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HAL-TEL - Architecture, aménagement de …

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[tel-01923512] Villages et bourgs de la Gascogne gersoise à la fin du Moyen âge (1250-1550) : transformations morphologiques et architecturales

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 15/11/2018 à 13:05:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Cette thèse propose d’étudier la construction de l’espace dans les villages et les bourgs gersois à la fin du Moyen Âge, du milieu du XIIIe siècle au milieu du XVIe siècle. Il s’agit d’analyser, non pas la naissance de ces petites agglomérations, mais leurs dynamiques morphologiques dans les premiers siècles de leur existence. Cette approche morphologique est complétée par une analyse des évolutions architecturales, tant dans les styles que dans les modes de construction. La période est volontairement large, dépassant les crises des XIVe et XVe siècles, afin de déterminer si celles-ci ont véritablement marqué un coup d’arrêt dans le développement des petites agglomérations. La méthode interdisciplinaire développée dans cette thèse comprend une analyse des sources planimétriques et écrites, mais aussi un inventaire des vestiges médiévaux visibles dans ces villages et ces bourgs.
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[tel-01910811] Résistance culturelle hybride des jeunes des quartiers populaires à l’ère du numérique : étude de cas et analyse quali-quantitative comparée (AQQC-QCA) de Medellin, Paris et Sao Paulo

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 02/11/2018 à 02:11:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

À partir d’une analyse quali-quantitative comparée (AQQC-QCA), conçue par Ragin (1987), nous proposons un modèle théorique sur l’émergence et la transmission des pratiques de résistance culturelle des jeunes des quartiers populaires de Medellín (Colombie), Paris (France) et São Paulo (Brésil). Nos résultats indiquent que les pratiques de résistance culturelle hybride de ces jeunes se produisent selon deux scénarios. Le premier (i.e., M[P+A] → R) apparaît lorsque des communautés morales à forte identité collective (i.e., dont les membres ne sont pas nécessairement localisés dans la même zone géographique) se nourrissent des flux d’information de stigmatisation en provenance de la sphère médiatique centrale de la ville (SMCV), et disposent soit de ressources informationnelles offertes par la mise en place de politiques publiques d’intervention populaire, soit d’un accès libre et répandu aux technologies d’information et communication liées à Internet (TICi). Le second (i.e., OA → R), émerge lorsque l’utilisation des TICi par ces jeunes augmente et qu’ils ont la perception que le gouvernement ne s’intéresse pas à eux, à leurs demandes et besoins. Le contexte actuel globalisé d’échanges présentiels/virtuels d’informations a) modifie les réseaux culturels hybrides des communautés morales, et ; b) construit l’expérience urbaine des individus à partir d’espaces publics hybrides. Notre proposition théorique sert, plus largement, à comprendre l’évolution de la « symbole-sphère » des communautés morales périphériques de la ville à l’ère du numérique, ainsi que la nature de l’information développée par Schumann et Logan (2005) et Logan (2012).
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[tel-01900645] Flood resilience and smart water management : implementation strategies for smart cities

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 22/10/2018 à 15:09:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

The key aims of this thesis are to identify the challenges and strategies for implementing Flood Resilience and Smart Water Management (SWM) solutions at both the policy and field level to for efficient water management. In the next decade, more than 4 billion people worldwide will be living in areas of water scarcity and more than two thirds of the world’s population will face water-stressed conditions. This future water shortage requires immediate action on development of resources, reduction of demand and higher efficiency in treatment and transmission. In addition, future flood risk management requires immediate action in risk assessment, defence and alleviation systems, forecasting and warning systems and institutional and governance measures. And with the climate change impacts, extreme events will be more frequent and severe. As a result, there is a necessity to adopt alternative strategies rather than the traditional predict-and-prevent approach which mainly focuses on reducing the probability of occurrence of disturbances; where this type of approach often led to an extensive construction of protection dykes, flood defences and other structural solutions along river channels and floodplains, creating a false sense of safety, which increases the vulnerability to the consequences of possible floods. The first half of the thesis explores the various applications of flood resilience strategies and the available solutions that are and can be implemented to mitigate flood impacts. It also examines the effectiveness of flood resilience solutions through hydrological hydraulic simulations of a real case study in South Korea. From the analysis, recommendations and strategies are developed where it is found that Smart Water Management is an enabler for the implementation for Flood Resilience solutions and has great synergy with Flood Resilience concepts. The second half of the thesis explores the concept of Smart Water Management and discusses the technologies required for the implementation and their challenges and limitations. Successful case studies of smart water solution implementations are investigated and used to validate the direction and action plans for the implementation of smart water solutions. In addition, a framework for the implementation of Smart Water System for an urban city, which includes the water demand system and water supply system, as well as a leakage detection indicator for water supply system are proposed. Finally, it discusses the importance of smart city connections between the different domains of a smart city with the smart water system and how these connections occur within the smart water system.
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[tel-01773860] Du périurbain à l’urbain : vers la co-production d'une ville sur mesure : l’intégration des habitants maitres d’ouvrage d’un projet sur leur terrain dans la dé

