Leed

Se souvenir de moi

Raccourcis clavier

  • m marque l’élément sélectionné comme lu / non lu
  • l marque l’élément précédent comme non lu
  • s marque l’élément sélectionné comme favori / non favori
  • n élément suivant (sans l’ouvrir)
  • v ouvre l’URL de l’élément sélectionné
  • p élément précédent (sans l’ouvrir)
  • espace élément suivant (et l’ouvrir)
  • k élément précédent (et l’ouvrir)
  • o ou enter ouvrir l’élément sélectionné
  • j change le mode d'affichage de l'article (titre, réduit, complet)
  • h afficher/masquer le panneau d’aide

HAL-TEL - Architecture, aménagement de …

HAL : Dernières publications Voir les Non lu | Plus vieux en premier
ˆ

[tel-01737780] Urbanisme de coalition : articulation entre infrastructures routières et plus-value foncière dans la fabrique urbaine : Le cas de la ville de Tananarive (Madagascar)

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 22/06/2018 à 14:23:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

La thèse s’interroge sur l’articulation entre la plus-value foncière et l’infrastructure routière dans la fabrique urbaine à travers le cas de la ville de Tananarive. L’analyse est focalisée sur les effets des infrastructures dans la valorisation des terrains sis à proximité des nouvelles routes construites au début de l’année 2000 à Tananarive. En effet, dans un contexte de croissance urbaine et de faible disponibilité des terrains constructibles, la pression sur le gisement foncier autour des nouvelles routes qui traversent des rizières et des marais est accrue. Cependant, l’analyse de la transformation du gisement foncier révèle l’anticipation de réalisation des infrastructures routières. Il s’agit précisément de l’anticipation des plus-values foncières. Si les effets des infrastructures sur le prix immobilier et la valorisation foncière sont bien documentés, l’analyse des effets portant sur l’anticipation foncière est moins bien approfondie, notamment pour les villes en développement comme Tananarive. La thèse apporte des éléments de réponse à ces lacunes en croisant l’analyse la dynamique historique du lien entre infrastructure routière et rente foncière dans le développement de la ville de Tananarive et les instruments (PPP) ou les stratégies mobilisées par les acteurs urbains (publics, privés) autour des nouvelles routes. En effet, l’effet de valorisation foncière des nouvelles routes résultent de dynamiques historiques de l’évolution de la ville et des stratégies spatio-temporelles des acteurs urbains autour des infrastructures
ˆ

[tel-01757036] Du vernaculaire à la déprise d'oeuvre : Urbanisme, architecture, design

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 22/06/2018 à 14:23:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Cette thèse a pour point de départ le constat de l’émergence de revendications vernaculaires dans le champ urbain « alternatif » (Paquot, 2012 ; Béal & Rousseau, 2014) contemporain, en urbanisme, paysage, architecture et design. Des néologismes récents semblent empreints de tautologies et de paradoxes : on parle « d’urbanisme convivial » (Grünig, 2013), de « vernaculaire contemporain » ou de « nouveau vernaculaire »(Frey, 2010). Une première étude terminologique autour du vernaculaire dévoilera une étymologie fondamentalement dialectique et relative : ce mot savant désigne l’aspect populaire des choses – noms communs, pratiques ordinaires, savoirs non-doctes. Mais la géohistoire du vernaculaire révèle surtout sa subversivité latente, confirmant là sa place dans le champ des alternatives. C’est à partir des concepts de « travail fantôme » et de « genre vernaculaire » (Illich, 1983), que nous établirons que le terme est apparu lorsque la chose a disparu. Une dépossession (des savoirs, des techniques, des biens communs, des modes de faire) se lit au creux des révolutions industrielles (Giedion, 1980) et des mutations des pratiques de subsistance, désormais reléguées au champ des loisirs (Corbin, 2009). Le terme est donc intimement lié à un caractère revendicatif, de reprise, qui n’est pas sans écho avec un type de pratiques critiques en design : être contre, tout contre (Papanek, 1974). C’est alors par l’analyse de différents types de reprises récentes, posant les esquisses d’un paysage existentiel du vernaculaire (Jackson, 1984), que nous proposons l’idée de déprise d’œuvre, déployant les paradigmes d’un urbain soutenable. Dans un contexte de déprise urbaine qui la voit apparaître, la déprise d’œuvre répond à la maîtrise d’œuvre, par la quête du recouvrement des savoirs qu’aura révélé le vernaculaire : faire, laisser faire, faire faire. Nourrie d’improvisation, de processus et d’expérience (Zask, 2011), cette attitude affirme finalement le rôle de vecteur rhétorique et mobilisateur que joue le vernaculaire dans la réinvention de pratiques urbaines
ˆ

