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Ambiances - Fil des comptes rendus

Revue sur la recherche en architecture et urbanisme selon des approches basées sur le sensorium humai Voir les Non lu | Plus vieux en premier
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Compte-rendu de lecture de Jean-Marie Bolay, 2018, György Kepes. Du langage visuel à l’art environnemental. Genève : MetisPress.

Ambiances - Fil des comptes rendus par Patricia Limido le 27/05/2019 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Jean-Marie Bolay, historien d’art diplômé de Genève, offre ici la monographie inédite en français d’un artiste et théoricien américain d’origine hongroise, György Kepes (1906-2002). Moins connu que son compatriote László Moholy-Nagy qui fut son mentor et son associé, Kepes suit ce dernier à Berlin dès 1930, puis à Londres et à Chicago où il enseigne au New Bauhaus avant de se fixer à Cambridge, au MIT en 1945, où il fonde le Center for Advanced Visual Studies.

Kepes est un artiste aux multiples dimensions. Tôt convaincu des thèses du Bauhaus, il gardera continûment la conviction que les arts appliqués et les beaux-arts doivent marcher de concert avec les sciences et les techniques afin de répondre aux problèmes politiques et sociaux de la vie contemporaine qu’il voit comme chaotique et incohérente. Le principe du New Bauhaus de Chicago, auquel il est associé en 1937, revendique explicitement la formation d’un nouveau type de designer sachant concilier sciences et technologies avec l...

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Recension de Jean-Yves Petiteau et Bernard Renoux, Docker à Nantes. L’expérience des itinéraires. Annecy : ESAAA éditions et ENSA Nantes.

Ambiances - Fil des comptes rendus par Eric Chauvier le 23/04/2019 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

C’est un étrange objet rouge, à la police apparemment très libre, dont la forme rappelle autant le livre d’art que le carnet d’enquête. Ce que le lecteur y découvre est une expérience aussi riche que singulière, et dont la portée s’avère précieuse : celles des itinéraires, méthode d’enquête mise à jour par l’anthropologue Jean-Yves Petiteau et le photographe Bernard Renoux.

Donner une définition des « itinéraires » engage plusieurs niveaux d’analyse que révèle la pertinente conception de cet ouvrage. Le premier est bien évidemment anthropologique. Cette méthode permet en effet de mettre à jour les usages et les représentations habitantes sur un territoire donné en se rendant attentif et en formalisant les récits que les intéressés en font au gré de déplacements qu’ils sont libres de choisir. A ce titre, la conception du livre restituant les trois itinéraires de dockers, réalisée au début des années 1990, puis vingt ans plus tard, avec Dani Rose, le Grand Desbois et Serge Eliard (dont...

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Penser le paysage par le milieu. Recension de : Jean-Marc Besse, 2018, La nécessité du paysage. Marseille : Parenthèses

Ambiances - Fil des comptes rendus par Olivier Gaudin le 01/04/2019 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Dans les domaines de la théorie du paysage et de l’épistémologie de la géographie, les ouvrages de Jean-Marc Besse font référence. La nécessité du paysage, court essai rédigé dans un style accessible, déploie un précieux effort de synthèse et de partage interdisciplinaire. Il tâche d’intégrer des perspectives que la différence des traditions universitaires tient souvent éloignées, sans éluder la complexité de son objet qui, précisément, « n’est pas complètement une chose que l’on peut poser face à soi et encore moins tenir entre ses mains » (p. 33-34). Prenant le parti du décloisonnement, l’auteur sollicite aussi bien la phénoménologie de l’existence, la réflexion éthique et la pensée écologique que les enjeux pratiques de la conception et de l’aménagement des espaces habités. Tourné vers les discussions pédagogiques et didactiques touchant au paysage, le livre consacre l’essentiel de ses pages à préciser le vocabulaire et les définitions des termes de ce champ d’investigation et d’...