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 02/10/2018 à 20:02:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Dans un contexte de raréfaction des terrains constructibles, comment produire de nouveaux logements qui répondent à la fois aux contraintes environnementales (construire dans les enveloppes urbaines déjà bâties) et au désir des habitants de pouvoir acquérir une maison individuelle à un prix abordable ?La démarche « BIMBY », acronyme de Build In My Back Yard (ou « construire dans mon jardin ») prend le contrepied du concept « NIMBY » (Not In My Back Yard, « pas dans mon jardin ») et fait émerger une filière de renouvellement urbain au sein des tissus pavillonnaires existants. L’hypothèse de départ est que la densification de ces quartiers puisse être réalisée à l’initiative de leurs habitants, du moins ceux qui manifestent le besoin de faire évoluer leur logement et/ou leur terrain.Les projets de vie des ménages propriétaires d’une maison individuelle peuvent en effet être à l’origine de la création d’un nouveau logement sur une parcelle déjà bâtie et située au sein d’un tissu déjà urbanisé.Durant ces trois années de thèse, l’équipe d’architectes-urbanistes du laboratoire de recherche In Vivo – dont je fais partie – a reçu plus 1 800 ménages propriétaires d’une maison individuelle lors d’ateliers de concertation BIMBY. Plus de la moitié des participants à ces entretiens ont imaginé et fait dessiner à leur architecte-médiateur un projet de construction d’un nouveau logement dans leur jardin. Dans cette dynamique de concertation, l’habitant peut devenir un acteur déterminant de l’évolution de la ville, en accueillant un nouveau voisin dans son jardin.Cette recherche de thèse opérationnelle est menée en collaboration avec le bureau d’étude Villes Vivantes, et son laboratoire de recherche In Vivo. Elle cherche à appréhender l’impact des projets des habitants des tissus pavillonnaires, lorsque ceux-ci sont intégrés au processus participatif BIMBY. Pour cela, nous avons analysé les 1 800 entretiens qualitatifs effectués avec les propriétaires dans le cadre de démarches BIMBY impulsées par 25 collectivités françaises.Différents scénarios de vie peuvent être à l’origine d’un projet de construction d’un nouveau logement. La destination de celui-ci (pour un tiers, pour un proche ou pour les porteurs de projet eux-mêmes) conditionne l’évolution de la parcelle bâtie ainsi que du quartier et de la commune.C’est pourquoi cette recherche se concentre dans un second temps sur l’influence de la concertation individuelle avec un architecte-médiateur sur la forme des projets imaginés par les habitants. En leur donnant les informations et les outils nécessaires à une bonne compréhension des contraintes techniques, économiques, architecturales et des différentes stratégies patrimoniales possibles, l’architecte contribue à faire évoluer les projets des habitants. L’apport d’une expertise architecturale permet de faire émerger des projets souvent mieux intégrés à leur environnement, contribuant à une densification par micro-projets qui pourrait être mieux acceptée des riverains que les grands projets ou la densification « sauvage ».Pour autant, et ce sera la conclusion de notre étude, la poursuite dans le temps du conseil aux particuliers, et la mise en place d’une politique d’urbanisme intégrant pleinement les projets des habitants sont incontournables pour parvenir à mener un projet d’intensification pavillonnaire vertueux. L’analyse de l’état d’avancement des projets de 180 participants sur huit territoires, et de l’évolution des idées lorsque la concertation se poursuit révèle d’autres perspectives sur les enjeux de l’accompagnement des habitants vers la densification pavillonnaire.
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[tel-01866713] Ce qui fait lieu : vers une éthique chorographique