[tel-01759290] Evaluation de la vulnérabilité aux inondations : Méthode expérimentale appliquée aux Programmes d'Action de Prévention des Inondations

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 22/06/2018 à 14:23:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

L’évaluation de la vulnérabilité est indispensable pour permettre aux gestionnaires du risque d’inondation, publics ou privés, d’avoir une meilleure connaissance et de prendre des décisions concernant les moyens d’action à mettre en place. Notamment, la connaissance de l’efficacité des actions menées sur les territoires et de la capacité existante des territoires à faire face au risque peut influencer leurs choix et les politiques publiques de gestion. Toutefois, l’évaluation de l’efficacité d’une action à réduire les dommages liés aux inondations est complexe et difficile à mener. Par ailleurs, peu de travaux incluent la capacité d’actions dans l’évaluation de la vulnérabilité.L’objectif de cette thèse est de proposer une appréciation de la vulnérabilité tenant compte de la capacité d’action des territoires. Il s’agit d’une approche expérimentale de l’efficacité des actions, appliquée aux Programmes d’Action de Prévention des Inondations (PAPI) qui sont le dispositif phare de la politique de prévention du risque inondation en France. Elle repose sur une méthode à dire d’experts, associant les différents acteurs de la gestion du risque inondation en France
ˆ

[tel-01759304] Hausse des prix immobiliers et accessibilité économique des logements neufs : L'accroissement normatif a-t-il participé à exclure les plus modestes des logements les plus réce

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 22/06/2018 à 14:23:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Alors qu’il semble acquis par la plupart des acteurs de la construction et du logement que l’évolution de la réglementation a joué un rôle non négligeable dans la hausse des prix des logements neufs au cours des années 2000 en France, cette thèse se propose d’interroger le lien entre accroissement des prix, renforcement normatif et accessibilité économique des logements neufs pour les ménages modestes. Autrement dit, ces logements à haute valeur réglementaire sont-ils devenus trop chers pour accueillir les plus modestes d’entre nous ? Dans une démarche plus empirique que théorique, notre recherche consiste en la construction d’un faisceau d’indices permettant d’éclairer cette question à partir d’exploitations statistiques, de monographies et d’entretiens avec les acteurs de la construction.Nous nous attachons à étudier les mécanismes de fixation des prix des logements neufs à la vente et à la location, leur évolution brute et en lien avec les revenus des ménages, ainsi que la comparaison avec le prix des logements anciens. Après avoir retracé l’évolution de la réglementation dans le logement, un recensement des surcoûts évalués dans la littérature fait le jour sur la faiblesse des arguments appuyant la thèse d’une hausse des prix induite par le renforcement réglementaire au cours des années 2000. C’est pourquoi nous tentons de mesurer scientifiquement l’impact de la réglementation sur les prix de revient et les prix de vente des logements en faisant notamment appel à la modélisation hédonique et à des monographies. Bien que, finalement, la réglementation ne semble pas avoir été l’un des déterminants majeurs de l’accroissement des prix des logements neufs, la question de leur accessibilité économique continue à se poser. L’étude du peuplement des logements neufs, de son évolution et du cas particulier de la représentation des ménages modestes au sein de ce parc éclaire cette question
ˆ

[tel-01759280] Mise en pratique de la politique de prévention de catastrophes au Mexique : Enjeux en milieu urbain : Le cas de la ville de Minatitlán

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 22/06/2018 à 14:23:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