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La création musicale Rhizome de Nicolas Frize à la Citadelle d’Amiens : poétique d’une discontinuité-continue

Ambiances - Fil des comptes rendus par Anne Philippe le 21/01/2019 à 01:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Illustration 1

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Photomontage réalisé à partir d’images photographiques prises sur le site de la Citadelle, octobre 2018.

Copyright : © Anne Philippe.

Avec le projet Rhizome, Nicolas Frize remporte en 2013 le concours du 1% artistique lié à la création du Pôle Humanités de l’Université de Picardie Jules Verne dans le site de la Citadelle d’Amiens, dont le concours a été remporté par l’agence RPBW de l’architecte Renzo Piano. Le choix du projet du 1% est porté par la même volonté politique qui a présidé au choix du lauréat du concours d’architecture, celle de relier la Citadelle à la ville et de faire de celle-ci un lieu d’échange et de rencontre. Ainsi, projet architectural et projet musical vont chacun répondre à cette demande. Ce 1% est le premier associant une création musicale pérenne à un projet d’architecture. L’œuvre est immatérielle et sonore, évolutive, discontinue, mais permanente. Elle prend place dans cinq « points d’écoute » situés dans plusieurs espaces de la Citadelle et p...

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Q&A with Juhani Pallasmaa on Architecture, Aesthetics of Atmospheres and the Passage of Time

Ambiances - Fil des comptes rendus par Michael Amundsen le 06/10/2018 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

In his long career Juhani Pallasmaa (1936) has established himself not only as a prominent architect in his home country of Finland and beyond but as a leading voice on the meanings of space. His contributions to architecture include most notably the Kamppi Centre (2003-2006), a massive and ambitious project in the centre of Helsinki, but also many smaller and more intimate works. As a philosopher, Pallasmaa’s writings are wide ranging, touching on aesthetics, phenomenology and the relationship between the human condition, art and place. His book “The Eyes of the Skin – Architecture and the Senses” is a staple on reading lists in architecture schools and has had a cross-disciplinary impact globally.

In this review, Michael Amundsen presents his discussion with Juhani Pallasmaa on September 2018. It is the result of a preliminary telephone conversation that was formally constructed as a written Q&A format answered by Pallasmaa in a second step. Their discussion touches upon Pallasmaa...

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Review: Gernot Böhme, 2017, The Aesthetics of Atmospheres. Edited by Jean-Paul Thibaud. London, Routledge

Ambiances - Fil des comptes rendus par Mikkel Bille le 20/02/2018 à 01:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Finally! A collection of Gernot Böhme’s work on atmospheres and aesthetics translated into English. I say “finally” because discussions on atmospheres in Anglophone academic circles over the last decade have indeed been a mixed experience. On the one hand, the focus on atmospheres and the closely related so-called “affective turn” has been extremely fruitful for understanding affective and emotional aspects of human lives as they unfold through space. Here, Böhme’s notion of atmosphere as the co-presence of subject and object has been a common reference point for thought-provoking analyses and theoretical developments. On the other hand, it has been a constant point of irritation to me that Böhme’s argument in the Anglophone literature is more or less solely based on the 1993 and 1998 English articles from Thesis Eleven and Daidalos, when a much more nuanced picture is painted in the many books and articles in German that he has produced on the topic. The Aesthetics of Atmospheres p...

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S’interroger sur la météo, c’est s’interroger sur soi-même

Ambiances - Fil des comptes rendus par Karin Becker le 08/02/2018 à 01:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

S’interroger sur la météo, c’est s’interroger sur soi-même. Car dans la perspective des sciences humaines, c’est le temps vécu qui est placé au centre de l’intérêt dans l’étude des météores, c’est-à-dire le ressenti corporel et mental sur le plan individuel et sur le plan collectif. Autrement dit, l’attention des chercheurs porte sur la « perception du climat », pour reprendre la dénomination du réseau interdisciplinaire dirigé par l’ethnologue Martin de la Soudière, la géographe climatologue Martine Tabeaud et la littéraire Anouchka Vasak. Ces trois pionniers de la recherche viennent de publier – outre un grand nombre d’autres études récentes – un numéro thématique de la revue Communications (EHESS/Centre Edgar Morin) entièrement consacré à la « sensibilité au temps qu’il fait ». Le volume réunit les articles d’une douzaine d’auteurs, dont plusieurs doctorants et post-doctorants, qui couvrent une large gamme de disciplines : géographie, ethnologie, histoire médiévale et moderne, le...

