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HAL-TEL - Architecture, aménagement de …

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[tel-02157569] Vers une conception architecturale BIM-agile : proposition d’un ensemble de pratiques collaboratives en vue d’une meilleure appropriation de la technologie BIM

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 15/10/2019 à 17:50:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

La question de la transition numérique est primordiale en conception architecturale. L’objectif de notre recherche est de proposer des pratiques collaboratives afin de faciliter cette transition numérique. Nous nous concentrons sur des pratiques dites « agiles » permettant d’améliorer la communication et la coordination entre architectes, ingénieurs ou encore le maître d’ouvrage. Ces pratiques doivent permettre à ces acteurs d’échanger leurs intentions architecturales et de les évaluer tout en s’assurant que leurs propositions sont satisfaisantes vis-à-vis des besoins du client. Ces pratiques consistent à remplir collaborativement un cahier d’intentions, nécessitant alors confrontations d’opinions, à jouer à un jeu de cartes obligeant tous les concepteurs à prendre la parole, à réaliser des réunions courtes et quotidiennes afin d’expliquer son avancement ou encore à être un coach dont l’objectif est de faciliter la vie de ses collaborateurs.
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[tel-02164815] Les équilibristes du développement durable.Une ethnographie des experts et de l’expertise en durabilité dans la fabrique urbaine.

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 10/10/2019 à 03:23:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Cette thèse, à la croisée des études urbaines, de la sociologie des groupes professionnels et de l’expertise, interroge les caractéristiques d’un groupe d’experts en développement durable dans la fabrication urbaine des années 2010. Ce travail s’appuie sur l’étude ethnographique de l’activité d’une équipe d’environ vingt spécialistes exerçant au sein d’Alpha, une société d’ingénierie multi-métiers en construction d’envergure internationale, intégrée à une firme de services urbains essentiels. Notre travail montre que l’existence, l’itinéraire et les modalités de structuration de ce groupe d’experts reflètent fondamentalement leur capacité à se saisir des ambiguïtés du développement durable pour entretenir et reformuler un besoin diversifié d’expertise (conseils, études, prospective, développement d’outils). Ils prennent ainsi tout à la fois en charge un problème multidimensionnel au sein de l’entreprise et partent à la conquête de nouveaux marchés d’expertise urbaine. L’appropriation différenciée de la durabilité dans l’activité traduit des dynamiques de légitimation entre les experts et les autres acteurs des mondes de l’ingénierie, du conseil, et de l’urbanisme, qui fonctionnent comme des écologies liées. La délimitation et l’extension du territoire d’activités des experts nécessitent de leur part un travail permanent d’équilibriste pour faire valoir la singularité de leurs compétences et de leurs savoirs, et défendre la diversité de leurs professionnalités. Un dispositif réflexif accompagne ces résultats obtenus selon une posture de praticien-chercheur tenue entre 2013 et 2018 (observation-participante, entretiens, analyse de matériaux indigènes). Cette thèse contribue ainsi à cerner simultanément les dynamiques de (re)positionnement d’un groupe d’acteurs au cœur de la fabrique urbaine et celles de renouvellement des contours du développement durable.
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[tel-02117484] Austin (tx) ville modèle, ville modelée : la (r)évolution de la culture de l'aménagement urbain dans une ville créative en plein essor