La thèse part d'une interrogation sur la mesure dans laquelle l'État mexicain s'est doté des moyens de réponse vis à vis les défis en matière de prévention des risques majeurs. Si le pays est plutôt bien préparé pour affronter l'urgence et qu'on arrive à reconstruire les infrastructures endommagées lors des événements catastrophiques grâce aux moyens financiers mis à disposition, force est de reconnaître que les catastrophes naturelles comme technologiques se produisent à répétition et qu'on n'arrive pas à aménager le territoire de sorte que les dangers existants ne deviennent pas des catastrophes, notamment en milieu urbain.Le cas d'étude, la ville de Minatitlán, dévoile les enjeux et carences de l'intervention de l'État en matière de prévention de risques. À Minatitlán, la nature est sévère et produit des inondations à répétition, mais l'humain a eu sa part de responsabilité au moment de choisir une localisation difficile pour l'implantation d'un peuplement. Plus tard, les conditions de l'urbanisation et production de l'habitat se sont peu souciées de réduire les dangers. L'implantation de l'industrie pétrolière dans la région n'a fait qu'accroître la pression urbaine et rendu plus difficile le contrôle de l'urbanisation spontanée et la sécurisation des logements. Apparaît ainsi une situation de risque qui concerne plusieurs milliers d'habitants et dont l'issue n'est pas claire vu les carences de l'action publique en matière d'aménagement urbain et prévention des risques majeurs.Le questionnement ultime de cette recherche se trouve dans les conditions de mise en opération de la politique de prévention de risques majeurs au Mexique, à savoir, les enjeux locaux, géographiques, socio-économiques, institutionnels et socio-culturels, qui vont conditionner son efficacité. Le cadre conceptuel choisi pour structurer cette thèse repose sur une compréhension des milieux urbains et leur vulnérabilité, dans leur multi-dimensionnalité.La thèse se structure en trois parties. La première pose les bases de l'étude dans le but de comprendre comment il fallait approcher le cas d'étude. La seconde partie de la thèse fait deux analyses qui reposent sur des documents et données assez facilement accessibles au Mexique. Une troisième et dernière partie porte sur les facteurs socio-culturels de vulnérabilité, et notamment sur la représentation sociale du risque et de la catastrophe, puisqu'elle a un impact direct sur les réactions individuelles et collectives face aux risques et aux sinistres.Le cas de Minatitlán confirme l'étroite relation entre le développement urbain et les dangers d'un site. La compréhension du risque comme opportunité et son lien indissociable avec l'histoire de la ville permet d'expliquer les traits de l'urbanisation à Minatitlán. La recherche constate que dans la configuration actuelle du paysage institutionnel et social autour de la problématique des risques, bien de groupes sociaux et institutionnels s'y accommodent de la situation actuelle, peu propice à un véritable accroissement de la résilience de la ville de Minatitlán face aux risques qui peuvent s'aggraver dans un contexte de réchauffement de la planète.La politique de protection civile privilégiée par le Mexique, guide une action publique pyramidale du haut vers le bas, où chaque échelon du gouvernement contribue à la gestion de la catastrophe selon ses moyens. Au bout de cette chaîne d'intervention se trouvent les sinistrés, chez qui on a estompé toute initiative de participation active à la prévention.Dans cet état de choses, il semble peu probable qu'un changement dans l'approche de l'action publique se produise dans le futur proche : le cadre institutionnel se consolide de plus en plus dans sa configuration actuelle, et les populations qui auraient intérêt à ce que les choses évoluent, n'articulent aucune demande dans ce sens
ˆ

[tel-01768270] Habitation écologique et dispersion bâtie : les « habitats alternatifs » comme expérimentations pour des transitions socioécologiques en territoires de moyenne montagne

