans associé, apparaissent au début des années 1950, à l’instar de Marion Tournon-Branly.
Comme le requiert l’Ordre en 1940, la majorité des femmes inscrites au cours de cette période...

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Les femmes et la culture d’atelier à l’École des Beaux-Arts

Livraisons de l'histoire de l'… par Isabelle Conte le 17/06/2019 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

La question de l’entrée des femmes à l’École des Beaux-Arts est ici étudiée du point de vue des traditions d’atelier. Si la question des femmes peut s’observer en examinant les archives administratives ou en observant leurs trajectoires, nous avons cherché à montrer que certains freins à leur entrée ne sont pas rendus explicites au sein des débats. Il s’agit de l’impact qu’aurait leur arrivée sur les coutumes et les traditions déjà en place.
Pour comprendre ces phénomènes sur le temps long, nous avons cherché à éclairer le passé à la lumière d’une expérience récente. Ainsi, pour cet article, il semblait intéressant d’interroger les premières femmes à avoir intégré l’un des derniers ateliers à avoir résisté à cette mixité, et ce, après mai 68 et le démantèlement de l’École des Beaux-Arts.

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Trois femmes paysagistes pionnières en France

Livraisons de l'histoire de l'… par Bernadette Blanchon le 17/06/2019 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Les premières promotions de la Section du paysage et de l’art des jardins, créée en 1945 à l’École nationale d’horticulture de Versailles pour former des professionnels destinés à participer à la Reconstruction de la France, comptent peu de femmes et la plupart d’entre elles ne développèrent qu’une activité modérée de praticiennes. Malgré tout certaines jouèrent un rôle essentiel, tant dans l’enseignement que dans la pratique professionnelle, notamment pour ouvrir un milieu jusque-là plutôt conservateur aux apports d’autres cultures et d’autres disciplines. Les trois figures évoquées ici ont suivi des chemins qu’aucune femme avant elles n’avait empruntés.
Ingrid Bourne, née en Allemagne en 1933, formée d’abord en Angleterre, a joué un rôle clé dans l’introduction d’éléments issus de cultures différentes dans un milieu français très traditionnel, éléments qui eurent un écho dans l’enseignement comme dans la pratique. Isabelle Auricoste, née en 1941, montre l’exemple d’un activisme soc...

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Deux cuisines médiatisées et leur transgression de genre : le cas de Bernège et Hefner

Livraisons de l'histoire de l'… par Florencia Fernandez Cardoso le 17/06/2019 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Pendant les années 1920 et 1940, Paulette Bernège a contesté la vision genrée et réductrice de la domesticité à partir de ses écrits publiés dans des revues, elle a incité les architectes à considérer la valeur des femmes architectes et les femmes ménagères à s’investir dans la création de l’architecture. Quelques décennies plus tard, Hugh Hefner avec la revue Playboy a aussi contesté cette vision genrée de la domesticité : en défendant le droit de l’homme à l’espace domestique. Tous les deux n’étaient pas des architectes, mais ils ont influencé l’opinion publique en médiatisant des nouvelles formes d’habiter. Avec leurs conceptions de l’espace domestique et de la cuisine moderne, ils ont commis et inspiré des transgressions entre les sphères de séparation attribuées aux rôles de genres.
Cet article met en parallèle deux types de cuisines proposées par Bernège et Hefner qui ont forgé des transgressions aux limites genrées de l`espace domestique.