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 09/10/2019 à 16:30:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Le champ de l’aménagement urbain structure fortement la vie politique locale de la capitale du Texas. Les acteurs s’affrontent autour des enjeux d’aménagement, allant du simple cas de zonage à l’élaboration complexe du plan d’urbanisme. La crispation des relations actorielles dans ce domaine s’effectue sur fond de croissance démographique et économique rapide qui aiguise les enjeux d’aménagement. Alors que l’attractivité d’Austin est érigée en modèle exemplaire du succès de la théorie de la classe créative, l’objectif de ce travail est de révéler le rôle des différents types de modèle dans la structuration et l’évolution de la culture des acteurs de l’aménagement austinite. La première partie précise les objets de recherche et développe une méthodologie adaptée. L’étude de la culture de l’aménagement urbain s’appuie sur les analyses des professionnels de l’urbanisme et les travaux d’analyse comparative des cultures de l’urbanisme en les adaptant à un champ actoriel ouvert à tous les acteurs impliqués, porteurs d’une stratégie spatiale. Les différents types de modèles actifs dans la vaste communauté discursive et comparative de l’urbanisme à l’échelle mondiale sont définis avant d’être envisagés à la lumière des policy mobility studies.La deuxième partie retrace l’histoire de l’urbanisation d’Austin au miroir des modèles théoriques utilisés pour en étudier le développement, tout en pointant les modèles urbanistiques dominants à chaque époque. La construction des modèles contemporains est analysée dans leur relation dialectique avec le cas d’Austin afin de souligner les mécanismes de la modélisation scientifique et l’influence réciproque entre ces modèles théoriques et les acteurs de l’aménagement urbain.La troisième partie analyse le système actoriel de l’aménagement d’Austin, sa gouvernance et la conception de l’urbanisme des divers groupes d’acteurs impliqués. Elle montre qu’au-delà des communautés épistémiques, de véritables communautés culturelles se forment autour d’objectifs politiques afin de surmonter les enjeux contemporains.La dernière partie approfondit l’analyse des jeux d’acteurs et des modèles urbanistiques dominants à travers l’outil de planification. Elle souligne les mécanismes de l’évolution culturelle dans le champ de l’aménagement et révèle les stratégies des acteurs pour promouvoir de nouveaux modèles urbanistiques.La profondeur des fractures révélées au sein du champ actoriel explique les difficultés à faire évoluer le système aménagiste qui reste crispé et litigieux. Le développement d’une culture commune de l’aménagement permettrait de retisser progressivement un lien de confiance et remplacer la défiance qui bloque pour le moment les processus d’adaptation aux nouvelles réalités urbaines d’une grande ville en émergence.
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[tel-02165900] Construire en terres d'excavation, un enjeu pour la ville durable

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 09/10/2019 à 10:36:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

La thèse explore les potentiels d’utilisation des terres de déblais comme matériau de construction et examine la pertinence d’une valorisation de cette ressource pour une construction soutenable dans le contexte français actuel avec un focus plus particulier sur la région parisienne. Elle s'articule autour d'une double question qui s’inscrit dans le cadre de la transition écologique des milieux habités : est-t-il pertinent de transformer les terres d’excavation générées par les chantiers des grands centres urbains en ressource pour l’architecture et quels potentiels offrent-elles pour la construction de la ville durable? La croissance des grandes villes entraine chaque année la production de millions de tonnes de terres de déblais qui sont issues des terrassements nécessaires à la construction de nouveaux immeubles ou extraites lors de la création d’infrastructures de transport (tunnels, gares, routes, …). À lui seul, le chantier du Grand Paris Express « devrait peser de 30 à 40 millions de tonnes » de terres d’excavation qui seront principalement acheminées par péniches en dehors de Paris pour être stockées ou enfouies dans des sites adaptés. Ce processus représente un coût financier, énergétique et écologique phénoménal et l’enfouissement d’une ressource pourtant potentiellement utilisable, d’où l’intérêt de s’interroger sur les possibilités d’utilisation de ces terres comme matériau de construction. Au commencement de cette thèse en 2015, peu de recherches et encore moins de pratiques portaient sur ce sujet. Or, dès les premières rencontres, les acteurs ont exprimés leur intérêt pour cette possible valorisation des terres de déblais comme ressource. Il était donc temps, d’une part, de faire le point sur les connaissances scientifiques concernant la matière terre, les pratiques actuelles en architecture de terre et les professionnels spécialistes de la construction en terre. D’autre part, il s’agissait de décrypter le contexte et le système des acteurs des terres d’excavation sur le territoire du Grand Paris. Enfin, la présence d’acteurs motivés sur le Grand Paris a facilité la réflexion prospective sur le potentiel d’utilisation de ces terres en architecture, y compris en ayant la possibilité d’en observer les premiers résultats concrets.
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[tel-02100690] Architectures de l’impermanence.6 jeux du temps chez Cedric Price.