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 21/06/2018 à 04:25:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Cette thèse interroge les mutations de l’habitation dans le cadre des transitions socioécologiques. Ces transitions sont des processus de mutations des sociétés qui visent à diminuer leur empreinte écologique et s’initient par des niches, des transformations marginales. Ce travail s’intéresse ainsi à la transformation en marge de la production de l’habitat et porte sur des initiatives ascendantes impulsées par les habitants qui mettent en place de l’autopromotion ou qui sont impliqués dans des projets de pouvoirs publics. Les « habitats alternatifs » étudiés sont situés en marge du phénomène d’urbanisation, dans les territoires ruraux de moyenne montagne. En effet, dans ces territoires, de nouvelles ruralités émergent à travers l’arrivée de nouveaux habitants soutenue par des structures associatives et favorisée par des politiques publiques incitatives de développement des collectivités locales et des Parcs naturels régionaux. J’interroge ainsi dans ce travail la mise en place de l’habitation écologique dans les territoires ruraux de moyenne montagne dans le cadre des transitions socioécologiques.L’hypothèse générale de ce travail est la suivante : les projets d’ « habitat alternatif » sont le lieu privilégié de l’expérimentation de l’habitation écologique dans les territoires ruraux de moyenne montagne. Je propose ainsi de vérifier cette hypothèse par une approche globale des projets d’ « habitat alternatif » afin de comprendre le système d’habitation écologique mis en place. J’analyse d’abord l’articulation entre acteurs dans le processus de projet et l’utilisation des ressources matérielles, énergétiques et en eau dans la construction et l’usage de ces habitats. J’explore ensuite le déploiement des manières d’habiter dans l’organisation de l’habitat et dans l’espace local par les mobilités. Aborder différents types d’ « habitat alternatif », écohameaux, habitat participatif rural et écolotissement, permet d’abord d’interroger les mutations de l’aménagement des territoires ruraux à partir des initiatives habitantes. Par là même, je mets en évidence les articulations entre les démarches individuelles, les programmes d’accompagnement des réseaux associatifs et les politiques publiques incitatives. Ensuite, par l’approche des marges de la production de l’habitat, j’interroge la contribution des projets d’habitat alternatif à l’habitation écologique des territoires de dispersion bâtie. Je montre l’importance des stratégies collectives pour permettre une sobriété des modes de vie, une utilisation des ressources locales et une mutualisation de l’espace et des biens. Ce travail révèle ainsi une habitation écologique au sein de la dispersion bâtie qui s’appuie sur une autonomie locale et une intégration aux réseaux physiques et virtuels.
ˆ

[tel-01734984] Patrimoines archéologiques en terre et développement local : enjeux interdisciplinaires et perspectives de formation

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 21/06/2018 à 03:34:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Très présents sur les sites archéologiques, les vestiges d’architecture de terre suscitent un intérêt grandissant, pour la communauté scientifique, pour les autorités en charge de la protection du patrimoine, pour les populations locales et pour le grand public, amateur de tourisme culturel. De plus en plus de projets d’étude, conservation et mise en valeur des vestiges en terre sur les sites archéologiques voient le jour dans le monde, dans une perspective d’apport du patrimoine au développement local et territorial. Ces projets font appel à des compétences multiples, empruntant notamment aux disciplines de l’archéologie, de l’architecture, de la conservation, et au domaine de la valorisation patrimoniale. Des acteurs aux profils variés sont ainsi amenés à collaborer sur des projets à la fois plus nombreux et plus complexes, intégrant les apports et attentes de parties prenantes très diversifiées, dans une approche holistique et contextualisée de gestion du patrimoine (Agnew et Bridgland 2006).Les modalités de ces nouvelles collaborations sont étudiées en profondeur dans cette thèse, afin d’analyser les enjeux interdisciplinaires et les enjeux de formation qui en résultent. Nous faisons l’hypothèse que les rapprochements entre les différents acteurs concernés par le patrimoine archéologique génèrent des perspectives de formations plus spécifiques, voire l’émergence de nouveaux métiers au carrefour des disciplines, qui seraient en mesure de mieux répondre aux attentes actuelles vis-à-vis de ce patrimoine.La recherche est fondée sur des enquêtes de terrain et des rencontres d’acteurs menées sur le long terme (quinze années d’exercice scientifique et professionnel), sur cinq sites principaux et douze sites de référence, principalement en Asie, mais aussi en Afrique et en Amérique Latine. Une grille d’analyse permet de confronter les pratiques observées sur ces terrains d’étude aux recommandations internationales en termes d’étude, conservation et valorisation du patrimoine archéologique en terre. Ces recommandations sont issues d’un corpus composé de publications de référence, de chartes et déclarations internationales, de conférences sur l’architecture de terre et de programmes internationaux sur cette thématique. Les résultats de l’analyse comparative nous amènent à faire des propositions méthodologiques et à énoncer des lignes directrices de programmes de formations plus spécifiques. Nous souhaitons ainsi contribuer aux dynamiques de recherche et d’enseignement qui se mettent en place autour du patrimoine archéologique en terre et de son apport au développement local.
ˆ