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 02/10/2018 à 05:57:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

En tant que sociétés, en tant qu’individus, nous fabriquons nos lieux de vie et en retour ceux-ci nous façonnent. Tout comme notre corps et notre esprit, le lieu fait partie de notre être. Être situé est axiomatique avec notre existence, et les conditions d’habitabilité des lieux sont concomitantes avec la condition humaine elle-même. Dans ce travail, nous visons à interroger ce qui fait lieu, en explorant une série de principes fondant la notion du lieu. Notion périlleuse, dans la mesure où l’acte de généralisation qu’elle implique est en porte-à-faux avec le constat que chaque lieu est irréductiblement singulier, géographiquement situé, pareil à nul autre. Si un lieu peut être envisagé comme étant un personnage, pour chaque individu et collectif qui l’investit, ce lieu constitue une affaire éminemment personnelle. Objet protéiforme, véritable « vrac », le lieu se présente à nous à la fois spatialement, par sa configuration morphologique, et socialement, comme un complexe constitué de récits, enjeux et situations. Sa représentation nécessite de recourir à des modalités d’expression visuelles et textuelles. À cet effet, nous prenons appui sur une discipline cartographique pratiquée dans l’Antiquité, ressuscitée à la Renaissance et oubliée depuis, la chorographie. Celle-ci étudie chaque lieu dans tous ses détails, visant à rendre compte de son caractère singulier. Nous pensons que la réactualisation de la chorographie, art et science, est d’une grande pertinence, face à ce que nous percevons comme une crise de lieu. À cet effet, une partie du travail consiste en l’expérimentation d’une cartographie interactive du Grand Paris
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[tel-01866692] Une Marseillaise sans Bastille à prendre : Manfredo Tafuri enquête par la philosophie

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 02/10/2018 à 05:45:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Depuis quelques années, une certaine récupération des idées de Manfredo Tafuri est en cours. Pourtant cette diffusion d'idées n'est pas exempte d’incompréhensions et de malentendus. L'œuvre de Tafuri est marqué par une approche théorique forte: dans ses écrits travaillent les questions le plus aiguës d'un chapitre oublié et pourtant fondamental de la philosophie italienne récente. La recherche porte principalement le schéma de ce questionnement philosophique et sur son impact sur le débat architectural. Il s'agit de sonder une série de nœuds théoriques apparemment distincts ou plus larges que les problématiques architecturales telles qu’elles sont habituellement posées: la modernité, la technique, les langages, la liberté et les conditionnements de l'action subjective. A travers la pluralité des thèmes affrontés, ce qui s’est dégagé, est que le travail de cet historien, dans son ensemble, a été principalement traversé par le problème théorique du projet. Chez Tafuri on trouve une extraordinaire cartographie philosophique de l'architecture. Cartographie qui fonctionne par fragments, traces, emblèmes d'un débat plus large qui concerne la politique et l'histoire des intellectuels italiens entre 1960 et 1980
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[tel-01834617] Étude des rapports entre stéréotomie et résistance des voûtes clavées

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 02/10/2018 à 05:30:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Cette thèse vise à mieux comprendre l'influence de la coupe des pierres sur la résistance des arcs et des voûtes clavés en général, et des couvrements plans en particulier. L'étude historique et typologique des plates-bandes et des voûtes plates, à travers les exemples construits et les traités d'architecture et de coupe des pierres du XVIe au XVIIIe siècle, forme le préalable à l'étude mécanique de ces constructions. Les plates-bandes à joints en~X, les plates-bandes en fausse-coupe, et les voûtes plates d'Abeille sont étudiées en détail en raison de leur stéréotomie savante. Les règles géométriques utilisées pour l'appareillage des plates-bandes, d'une part par les architectes, et d'autre part par les appareilleurs et tailleurs de pierre, émergent de ce travail. Une extension de la méthode des réseaux de forces est proposée, pour tenir compte de l'appareil des voûtes, pour raffiner les réseaux, et pour intégrer rigoureusement les réseaux à la théorie du calcul à la rupture. Des stratégies de calcul pour la recherche des chargements extrêmes, dont la détermination fonde la faisabilité de la technique, sont proposées. Les études mécaniques conduites considèrent les arcs en plein-cintre et dômes hémisphériques, les plates-bandes et voûtes plates, et les voûtes hélicoïdales. Elles illustrent la précision de l'estimatif proposée pour le coefficient de sécurité géométrique, l'influence de la coupe des pierres pour les couvrements plans, et les possibilités et limites de l'application de la méthode des réseaux de forces à l'étude des constructions clavées
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[tel-01877362] La fabrique des "gares du quotidien" : imaginaires et fonctions symboliques d'une nouvelle catégorie du Grand Paris