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 01/10/2019 à 05:05:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Les architectes doivent faire face à des transformations constantes. Nos projets doivent s’adapter aux usages de demain. Mais comment pouvons-nous concevoir ces métamorphoses ?A contrario de l’espace enseigné en architecture, l’angle de cette recherche est le temps : il faudrait apprendre à insuffler le passage du temps dans les projets, afin de les rendre malléables au changement. L’architecte pourrait jouer avec le temps, en l’apprivoisant et le tissant dans son projet.Comme l’espace, le temps est un mot primitif impossible à définir. De nombreux philosophes, historiens et scientifiques en ont pourtant décrit les qualités, comme Henri Bergson dépeignant la « réalité mobile », Georg Friedrich Hegel « le rythme du tout organique » ou encore Reinhart Koselleck le « futur passé ». Et si peu d’architectes s’y sont confrontés, un Britannique s’est démarqué des autres dans les années 1960. La société était en pleine transformation, les théories des modernes renversées par la critique. À la recherche d’une architecture en accord avec sa période, Cedric Price a pris le temps comme un paramètre de conception. Ses structures radicales constituent des cas d’études propices à ce décryptage conceptuel. Dans les allers-retours entre les textes philosophiques et les visions de l’architecte, trois caractères du temps se sont dégagés : la mobilité, le rythme, le présent. Six projets des années 1960 à 1980 ont été étudiés en fonction de ces thématiques, avec l’appui des archives du Centre Canadien d’Architecture de Montréal.La thèse dévoile six « jeux du temps » : ceux du renouvellement et de l’opportunité, de l’obsolescence et de l’immédiateté planifiées, de la distorsion consciente et de l’incertitude calculée. Les mots sont propres à Cedric Price et ils témoignent de son expérience singulière au temps, comme du contexte de l’époque. Sur chacun, les approches temporelles ont été croisées avec les images des quatorze catégories de sa dernière exposition Mean time, offrant un lexique illustré. Réunis en trois grandes parties, ils révèlent le passage entre le temps du monde et celui de l’architecture : de la « réalité mobile » au mobile, du tempo du milieu au temporaire, du présent à la présence. Les diagrammes utilisés par l’architecte y sont respectivement décryptés comme des moyens d’attraper, créer et raconter le temps. Et ainsi en est-il aussi des architectures produites. Car au fil de la recherche, il est apparu qu’elles étaient avant tout des cadres pour saisir le changement. Ce sont des dispositifs flexibles et ouverts. Sans forme, ils se per-forment. Ils s’affirment comme des processus.Cette conception n’entraine pas une esthétique forte et unique mais des expériences esthétiques, révélant les interactions ordinaires de l’homme et de l’environnement à l’architecture. Face à l’incertitude qu’entraine l’inévitable passage du temps, l’architecture peut cultiver les « délices de l’inconnu », comme aimait le dire Cedric Price. La thèse en propose des variations avec des réalisations du début XXème, de l’avant-garde des années 1960 à 1980 et d’aujourd’hui. Des ouvertures sont proposées avec l’architecture japonaise, dont les paysages artificiels dévoilent une même attention à l’impermanence et complètent les théâtres de Cedric Price.Les six jeux du temps proposés sont des guides pour apprivoiser le temps et le vivre, et non le maitriser ou le subir. Ils illustrent des manières de concevoir avec le temps, en différentes intensités. Aux concepteurs ensuite de s’y essayer, inventant à leur tour leurs propres architectures de l’impermanence.
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[tel-02070045] Structuration et représentation des espaces d'urbanisation dispersée de la métropole parisienne. Une approche par l'offre commerciale et les mobilités