[tel-01724256] Inventivité habitante et ingénierie territoriale : l’habitabilité à l’épreuve d’une enquête réalisée en bureau d'étude

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 21/06/2018 à 03:08:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Ce travail de doctorat analyse la question du traitement de l’inventivité habitante au sein d’un bureau d’étude. L’inventivité habitante se définit par les pratiques réalisées par des habitants et détournant des normes socio-spatiales. Elles sont des modifications incrémentales et fragmentées qui participent au processus d’habitabilité. Cette thèse a pour particularité de construire un dialogue entre le monde de l’action au sein d’un bureau d’étude en aménagement du territoire et les sciences territoriales. La problématique de la thèse fait d’ailleurs référence à cet enjeu. Elle questionne la manière dont l’ingénierie territoriale a la capacité d’améliorer l’habitabilité des territoires par l’inventivité habitante.L’auteur s’appuie sur un socle théorique pragmatique et interactionniste autour des questions de l’habiter et des contraintes spatiales. Il définit l’inventivité habitante à partir d’une critique des œuvres de Michel De Certeau, notamment L’invention du quotidien, de la notion de bricolage développée par Claude Lévi-Strauss ou encore la mètis des hellénistes Détienne et Vernant. Sur les terrains d’études du cabinet de conseil, l’auteur a recherché, observé et analysé les inventivités habitantes. La profusion des terrains d’études (Communauté de Communes de Miribel et du Plateau, Aurillac, le département du Gard, etc.) a permis d’observer une grande diversité de pratiques inventives. Après une analyse quantitative, l’auteur a proposé une inventivité habitante type : des habitants se constituent en groupe(s) afin de combler un manque à l’échelle de la rue, où ni internet ni l’action publique n’ont un rôle. Ces actions s’inscrivent dans le cadre de l’économie collaborative, durant un an ou une demi-journée. Cette inventivité détourne les normes socio-spatiales en vigueur sur le territoire.A partir d’une analyse fine de l’inventivité habitante, l’auteur a travaillé sur les relations existantes avec l’habitabilité et l’ingénierie territoriale. Il affirme que l’inventivité habitante améliore l’habitabilité. Par ce postulat, il a mis en avant le processus d’émancipation comme une condition de l’habitabilité. Toute une série d’actions publiques locales ont été analysées afin d’identifier les possibilités de l’ingénierie territoriale. Enfin, l’auteur invite au débat dans un dernier chapitre, où il propose des méthodes pour une ingénierie territoriale de l’habitabilité
ˆ

[tel-01728827] Les résistances territorialisées aux réformes de modernisation des services d'eau : le cas de l’agglomération grenobloise

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 21/06/2018 à 03:02:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