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 01/10/2018 à 13:17:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Depuis le début des années 2010, le terme de « quotidien » remplace celui de « banlieue » dans certains discours politiques pour désigner les gares ferroviaires de proximité en Île-de-France. Contrairement aux « quartiers sensibles » ou aux « agglomérations », cette expression des « gares du quotidien » se présente a priori bien plus comme un nouvel élément de langage dans l’air du temps que comme une catégorie politique ou administrative installée. Néanmoins, celle-ci apparaît dans le débat public à un moment particulier, en creux du projet de Grand Paris Express, comme précipitée par un certain nombre d’acteurs aux stratégies et idéaux a priori convergents, et s’accompagne d’une vague de travaux assez inédite dans les gares de ces réseaux. De plus, le « quotidien » ne saurait renvoyer aux mêmes images ni aux mêmes valeurs que la « banlieue ». En cela, cette substitution ne saurait être fortuite. À partir d'une analyse des représentations véhiculées par différentes formes de récits d’acteurs d’une part, et d’une exploration des gares et des projets dont elles font l’objet dans le territoire de la Seine Aval d’autre part, cette thèse entend dévoiler les ruptures qui autorisent l’émergence des « gares du quotidien » comme nouvelle catégorie du Grand Paris, les significations qui la traversent, et les transformations auxquelles elle engage. Son ambition est ainsi de discuter plus largement les fonctions imaginaires de la catégorisation dans la fabrique des espaces urbains. Ce faisant, ce travail propose une relecture de l’histoire contemporaine de l’aménagement francilien à travers la lentille du « quotidien », et révèle sous cet angle certains basculements dans le rapport des acteurs du transport et de l’urbanisme à la « banlieue » et à ses habitants, mais aussi dans les segmentations professionnelles et les rapports de force en présence
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[tel-01866755] La tradition du town design et sa transmission par les acteurs des villes nouvelles françaises