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 25/09/2019 à 14:24:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Cette thèse porte sur les espaces d’urbanisation dispersée de la métropole parisienne. Partant de l’offre commerciale et des diverses pratiques et mobilités qui lui sont associées, cette thèse analyse ces espaces dans une approche relationnelle pour saisir les mécanismes qui sous-tendent leurs dynamiques. L’approche s’inscrit dans le sillage des travaux récents qui opèrent un changement de focale en considérant ces espaces pour leurs caractéristiques propres et non par rapport aux espaces dominants des métropoles. L’enjeu est de proposer une vision critique sur la manière dont ils s’organisent au-delà des considérations et des représentations portées par les politiques et les aménageurs sur la dépendance et le déclin de ces espaces. La thèse développe une méthodologie mixte qui combine des approches quantitatives et la réalisation d’entretiens et de cartes mentales permettant de saisir les représentations des habitants dans quatre terrains. Le croisement des structures de peuplement et de la morphologie des espaces bâtis ont permis de mettre en évidence quatre types contrastés de dispersion en fonction des formes dominantes de peuplement allant de la petite ville à l’habitat diffus. Le choix des terrains d’étude situés à moins de deux heures de Paris reflète cette diversité. Les espaces d’urbanisation dispersée ont été étudiés finement tout d’abord à partir de leur structure commerciale. On a pu ainsi constater une évolution contrastée du nombre de points de vente au regard de leurs fonctions au cours des quinze dernières années et une concentration des commerces dans les bourgs et les petites villes. Dans un deuxième temps, l’approche relationnelle a interrogé les liens qu’entretiennent ces espaces avec leur environnement et notamment avec Paris. Par cette analyse, elle met en avant la capacité de ces espaces à se structurer, à participer à des systèmes urbains et à s’inscrire dans des échanges réciproques et non univoques avec de grands pôles régionaux.
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[tel-02157569] Vers une conception architecturale BIM-agile : proposition d’un ensemble de pratiques collaboratives en vue d’une meilleure appropriation de la technologie BIM

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 20/09/2019 à 03:16:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

La question de la transition numérique est primordiale en conception architecturale. L’objectif de notre recherche est de proposer des pratiques collaboratives afin de faciliter cette transition numérique. Nous nous concentrons sur des pratiques dites « agiles » permettant d’améliorer la communication et la coordination entre architectes, ingénieurs ou encore le maître d’ouvrage. Ces pratiques doivent permettre à ces acteurs d’échanger leurs intentions architecturales et de les évaluer tout en s’assurant que leurs propositions sont satisfaisantes vis-à-vis des besoins du client. Ces pratiques consistent à remplir collaborativement un cahier d’intentions, nécessitant alors confrontations d’opinions, à jouer à un jeu de cartes obligeant tous les concepteurs à prendre la parole, à réaliser des réunions courtes et quotidiennes afin d’expliquer son avancement ou encore à être un coach dont l’objectif est de faciliter la vie de ses collaborateurs.
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[tel-02287280] Pouvoir et influence des parcs naturels régionaux en matière d'habitat : l'exemple du Parc d'Armorique

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 16/09/2019 à 15:58:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

À travers le cas du Parc naturel régional d’Armorique, cette thèse propose une analyse critique du lien qui unit les PNR à l’habitat, en mettant en avant les accélérateurs et les freins politiques et territoriaux sur l’implication des syndicats mixtes de Parcs dans ce domaine. Après une mise au point conceptuelle de la notion d’habitat et la présentation des territoires et des modes d’habiter sur le Parc d’Armorique, l’étude interroge les ambitions politiques en la matière et les raisons qui conduisent à leurs concrétisations. Confrontés à un environnement culturel marqué par la ruralité et des difficultés structurelles influant leurs orientations, les Parcs sont aussi contraints par le contexte institutionnel français et l’organisation des territoires sur lesquels ils opèrent. Un parcours historique de l’implication de ces structures sur l’habitat, avec comme étude de cas le Parc d’Armorique, nous montre qu’ils sont dépendants d’orientations nationales changeantes, mais s’acharnent à tenir un rôle majeur dans l’organisation des territoires ruraux. En outre, ils se dévoilent comme d’excellents modèles d’acculturation, porteurs de valeurs et de projets allant dans le sens d’un processus de qualité, de préservation et de vivre-ensemble dans des campagnes souvent négligées par les institutions.
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[tel-02280914] Analyse des formes morpho-fonctionnelles urbaines : mise en place d'un indicateur de mutations paysagères de la ville de Monastir entre 1956 et 2013