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Le paysage odorant existe-t-il ?

Ambiances - Fil des comptes rendus par Suzel Balez le 14/09/2017 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Au 1er siècle avant notre ère, dans De Architectura, Vitruve recommande d’éviter de bâtir une ville à proximité d’un marais car les « vapeurs chargées des exhalaisons pestilentielles qu’engendrent les animaux qui vivent dans les eaux stagnantes, envelopperaient les habitants, et rendraient leurs habitations très malsaines » (Vitruve, 1673, 2012, Livre I, chap. 4). La préoccupation olfactive, qu’elle soit sanitaire ou à des fins d’embellissement, n’est, de fait, pas nouvelle chez les bâtisseurs. Chaque époque présente des techniques de mise en œuvre et des interprétations symboliques de l’odeur qui lui sont propres et de nombreux travaux, à la suite de ceux d’Alain Corbin (1986), en attestent. Ces travaux, en anthropologie, en sociologie ou en histoire, s’inscrivent cependant dans une étude des sensibilités alors que la question olfactive reste peu explorée dans les disciplines de l’espace, la géographie, l’architecture ou l’urbanisme. C’est pourquoi les travaux sur l’odeur dans le c...

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Tragédie à Volos.

Ambiances - Fil des comptes rendus par Clotilde Félix-Fromentin le 10/04/2017 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

J’étais à Volos pour le 3e Congrès international sur les Ambiances, Ambiances, Tomorrow, du 21 au 24 septembre 2016. Je ne connaissais des ambiances que ce que de rares appels ou articles diffusent au-delà de ce réseau et je me permettais, avec ce bagage minime, d’être sceptique autant face à l’immatérialité de l’objet de recherche – le monde sensible –, que face à la maîtrise ou design des milieux ambiants qu’il visait. D’ailleurs, c’est la critique d’un projet de captation numériquement assisté de l’habitabilité de la ville qui m’avait amenée à proposer une communication pour le congrès. Aussi, je cultivais ces idées – et ce « je » se fait représentatif d’un point de vue extérieur –, alors que je côtoyais de temps à autre certains acteurs des ambiances, mais n’avais pas pris le temps d’en discuter avec eux.

Eh bien, je fus étonnée, séduite, bousculée par ce séjour. Il me plongea progressivement dans un trouble suffisant pour que je ressente le besoin d’écrire pour réfléchir, ou en ...

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Les villes visibles

Ambiances - Fil des comptes rendus par Olivier Gaudin le 27/04/2016 à 02:00:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Des villes, des films. De Cités-cinés (Grenier, 1987) à Regards sur la ville (Althabe, Comolli, Colleyn, 1994) et à La ville au cinéma (Paquot, Jousse, 2005), mais aussi en langue anglaise (Shiel, Fitzmaurice, 2001 ; Mennel, 2008 ; Koeck, Roberts, 2010 ; Koeck, 2012), le sujet a donné lieu à d’importantes publications depuis une vingtaine d’années. Toutes ont mis « en regard » des œuvres spécifiques, fictions ou documentaires, avec des situations urbaines aux coordonnées géographiques et aux données historiques précises.

Traversées urbaines, Villes et films en regard appartient à cette famille de livres, mais innove par plusieurs aspects que cette note de lecture entend détailler. Sans ambition encyclopédique, l’ouvrage coédité par la Cinémathèque et l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble rassemble dix-neuf contributions d’une grande diversité. Tout comme l’histoire de l’art, la critique cinématographique y est très minoritaire, sans en être absente. Dans ce livre, d...