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 01/10/2018 à 13:14:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Cette recherche porte sur l’une des traditions urbanistiques britanniques de l’après-guerre, le town design, et sur sa transmission en France dans le cadre de la construction des villes nouvelles. Ma thèse se développe ainsi en deux temps : la première partie définit ces savoirs urbanistiques dans le milieu britannique et étudie leur mise en pratique ainsi que leur formalisation ; la seconde partie analyse leur réception et leur reformulation dans le contexte français, ainsi que les motivations des acteurs impliqués. Mon travail s’attache à analyser la façon dont la tradition du town design se codifie progressivement au travers des plans anglais des années d’après-guerre, ces études urbaines commanditées par des municipalités dans lesquelles s’exprime et se formalise une façon de faire la ville. Un enjeu important de mon travail est de replacer, dans l’histoire des débats urbains, l’apport de ces professionnels « installés », modernistes, en tant qu'inventeurs de formes et de doctrines. Cette histoire des savoir-faire étudie plus spécifiquement la façon dont des concepts sont mobilisés par les acteurs et transformés par leur pratique. Au fondement de la tradition du town design se trouve la méthode du neighbourhood planning, qui repose sur l’opérationnalisation du concept d’unité de voisinage. Ce concept opératoire, appliqué au développement d’un territoire, se traduit directement par l’usage de trois outils de conception : le programme (distribution spatio-temporelle et fonctions des équipements), la mobilité (connexions et temporalité des déplacements) et la composition par groupements (et non via un tracé ordonnateur). Ces outils se trouvent appliqués dans la centralité avec l’opération du Barbican Centre, chef d’œuvre ambigu du town design qui, s’appuyant sur un dispositif de precinct, propose un environnement autonome et attractif comme réponse au défi de la construction de logements dans les conditions de la centralité. Un autre enjeu, qui fait l’objet de la seconde partie de ce travail, est d’étudier différents modes de transmission de ces savoir-faire urbanistiques et d’identifier des « chaînes de transmission » et les « agents de transfert » dans le contexte français. Je montre l’intérêt profond des concepteurs français de villes nouvelles pour le travail sur la programmation et pour l’exigence rationnelle générale (accumulation de données, élaboration d’hypothèses…) qui caractérisent l’approche britannique. À la fin des années 1960, les acteurs des villes nouvelles veulent rompre avec l’urbanisme de plan, caractéristique des savoir-faire urbains appliqués en France depuis l’après-guerre. Une étude de cas autour de la collaboration de la Mission de Cergy-Pontoise avec Shankland et Cox fournit un exemple clair de transfert de savoir-faire entre deux grandes institutions publiques : il s'agit d'une part du département d’architecture du London County Council (LCC) – en charge, notamment, de l’élaboration du plan de Londres de 1944 et de sa mise en application – et d'autre part de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région parisienne (IAURP), en charge de la création des villes nouvelles autour de la capitale. L’intérêt pour l’expérience britannique s’explique par les instructions très claires du ministère, relayées par le directeur de la Mission, Bernard Hirsch, qui exigent de laisser aux sociétés privées une plus grande part d’initiative dans le développement de la ville nouvelle. L’expérience britannique permet aussi aux jeunes architectes de la Mission, comme l’ont fait avant eux les jeunes architectes du LCC, de définir une nouvelle pratique d’aménageur-concepteur : un concepteur dont l’action n’est ni exclusivement réglementaire ni celle d’un « auteur », et qui accepte l’incertitude de l’évolution du projet dans le temps
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[tel-01877382] Quel modèle économique pour une offre de transport de voyageurs porte-à-porte ?

HAL-TEL - Architecture, aménagement de … le 30/09/2018 à 05:08:00 - Favoriser ||  (Lu/Non lu)

Fournir un service de mobilité porte-à-porte pour les voyageurs est un objectif largement partagé. C’est aussi un objectif stratégique pour SNCF. En effet, après plus de trente années de croissance portée par le TGV, l’entreprise a fait face à des difficultés qui l’ont incitée à revoir son modèle économique. Elle vise à s’affirmer comme un véritable opérateur multimodal et à retrouver, grâce à d’autres modes que le train, sa vocation de desserte fine des territoires. Le porte-à-porte consiste à permettre aux individus d’aller d’une origine à une destination sans utiliser leur voiture, donc en utilisant différents moyens de transport mis bout à bout. La question posée est celle de l’existence d’un hypothétique opérateur de mobilité porte-à-porte qui serait l’interlocuteur unique du voyageur et qui lui garantirait la continuité de service tout au long du déplacement. Ce travail étudie, dans une démarche de recherche-intervention, les modèles économiques possibles pour un opérateur de mobilité porte-à-porte : quelle offre, quelle organisation entre les acteurs, quelle répartition des coûts et de la valeur ? La thèse apporte dans un premier temps une analyse approfondie de la notion de porte-à-porte pour les voyageurs. Ensuite elle détaille les enjeux pour les différentes parties prenantes. Les évolutions du contexte réglementaire de la mobilité en France, les enjeux relatifs au développement durable et la modification des équilibres en place sous l’effet de la transition numérique de l’économie sont passés en revue. Au sein de SNCF, différents approches du porte-à-porte existent qui reflètent la complexité de l’entreprise. L’évolution du système d’acteurs dans leur diversité ouvre des perspectives nouvelles. Trois grands types de modèles économiques pour le porte-à-porte sont identifiés : un modèle intégré, un modèle de plate-forme et un modèle distribué. Il en découle des trajectoires possibles de moyen et long termes pour le groupe ferroviaire. Sans être exclusifs les uns des autres, les trois modèles ont chacun leur domaine de pertinence. Affirmer un modèle économique distribué du porte-à-porte semble toutefois être une orientation à privilégier pour que le transport ferroviaire reste pertinent face à la voiture individuelle