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 07/09/2019 à 03:20:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Le paysage urbain contemporain tunisien, caractérisé par une forte hétérogénéité paysagère s’interroge quant aux facteurs de son émergence. La ville de Monastir en constitue un bon exemple d’analyse des transformations urbaines. Elle se caractérise, notamment, par un taux d’urbanisation élevée de 100% et une croissance différentielle dans le temps et dans l’espace. Cette recherche s’intègre dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme, de la syntaxe spatiale et de la planification territoriale. Elle s’interroge sur l’évolution du paysage urbain de la commune de Monastir (de 1956 à 2013). Le but est de chercher des indicateurs de visibilité quant à la dynamique de la commune dans son contexte d’hétérogénéité morpho-fonctionnelle. Ce travail a entrepris une logique progressive d’appréhension de l’ensemble de l’environnement urbain et de sa continuité culturelle. La mise en place d’une approche globale de la structure spatiale de la commune de Monastir qui porte, d’une part, sur l’analyse diachronique, et d’autre part, sur l’analyse synchronique, a permis de dégager plusieurs faits de paysages urbains. Ils se matérialisent, notamment, par l’identification de la genèse des centralités diffuses associée à des formes non hiérarchisées socio-spatiales. Ces disparités phénoménologues urbaines nous ont conduit à adapter la syntaxe spatiale pour mieux cerner la réalité de l’environnement de la commune de Monastir dans sa totalité où la médiation paysagère y prédomine.
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[tel-02120188] La Ceinture verte d’Île-de-France à l’épreuve du Grand Paris : effacement ou renouveau ? Reconfigurations spatiales, territoriales et paysagères dans les marges de l’aire urbaine métropolitaine

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 05/09/2019 à 18:18:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Cette thèse se propose de porter un regard géographique sur les espaces végétalisés – boisés, agricoles ou délaissés – situés aux marges de l’aire urbaine métropolitaine de Paris, au travers de la notion de ceinture verte. Ce dispositif d’aménagement, élaboré au début du XXe siècle, a été utilisé par le Conseil régional d’Île-de-France à partir du début des années 1980. Placée à cheval entre l’urbain et le rural, la Ceinture verte francilienne devait permettre de proposer une vision cohérente de ces marges, en leur donnant une consistance et une identité. Faute notamment de moyens réglementaires au Conseil régional, le projet de Ceinture verte n’a finalement jamais eu de véritable existence. Pourtant, les espaces végétalisés de l’agglomération font aujourd’hui l’objet d’attentes renouvelées de la part des acteurs de l’aménagement et des habitants, en particulier en termes récréatifs, paysagers, de qualité de vie, et désormais environnementaux. En outre, dans le projet du Grand Paris est évoquée l’idée d’une ceinture verte, alors même que ses projets d’aménagement remettent sous pression les espaces végétalisés des franges de la métropole. Nous avons d’abord cherché à qualifier cet espace sous un angle socio-spatial en adoptant une démarche multiscalaire. Il ressort de ce travail la grande hétérogénéité et l’importante fragmentation de la Ceinture verte sur les plans de son organisation spatiale, socio-spatiale ainsi que du paysage. Par ailleurs, l’étude des dynamiques territoriales en Ceinture verte fait ressortir les contradictions de l’aménagement francilien. Cette thèse souligne la multiplicité des initiatives locales de projets de territoire, formulées autour des espaces végétalisés. Leur mise en valeur est surtout centrée sur les critères paysagers, comme en vallée de Chevreuse comme à Marne-et-Gondoire, où l’on souhaite maintenir un cadre de vie préservé, ou comme en plaine de Pierrelaye, où un projet de forêt doit permettre d’accéder à un paysage, inversant ainsi la trajectoire de déclin du site. Dans le même temps, ces projets paysagers excluent les populations marginalisées ayant trouvé refuge dans certaines parties de la Ceinture verte, comme dans le cas de la Butte Pinson. Enfin, cette thèse met en lumière les jeux de résistance et d’opposition locale au projet du Grand Paris, ce dernier pouvant être à l’inverse un levier pour des projets de territoire, dans un contexte décentralisé. Cet espace apparait donc en tension entre une vue métropolitaine d’ensemble des marges parisienne et des visées locales pour un paysage préservé ou en voie de l’être.