La question des résistances à la mise en œuvre des programmes d’action publique de l’État fait partie des questions de recherche peu étudiées. L’idée défendue tout au long de la thèse est que la notion de résistance territorialisée permet d’expliciter les logiques qui guident la mise en œuvre des programmes d’action publique. Notre analyse prend pour étude l’appropriation locale des réformes de modernisation des services d’eau potable. Ces réformes d’inspiration néolibérale apparues dans les années 1980 font l’objet de bilans intermédiaires mitigés et de critiques concernant leur efficacité. Le cas d’étude retenu est celui de l’agglomération grenobloise. Notre travail repose sur une enquête de terrain menée pendant cinq ans dans le cadre de notre activité salariée auprès d’une cinquantaine de services d’eau potable. Notre thèse s’articule en deux parties et quatre chapitres. La première partie s’intéresse au contenu des réformes de modernisation et aux résistances territorialisées qu’elles engendrent. La seconde partie propose d’approfondir la compréhension des résistances territorialisées en appréhendant le service d’eau comme un système territorial complexe qui s’oppose à la logique des réformes. Le premier chapitre de la thèse analyse les réformes de modernisation. D’une part, nous expliquons l’origine et le contenu des réformes et, d’autre part, nous proposons une méthode prospective d’aide à la décision permettant d’évaluer leurs effets économiques et sociaux sur les services d’eau. Le deuxième chapitre rend compte de l’application de deux réformes, mesure l’ampleur des résistances et les qualifie. La première réforme étudiée concerne la création d’indicateurs de performance des services d’eau potable. La seconde consiste en la transformation de l’usager du service d’eau en consommateur. Notre étude montre que les résistances sont nombreuses et variées et produisent des défaillances dans la gouvernance du secteur. Le troisième chapitre présente une analyse historique qui restitue le processus de construction territorialisée des services d’eau potable dans l’agglomération grenobloise. Nous mettons en lumière le rôle déterminant des facteurs territoriaux et nous montrons qu’historiquement, pour ce qui est de la régulation, l’Etat n’a été qu’un acteur parmi d’autres peu capable de contraindre formellement l’action des services d’eau. Enfin, la solution proposée par l’État pour répondre aux problèmes de modernisation est analysée et critiquée dans le quatrième chapitre. Cette solution consiste à transférer la compétence eau potable aux Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) à fiscalité propre. La thèse met en évidence que cette solution peut aboutir à des résistances territoriales fortes au sein des services d’eau pouvant faire échec à la mise en place d’une gestion unifiée de l’eau à l’échelon intercommunal. Cependant, nous montrons que paradoxalement les résistances territoriales peuvent être génératrices de processus d’innovation sociale sans être nécessairement incompatibles avec certains objectifs des réformes de modernisation. Dans ces cas, des modèles de gestion de l’eau ad hoc peuvent émerger et se révéler particulièrement adaptés aux enjeux contemporains. Ces résultats de recherche nous conduisent à défendre l’intérêt d’une évolution de l’action publique hydrique vers des politiques territoriales pluralistes.
ˆ

[tel-01701737] Le métissage culturel comme générateur d’ambiances et de formes urbaines spécifiques : les quartiers de Capaci Piccolo et Capaci Grandi à Sousse, à la croisée des cultures ambiantales et urbaines italienne, fra

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 20/06/2018 à 23:40:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

La colonisation et l’immigration créent des espaces dits de l’entre-deux, des « espaces in-between », où les limites et les frontières entre identités et cultures sont remises en question, où sont générés de multiples métissages. Dans le cadre de notre recherche nous nous sommes intéressé plus particulièrement à deux quartiers situés en Tunisie, dans la ville de Sousse, dont les noms sont Gabadgi El Foukani et Gabadgi Loutani , ou en sicilien « Capaci Supra e Capaci Jusu ». Ces deux quartiers portent le nom d’une localité sicilienne, Capaci. Le plus intéressant des faits est que ces lieux ont été construits et occupés par des populations mélangées, majoritairement siciliennes issues de l’immigration. Mais il y avait aussi d’autres communautés bien diversifiées du point de vue des nationalités et des croyances. Ces quartiers ont ensuite été progressivement réinvestis par une population exclusivement tunisienne.Le contexte historique et social de ces quartiers, nous a conduit à porter notre attention sur la relation entre les ambiances, l'espace public urbain et la notion de métissage. La vérification de l'hypothèse d'une persistance de caractéristiques ambiantales spécifiques constitue un réel enjeu scientifique pour cette recherche. Nous avons choisi la notion de métissage plus qu’une autre forme de mélange étant donné qu’elle se présente comme une pensée temporelle. Nous avons par conséquent été mené à interroger les ambiances des quartiers en appréhendant le métissage comme devenir, comme processus de transformation né de la rencontre de l’autre, mais aussi comme une expérience intériorisée vécue dans la durée.Notre méthodologie de travail s’est déployée selon trois mouvements, qui se sont croisés et enrichis mutuellement : observer et raconter, décrire, expérimenter. Les deux premières phases se sont plus concentrées sur le terrain, la troisième s’est présentée sous la forme d’une expérimentation développée sous l’égide d’une installation-projection.